De près comme de loin [PV Gaby]
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MessageSujet: De près comme de loin [PV Gaby] Mer 23 Aoû - 11:13
Dans la tour des Centaures, il entreprend d’aller se reposer dans sa chambre et se doit par conséquent de passer par le foyer avec une ambiance plutôt conviviale d’ordinaire. Il se fait un petit peu tard désormais donc il y a moins de monde que d’habitude. C’est peut-être pour cette raison qu’Archi remarque que quelque chose pèse dans la pièce. Ce sont plusieurs voix qui s’élèvent. Des voix qui n’ont absolument rien de chaleureux.  
Le blondinet relève sa tête en direction d’où elles proviennent, la curiosité le submergeant malgré lui. C’est un groupe de plusieurs élèves dont il ne peut voir que le dos. Ils sont retournés et encerclent ce qui semble bien être un fauteuil. Où est assis un élève. Quoi? Encore des petites frappes qui terrorisent les nouveaux? Cela est tellement courant que ça finit par fatiguer Archibald. Ils n’ont rien d’autre à faire de leur vie ? La fatigue laisse rapidement place à un sentiment qui lui ait plus familier : la colère. Il s’enflamme rapidement Archi. C’en est parfois impressionnant et on finit par se demander s’il a déjà été de bonne humeur un jour.

Les voix s’élèvent de nouveau plus forte tandis que l’un s’écarte légèrement en laissant échapper un rire insupportable. Sauf qu’Archi profite de ce laps de temps pour apercevoir la personne qui se tient sur le fauteuil. Ni plus ni moins que son cousin, Gabriel Strogoi. Archi laisse échapper un long soupir.
Au moins, maintenant il n’y a plus à se poser de question: il doit agir.

Il s’approche. Toujours de sa manière de gangster, le dos courbé et les mains dans les poches pour s’approcher rapidement de celui qui rigole. Il pose une jambe contre son dos pour lui asséner un coup rapidement enchaîné par une patate en pleine figure qui le fait tomber.
Le deuxième lui tombe dessus, il esquive facilement et lui envoie son coude en plein dans le torse.
Le troisième ne veut pas tenter sa chance. Il s’écarte, les mains en l’air comme s’il avouait sa défaite puis se retourne et fuit.

Quelques élèves dans le foyer lèvent des regards curieux. Certains sont las et murmurent “c’est encore lui”. Une précision, le foyer est un endroit convivial… Excepter lorsqu’Archi se trouve dedans. Une dispute finit toujours par arriver avec lui pour on ne sait quelle raison. Il a un tempérament de feu, après tout.

Il lève la tête vers son cousin. Mise à part peut-être leurs cheveux blonds que quasiment tous les membres de la famille Strogoi possèdent, ils ne ressemblent guère plus. Là où Gabriel n’est que douceur, Archibald n’est qu’agressivité. Une apparence frêle qui est peut-être la raison pour laquelle il attire souvent les mauvaises personnes.

D’habitude, Archi fait ça discrètement. Mais là, il a la flemme. Qu’est-ce que ça change au final d'intervenir devant lui ? Mais il connaît déjà la réponse. C’est une question de… fierté. En fait, ce serait trop embarrassant d’avouer qu’il surveille les petites frappes qui s’approchent de son cousin depuis que ce dernier est petit.

Surtout qu'ils ne sont pas spécialement proches. Ils n’ont jamais eu de véritable conversation, sauf quand cela est exigé. Il a toujours été comme ça avec la famille du côté de son oncle. Gabriel est… tout simplement une exception pour qu’il se permette d’intervenir :

Qu’est-ce qu’ils te voulaient ?’’ lui balance-t-il.

Il n’est pas spécialement agressif. C’est simplement dans sa façon de parler qu’il peut donner cette impression.
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MessageSujet: Re: De près comme de loin [PV Gaby] Dim 27 Aoû - 17:42
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Archi ♥
« De près comme de loin »
La journée de cours avait été éprouvante pour toi, aujourd'hui. La soif t'ayant poussé à quitter ton lit au beau milieu de la nuit pour chasser, tu n'as pas pu jouir d'énormément d'heure de sommeil. De ce fait, lorsque la cloche annonçant le début de la journée a retenti, les cernes sous tes yeux n'ont échappés à personne. Pourtant, il t'a fallu attaquer ta journée de cours malgré tout. Si les premières heures sont passées relativement vite, les cours de l'après-midi t'ont parues interminable. Plus d'une fois, tu as manqué de t'endormir sur des manuels – heureusement, tu as réussi à te contrôler. Et ce n'est pas comme si tu pouvais compter sur Knife pour garder les yeux ouverts : l'oreillard dort quatre vingt quinze pourcent de son temps, enfoui dans tes poches ou dissimulée dans ta chevelure blonde. Bien que Knife soit un familier et donc pas un véritable animal, il a tout de même le même mode de vie : il n'est donc actif que la nuit … Ce qui en fait un compagnon idéal pendant tes chasses nocturnes, mais ce n'est toujours que quelques heures dans une journée. Pas de quoi t'apporter un réel soutien comme le font les familiers des autres élèves de Sainte Catherine.

Heureusement tu as pu profiter des deux heures de quartier libre avant le repas pour te reposer. Si tu ne t'es pas vraiment endormi, tu as somnolé à l'ombre d'un pin près du Lac des Sirènes, ton manuel de Sortilèges ouvert sur les genoux. De plus, si les cavalcades de Faunes pressés de dîner ne t'avais pas réveillé, tu aurais sûrement raté l'heure du repas. Tu t'es d'ailleurs contenté de grignoter un peu avant de filer à la Tour du Lycan. Depuis la rentrée, il ne se passe pas un jour sans que tu ne mettes les pieds dans l'immense bibliothèque de l'école. Elle possède tellement de livres que tu doutes tous pouvoir les lire avant la fin de ta scolarité, même à raison de un par jour. Déjà un habitué des lieux, tu as troqué ton livre de divination contre un manuel sur les sciences magiques. Ce n'est pas encore au programme des Pégases, mais tu t'intéresses déjà beaucoup à certaines notions. Alors tu ne te prives pas de l'emprunter, déjà pressé de le dévorer à la lueur d'une bougie, confortablement installé dans un fauteuil au foyer.

Tu mets d'ailleurs ton plan à exécution dès que tu atteins la Tour des Centaures. Il y a déjà quelques garçons sorti de table qui jouent aux cartes ou révisent leurs cours – mais personne sur les fauteuils. Ainsi, tu peux t'installer sur l'un d'eux sans avoir à te battre pour. Ils sont tellement prisés qu'il n'est pas rare que quelques bagarres éclatent, ce qui ne confère pas une ambiance très agréable au foyer. Étant donné que tous les fauteuils sont libres, tu te permets de faire un peu le snob : tu prends le temps de choisir celui qui te conviens le mieux. Et tu jettes ton dévolu sur le plus éloigné de la cheminée : étant donné que les autres ont tendance à s'y réunir pour profiter de sa chaleur, il y a énormément de bruit. Alors que dans le fond du foyer, au milieu des bibliothèques pleines à craquer de romans et de jeux de société, il n'y a pas un chat. Ce qui fait de ce fauteuil le plus prisé de tous : c'est un peu la place du roi. Tu es donc particulièrement ravi de t'y installer, éclairé par la bougie qui brûle magiquement au dessus de ta tête, diffusant une lumière suffisamment vive pour éclairer les pages de ton manuel.

Aussitôt installé, Knife quitte la poche de ton blazer et grimpe le long de ton bras afin de pouvoir se nicher dans tes cheveux. L'oreillard est tellement minuscule que tu sens à peine sa présence. Ainsi, c'est dans cette ambiance calme et chaleureuse que tu te plonges dans le premier chapitre de ton livre. Les sciences magiques ne sont pas aussi difficiles que les sciences humaines, mais elles demandent énormément de vocabulaire magique. De ce fait, il y a énormément de phrases que tu ne comprends même pas. Alors, à l'aide ta magie, tu fais apparaître des post-it sur les pages comportant ces notions qui te sont inconnues. Les doigts refermés sur ton pendentif, tu en créais une petite dizaine qui s'accrochent eux-même dans les coins avant que les mots mystères n'y apparaissent. Ainsi, dès que tu mettras la main sur un dictionnaire magique, tu sauras quels mots il te faudra chercher. Une technique d'organisation pas très originale, certes, mais elle a toujours fait ses preuves avec toi alors tu ne t'en prives pas.

Tu apposais un nouveau post-it sur la première page de ton chapitre lorsque la lumière éclairant ta lecture disparaît. Levant les yeux vers la bougie, tu réalises que cette dernière est  dissimulée par une grosse chouette orange, elle-même perchée sur l'épaule d'un garçon que tu ne connais pas. A son uniforme, tu comprends néanmoins qu'il s'agit d'un Phénix : la couleur bordeaux de sa chemise est la preuve la plus frappante. Derrière lui, deux types habillés de la même façon te dévisage comme une bête de foire. Aussitôt, le garçon à la chouette exige que tu lui cèdes le fauteuil – tu refuses en secouant énergiquement la tête. Mais ta réponse ne semble pas le décourager : pire, il éclate d'un grand rire comme si tu venais de lui raconter la blague la plus drôle qu'il n'ait jamais entendu. Si Knife remue sur ta tête, ce n'est que pour s'enfouir dans ta chevelure, intimidé par la grosse chouette du Phénix. Alors que ce dernier s'apprête à te saisir par le colle pour te virer de là, il accuse un choc dans le dos puis un coup de poing en pleine figure. Les yeux écarquillés, tu assistes à la scène sans comprendre ce qu'il se passe. Ce n'est qu'une fois le deuxième voyous à terre et le troisième en fuite que tu reconnais ton cousin, Archibald.

Bien que vous ayez grandi dans le même manoir en Transylvanie, vous n'avez jamais été particulièrement proche. D'ailleurs, tu te mêlais rarement à la marmaille de ton oncle – ce dernier n'a jamais entretenu d'excellents rapports avec ton père. Pourtant, Archibald et toi fréquentez les mêmes établissements depuis toujours. Seulement, la différence d'âge et ta relation étroite avec Dimitri ne t'encourageait pas vraiment à te rapprocher de ton cousin. Et puis … niveau caractère, nous ne faisons pas plus opposé. Archibald et toi, vous êtes le jour et la nuit. La preuve en est : tu allais céder ce fauteuil à ces élèves pour éviter tout conflit et ton cousin, lui, a préféré leur mettre une bonne correction. Chose que jamais tu n'oserais faire.

Qu’est-ce qu’ils te voulaient ? son ton est sec mais tu sais qu'il l'est naturellement.
Ils voulaient mon fauteuil … Je crois.

Tu te redresses sur l'assise, enfonçant ton dos dans le dossier afin d'avoir le dos bien droit. Knife grogne d'inconfort sur le sommet de ton crâne mais tu n'en as cure : il n'a qu'à trouver un autre endroit pour roupiller. Si tu es tenté de reprendre aussitôt ta lecture là où tu l'as laissé, tu ne peux néanmoins pas snober ton cousin, d'autant plus qu'il t'a débarrassé de ces Phénix. Tu ne lui as certes rien demandé mais ce n'est pas une excuse pour faire comme si rien n'était. Alors tu refermes ton livre et, troublé, tu te grattes l'arrière du crâne. En vérité, tu ne sais pas vraiment quoi lui dire. Vous n'avez jamais discuté, vous contentant de vous échanger quelques banalités lorsque vous vous croisiez au manoir. Même à table, vous mangiez toujours à l'opposé loin de l'autre – et encore, il était rare que vous partagiez le même repas. La famille de ton oncle avait pour habitude de dîner dans l'aile l'ouest du château alors que toi, tu te trouvais majoritairement dans l'aile est. Le truc avec les grands manoirs, c'est qu'il y a plusieurs salle à manger … et que ça créait forcément des fossés entre ses habitants.

Euh … Je pense que je dois te remercier ? Même si ce n'était pas vraiment la peine. Ça ne me dérangeais pas de leur céder ma place.

En vérité, si, ça t'aurait bien agacé. Mais tu ne peux pas non plus monopoliser le même fauteuil pendant des heures. : tu n'es pas le seul à apprécier leur confort. De toute façon, que tu sois d'accord ou pas, ce Phénix semblait décider à t'en déloger coûte que coûte. Et pas de la manière la plus douce qui soit. Pourquoi les aînés se sentent toujours obligés de martyriser les plus jeunes ? Encore une chose que tu as du mal à comprendre. Mais ça, tu ne peux malheureusement pas mettre de post-it dessus ou le rechercher dans le dictionnaire.

Je, erm … La rentrée s'est bien passée pour toi ?

Tu n'es vraiment pas doué pour la discussion Gabriel mais saluons tes efforts. Au moins, tu essaies d'entretenir le dialogue bien que le sujet ne soit pas le plus passionnant du monde.

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MessageSujet: Re: De près comme de loin [PV Gaby] Sam 2 Sep - 19:28
Les deux cousins semblaient être le jour et la nuit. Et malgré la similarité de leurs cheveux blonds, il était difficile de deviner qu’ils faisaient partie de la même famille. Peut-être également au niveau des traits si l’on était vraiment attentif. Et si on connaissait bien Archibald. Effectivement, quand ce dernier ne s’énervait pas - ce qui demeurait finalement très rare - il apparaissait aussi frêle que son cousin. Simplement, il ne fallait pas simplement s’arrêter au physique, car l’habit ne faisait pas toujours le moine. Peut-être pour Gabriel et son physique qui correspondait bien à son caractère calme et doux. Non, décidément, ils ne seraient jamais pareils. Tout comme les membres de sa famille du côté de son oncle qu’il détestait.

Gabriel finit par lui donner une réponse. Ces gars-là s’en prenaient à son fauteuil. Il croit, ajouta-t-il.
Tu crois ? répéta plus bas Archibald en se prenant le visage entre ses mains pour soupirer.

Il ne changerait jamais même s’il avait maintenant seize ans. Comme il avait été dit, ces deux-là ne s’adressaient quasiment jamais la parole.  Le manoir des Strogoi était tellement énorme qu’on pouvait passer plusieurs semaines sans se croiser. Simplement, depuis qu’Archibald avait commencé à jouer les anges gardiens auprès du blondinet, il avait commencé malgré lui à l’observer. À ressentir quelque chose qu’il ne croyait jamais ressentir chez l’autre côté de sa famille.
De la curiosité.

Gabriel se redressa du dossier de sa chaise où s'agitait le familier qui dormait sur sa tête et dont il connaissait le nom, Knife. C’était une chauve-souris.  Il devait se faire énormément remarquer avec ce truc sur la tête surtout connaissant la rumeur sur les Strogoi qui auraient été des vampires autrefois. Archibald, lui, il avait eu de la chance. Il était tombé sur Nelu, un léopard qui n’avait absolument aucun rapport de près ou de loin avec les buveurs de sang. Il n’avait donc eu jamais de problèmes à ce sujet-là. Son ami dormait d’ailleurs  tranquillement dans sa chambre. Contrairement à un oiseau ou un petit mammifère, il était difficile de se balader dans les couloirs avec un animal aussi énorme.  Et puis, de toute manière,  Nelu préférait dormir dans la chambre.

Il referma son livre et se gratouilla l’arrière du crâne comme s’il était troublé. C’était ce qu’il était. Embarrassé.  Il devait certainement réfléchir à un sujet dont ils pourraient parler. C’était parfois lassant de voir à quel point le blond était facile à cerner au point que quelqu’un d’aussi distrait que Archibald le remarque. Quoique… lui aussi était facile à cerner. Avec ses crises de colère et son orgueil mal placé, ce n’était pas l’esprit le plus compliqué à cerner.

Il poursuivit en lui disant qu’il devait sûrement le remercier même si ce n’était pas la peine.  Que ça ne lui dérangeait vraiment pas de leur céder sa place. Une déclaration qui énerva Archibald sans grande surprise. Il releva subitement la tête en brandissant son poing :

Qu’est-ce que t’as dit là?!

Avant de finalement se rendre compte qu’il s’adressait à son cousin et que la dernière chose qu’il voulait faire dans cette situation, c’était le faire fuir. C’était certainement ce qui allait se produire s’il continuait dans cette manière d’agir. Lui aussi se gratouilla l’arrière du crâne en rougissant légèrement. Oui, lui rougir. C’était assez comique à voir en fait. Mais il était gêné et sa fierté faisait qu’il ne parvenait pas à s’excuser pour le ton agressif qu’il avait adopté:

J’veux dire, ça ne sert à rien de mentir.  Si tu ne voulais pas laisser ta place, dis-le.

Il avait essayé d’être doux. Ou du moins aussi doux qu’Archibald Strogoi pouvait l’être. Et c’était assez débile finalement de batailler pour le fait d’avouer vouloir rester à sa place pour de bon.  Mais ce n’était pas qu’une question de place. Cela fonctionnait pour tout. Quand Archibald ne souhaitait pas quelque chose, il le disait clairement et faisait tout pour le faire ressentir aux autres. Il était finalement plutôt honnête sans réellement qu’il le fasse exprès. Tout le monde n’était pas comme lui, il le savait. Mais surtout, Gabriel n’était pas comme ça et il n’aimait pas le voir se faire écrouler par les autres.

Son jeune cousin essaya néanmoins d’aborder un autre sujet de conversation et lui demanda comment la rentrée s’était passée. Archibald l’observa un peu étonné qu’il souhaite réellement lui parler de ça.  C’était sûrement par pure politesse, mais cela le surprenait quand même. Il s’attendait à lui sauver la mise, comme dab puis repartir aussitôt.
Mais aujourd’hui était différent. Et c’était assez bizarre comme sensation :

Aussi bien qu’une première rentrée entre sorciers et magiciens puisse se passer… Et toi ? ajouta-t-il après quelques secondes d’hésitations.  T’as pas eu trop de problèmes?
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MessageSujet: Re: De près comme de loin [PV Gaby] Mar 5 Sep - 19:10
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Archi ♥
« De près comme de loin »
Depuis que tu es tout petit, tu as du mal à t'adresser aux gens. Assez timide et plutôt solitaire, les mots se bloquent dans ta gorge quand ils ne se mélangent pas avec d'autres. Ton éducation n'a pas fait de toi une personne sûre d'elle capable de s'adresser à n'importe qui n'importe quand sans ressentir la moindre appréhension. En tant que cinquième fils, tu n'as pas baigné dans cet univers comme tes aînés. Eux, ils savent s'adresser à une foule sans appréhension. Eux, ils peuvent regarder leurs interlocuteurs dans les yeux sans sourciller. Eux, ils ne se laissent pas faire : ils prennent et gardent ce qu'ils veulent, défendant leur opinion et leur possession bec et ongle. Toi, tu n'as pas reçu cette éducation. Peut-être parce que tu n'as pas assez connu ta mère ? D'après tes frères, c'est elle qui tenait à ce qu'ils soient irréprochables, afin qu'ils puissent prendre efficacement la succession de leur père. Au final, ta naissance n'a été qu'un bonus. Certes, tu étais désiré, ton parent t'aimait, mais tu n'as jamais rien eu à leur apporter. Mais cela ne t'as jamais dérangé. Tu n'as certainement pas les épaules assez solides pour supporter de tels espoirs. Ta situation te conviens parfaitement, bien qu'elle ait fait de toi une personne timide, effacée et solitaire.

Ainsi, pour rien au monde tu aurais pu te dresser contre ces Phénix. Tu as bien essayé de refuser leur charmante proposition d'un simple mouvement de la tête, mais tu as constaté par toi-même que cela n'a pas été efficace. Si Archibald n'y avait pas mit son grain de sel, tu te serais à coup sûr retrouvé le nez sur la moquette du foyer après avoir été éjecté de ton fauteuil sans le moindre ménagement. C'est pour ça que tu fuis les conflits : tu sais que tu ne fais pas le poids. Tu ne t'es jamais battu, même pour jouer. Tes mains, elles te servent à tourner des pages, pas à coller des pêches. Tu pourrais certes riposter magiquement mais c'est formellement interdit par le règlement intérieur de l'établissement. Et de toute façon, jamais tu ne t'y risquerais - ce serait l'argument parfait pour convaincre les Magiciens de la dangerosité des Sorciers. Or, en mettant les pieds à Sainte Catherine, tu t'es promis de faire parti de ces gens qui font avancer les relations entre les deux espèces. Tu préfères donc céder ton fauteuil à une petite bande de crétins plutôt que nuire à tes objectifs. Après tout, tu as un certain sens des priorités … mais certainement aucun de l'honneur.

En tout cas, ta réaction ne semble pas au goût de ton cousin : visiblement agacé, il lève son poing comme pour te frapper. Complètement abasourdi, il te faut quelques instants pour constater qu'il a arrêté son geste en cours de route et qu'il semble même le regretter. Autre chose qu'il te manque : l'instinct de survie. N'importe qui d'autre que toi aurait levé les bras vers ton visage afin de le protéger mais toi, tu es resté parfaitement immobile, ton livre dans les mains. Niveau réflexe, on fait mieux. Enfin, le principal c'est que tu n'aies reçu aucun coup. Tu connais le tempérament de feu de ton cousin mais ça ne l'excuserait aucunement s'il venait à lever la main contre toi, surtout pour une raison si stupide. En tout cas, son propre geste semble l'embarrasser : le voilà qui se gratte l'arrière du crâne, l'air tout aussi gêné que toi. Comme quoi, même si vous avez grandi plutôt éloignés l'un de l'autre, vous possédez quelques similitudes. Si ça se trouve, en vous fréquentant davantage, vous vous découvririez de nombreux points communs. Encore faut-il que ton cousin accepte de traîner avec toi. Ce qui n'est pas vraiment garantie …

J’veux dire, ça ne sert à rien de mentir.  Si tu ne voulais pas laisser ta place, dis-le.
Je leur ai dit mais … visiblement, ils s'en fichaient un peu.

Il faut dire que tu n'en imposes pas assez pour les dissuader de te chercher des noises. Tu as tellement l'aspect de la victime facile que c'est même étonnant que personne ne soit venu t'enquiquiner avant. C'est un miracle que tu aies pu siéger si longtemps dans ton confortable fauteuil de velours. Bref, malgré vos échanges maladroits, tu essaies quand même d'entretenir le dialogue. Ce qui semble étonner Archibald. Pensait-il vraiment que tu allais le snober après qu'il t'ait aidé ? Tu n'es quand même pas si impoli. Et puis, maintenant que vous avez l'occasion de le faire sans que vos pères ne vous éloigne l'un de l'autre, autant en profiter. Le sujet que tu as choisi n'est peut-être pas le plus intéressant ni le plus avisé mais c'est toujours mieux que rien. Puis, soyons honnête, ce n'est pas une rentrée banale qu'ils ont vécu. D'autant plus que dans les écoles roumaines, il n'y avait vraiment pas autant de monde qu'à Sainte Catherine. A la cérémonie d'accueil, tu as eu le tournis tellement il y avait de monde. Le brouhaha de la foule ne t'es pas familier pour deux sous. Et pour un garçon habitué au silence de sa bibliothèque, les moindres cris t'arrachent des frissons et des sursauts de peur.

Aussi bien qu’une première rentrée entre sorciers et magiciens puisse se passer… Et toi ? T’as pas eu trop de problèmes ?
Hmmm, non. Même si … ça m'angoisse un peu. Parfois j'ai l'impression qu'on me regarde de travers, comme si j'allais faire du mal à quelqu'un. Les Magiciens nous voient-ils vraiment comme … des monstres ?

Prononcer le mot « monstre » fait remonter un long frisson glacé le long de ta colonne vertébrale. A cause de la triste réputation des Strogoi, tu as souvent été appelé ainsi. Les autres se méfiaient de toi comme si tu étais capable de te jeter à leur cou pour les vider de leur sang à la moindre occasion. Pourtant, tu ne ferais pas de mal à une mouche. Et ce n'est certainement pas toi qui viendrait faire du mal aux Magiciens – ni à qui que ce soit d'autre, d'ailleurs. Tu te doutes que cette appréhension de la part des Magiciens vient essentiellement de leur éducation, mais tu trouves tellement dommage qu'ils ne prennent pas la peine de se forger leur propre opinion. Toi, si tu écoutais ton père, tu tiendrais tes distances et n'essaierait pas de créer un quelconque lien avec eux. Mais tu nourris l'espoir qu'un jour, Magiciens et Sorciers marcherons main dans la main sans ségrégation. C'est peut-être un rêve un peu utopique, mais le changement est en marche, c'est une certitude. Si Benjamin Leroy tend la main vers les Sorciers, il n'est certainement pas le seul dans ce cas.

Ils ne devraient pas plutôt se faire leur propre opinion ? Essayer de nous connaître ? Après tout … ce sont nous les victimes de tout ça.

Tu t'enfonces un peu plus dans ton fauteuil, l'air attristé. Bien sûr, les avis ne peuvent pas changer du jour au lendemain. Mais tu t'attendais à bien plus de mains tendues lorsque tu as débarqué à Sainte Catherine. Et la désillusion est douloureuse pour toi.

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MessageSujet: Re: De près comme de loin [PV Gaby] Mer 6 Sep - 17:56

With Gabriel Strogoi

De près comme de loin


Gabriel répliqua qu’il avait essayé de leur faire savoir qu’il ne voulait pas quitter son siège, mais qu'apparemment les petites frappes étaient indifférentes. En même temps, Archibald ne s’attendait pas non plus à ce qu’ils acceptent tranquillement qu’on leur résiste sans agir en retour. Ce n’était pas un conte de fées ici malgré l’existence de sorciers et magiciens qu’on abordait comme personnages imaginaires chez les humains.

Il voulait simplement que son cousin se révolte un minimum sans aller trop loin. Il ne l’imaginait pas non plus sortir ses poings d’un air menaçant pour se défendre. Rien qu’à imaginer une scène pareil, c’était à la fois comique et affreusement pathétique. Cette option était donc inconcevable. Décidément… C’était dur de ne pas savoir se battre dans un monde pareil. Quoiqu’il existait toujours la magie. Le blondinet avait tendance a oublié qu’il était en capable pour se défendre. “Oublier”. Son père le tuerait s’il pouvait entendre ses pensées. Ce serait une bonne idée afin de le provoquer un p’tit peu. Il aimait bien provoquer son père. Ou du moins, il aimait bien tout ce qui aller à son encontre. Il avait toujours été en froids tous les deux pour multiples raisons. Et sa mère? Elle était toujours du côté de son père, cela ne servait à rien de compter sur elle. Le fait de penser à ses parents n’améliora pas son humeur, au contraire elle se dégrada.  

Mais la petite voix de son cousin s’éleva pour interrompre ses pensées afin de répondre à sa première question. Archibald avait déclaré que la rentrée s’était déroulée aussi bien qu’une rentrée entre magiciens et sorciers pouvait se dérouler. On ne pouvait pas en vouloir à certains élèves de se montrer aussi agressifs les uns avec les autres.  Avant tout cela, une certaine éducation des parents semblait avait été instauré comme pour mettre en face à face les sorciers et les magiciens. Pourtant, selon Archibald, cela n'excusait en rien certaines frappes de s’en prendre aux plus jeunes. C’était même une attitude qu’il estimait lâche.  

Lui s’en fichait absolument de ce conflit absolument absurde. Il n’en avait rien affaire qu’une personne soit sorcier ou un magicien. Malgré l’opinion mauvaise qu’avait son père à propos de ces derniers, cela ne le concernait pas.

Gabriel lui avoua que cela l’angoissait un peu, car il avait l’impression que parfois on le regardait de travers comme si on le prenait pour un monstre.  À ce mot, un frisson parcourut l’échine de son cousin.  
Un monstre ? Gabriel ? Celui qui ne pouvait pas se défendre de petites frappes ? Celui qui ne pourrait même pas s’attaquer à quelqu’un même si on lui obligeait ? Son cœur était trop pur pour qu’on le considère ainsi. Il était même trop gentil pour un monde comme celui-ci:

"Toi un monstre ? Ne me fais pas rire,  tu ne pourrais même pas faire de mal à une mouche. Ces gars-là sont juste des crétins. Ils sont trop aveugles pour voir plus loin que le bout de leur nez. Ça doit les amuser même, de mal regarder les gens. Une sorte de provocation."

Sans cesser de le regarder, il pointa un doigt dans sa direction pour illustrer ses propos:

"Il faut apprendre à leur résister. Que ce soit par la force ou je ne sais quoi d’autre. Sinon, tu vas te faire bouffer tout cru, crois-moi. "

Ou du moins,  ce n’était pas exactement la vérité. Ce qu’Archibald n'avait pas dit, mais qu’il pensait, c’était qu’il continuerait à le protéger.  Toujours en jouant secrètement l’ange gardien. S’il ne le faisait pas…  Il se sentirait étrangement coupable.  Il ne savait pas trop pourquoi il protégeait son cousin dont il n’avait pourtant jamais été proche. Peut-être justement parce que son innocence l’avait touché malgré lui? Ou parce qu’il lui rappelait sa sœur ? Ou peut-être tout ça à la fois…

Gabriel ajouta tristement qu’il aurait aimé qu’ils puissent se faire leur propre opinion, d’essayer de les connaître malgré tout. De ne pas s’arrêter à la question de sorcier ou de magicien. Que c’était elles les victimes, après tout.  Archibald fronça les sourcils en entendant cette dernière phrase. Parlait-il des malédictions? Ou de cette espèce de persécution que les magiciens avaient administrés aux sorciers? Son cousin avait l’air réellement attristé par la situation. Comment pouvait-il se sentir autant concerné par le sujet ?

"Ce serait un peu trop beau pour être vrai. Ça a toujours été comme ça depuis que les magiciens se sont rendu compte que les sorciers existaient. Je doute que cela puisse changer subitement du jour au lendemain."  

Le sujet ne l'intéressait pas vraiment en temps normal. Mais en discuter avec son cousin s’avérait être une expérience si intéressante qu’il en oublier qu’ils ne se parlaient pas vraiment d’ordinaire.
Il s’écrasa même dans un soupir fatigué à côté du fauteuil qui venait juste d’être libéré avant d’ajouter, puisqu’il n’était visiblement pas venu à bout de toute sa pensée:

"Mais au final,  cette école, c’est déjà un début, tu ne crois pas ? Même si elle est remplie d’idiots, ce sont des magiciens ou des sorciers idiots."

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MessageSujet: Re: De près comme de loin [PV Gaby] Dim 10 Sep - 0:51
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Archi ♥
« De près comme de loin »
En partageant tes états d'âmes à Archibald, tu te surprends toi-même. En temps normal, c'est à Dimitri que tu te confies, habitué à n'avoir que lui comme réel soutien et véritable ami. Pourtant, c'est tout naturellement que tu partages tes craintes avec ce cousin que tu n'as quasiment jamais côtoyé, qui n'a jamais dépassé le stade de l'inconnu à tes yeux. Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu lui racontes tout cela : tu ne l'as même pas encore fait à Dimitri. Peut-être que, même si vous vous êtes pas beaucoup fréquentés auparavant, votre filiation le rend naturellement digne de confiance, au point d'en faire un confident malgré tout. Tu n'es pas un garçon démonstratif et sociable capable de se faire des amis et d'offrir sa confiance en quelques instants seulement et pourtant, avec Archibald, tu as l'impression d'en être tout à fait capable. Tu te rassures en évoquant les liens du sang mais ce n'est pas peut-être pas que ça. En tout cas, lui partager tes impressions te fait du bien autant que ça t'angoisse. Tu sais bien que vous n'avez pas le même caractère, que ton cousin est plus forte tête que toi et qu'il n'a sûrement pas du tout les mêmes ressentis, mais c'est justement pour cela que son point de vue qui t'intéresse. Parce qu'il ne voit pas le monde de la même manière que toi.

Appréhendant le retour des petits malins mis en déroute par Archibard, tu balaies le foyer du regard. Mais il n'y a aucune signe de ces Phénix à l'horizon, seulement d'autres élèves qui discutent ou jouent à différents jeux de société. Une ambiance à laquelle tu n'es pas habitué, toi qui a toujours passé l'intégralité de ton temps libre entre quatre murs à faire défiler des pages et des pages sous tes yeux curieux. D'ailleurs, dans le lot, tu ne reconnais que peu de Sorciers. Naturellement solitaires à cause des lois qui vous sommes de ne pas vous rassembler, la plupart doivent faire comme toi : vaquer à leurs occupations de leur côté, sans se mêler aux autres. Les Magiciens, eux, sont habitués  à agir en communauté. Le groupe que tu vois jouer aux cartes un peu plus loin de toi rit et papote en se s'octroyant quelques bourrades amicales – chose que toi, tu n'as jamais fait de ta vie. Tu ne comprends pas cet intérêt à se rassembler autour d'un jeu entre amis, car tu n'as jamais connu de tels moments. Est-ce également le cas d'Archibald ou est-il plus familier aux activités de groupe ? S'est-il d'ailleurs fait de nouveaux amis depuis sa rentrée ?

Des questions que tu n'oserais jamais lui poser. Du moins, pas pour le moment. Tu es curieux, certes, mais pas assez confiant pour le questionner ainsi sur sa vie privée. D'autant plus, rien ne te garantie qu'il ne te répond que par pure politesse et non par réelle envie. Si ça se trouve, si tu n'avais pas lancé un sujet de conversation, il serait parti sans demander son reste … Enfin, s'il est encore devant toi, ce n'est sûrement pas pour rien. D'ailleurs, il semble étonné par tes confessions. D'après lui, tu n'es pas capable de faire du mal à une mouche, il est donc invraisemblable que l'on te prenne pour un monstre. Pourtant, c'est un fait : tu as tué quelqu'un. Est-il au courant, d'ailleurs ? Étant donné que l'accident a eu lieu dans votre aile du manoir, tu ne saurais dire si la famille de ton oncle a été mise au courant de cela ou non. Et tu préférerais d'ailleurs que ça ne soit pas le cas. Tu as suffisamment honte pour ne pas que tout le monde soit au courant. Tu n'as déjà pas une bonne estime de toi-même alors si tu confies ta plus grosse erreur à tout le monde, tu ne donnes pas cher de ta propre peau. Avant de pouvoir l'assumer devant les autres, il faut déjà que tu l'assumes toi-même Gabriel.

Il faut apprendre à leur résister. Que ce soit par la force ou je ne sais quoi d’autre. Sinon, tu vas te faire bouffer tout cru, crois-moi.
Je sais mais … enfin, je ne suis pas comme toi.

Tu ne réalises que trop tard que ta phrase est peut-être un peu maladroite. Tu te corriges aussitôt :

Je veux dire, je n'arrive pas m'imposer comme tu le fais. Je n'ai pas le courage nécessaire pour ça.

Honteux, tu rentres la tête dans tes épaules, disparaissant presque dans le col de ta chemise trop grande pour toi. Avouer ses faiblesses n'est pas toujours simple, surtout lorsque l'on est un garçon et que l'on possède une petite fierté. Mais toi tu n'es pas vraiment comme ça. Tu te sais frêle, peureux et peu débrouillard. Tu préfères t'écraser plutôt qu'affronter les conflits. Tu ne sais pas t'imposer, tu es un passif. Et tu sais bien que cela fait de toi une victime facile, car il suffit de t'observer quelques minutes pour comprendre que tu n'es pas un type violent. De plus, avec ton air d'intello et tes grosses lunettes, tu corresponds parfaitement à l'image que l'on se fait de la petite victime idéale. Mais que voulez-vous, on ne se refait pas. Tu n'as pas les épaules nécessaires pour t'imposer, de toute façon. Alors plutôt qu'essayer, tu te complais dans ta situation. Tant que tu restes discret et que tu ne fais pas parler de toi, tu ne devrais pas rencontrer trop de souci. La prochaine fois, d'ailleurs, cède tout de suite ton fauteuil plutôt que de refuser, ça t'aurait évité des problèmes … Archibald ne sera pas toujours derrière toi pour te tirer d'affaire.

Ce serait un peu trop beau pour être vrai. Ça a toujours été comme ça depuis que les magiciens se sont rendu compte que les sorciers existaient. Je doute que cela puisse changer subitement du jour au lendemain. Archibald se laisse tomber dans le fauteuil à côté du tien. Mais au final,  cette école, c’est déjà un début, tu ne crois pas ? Même si elle est remplie d’idiots, ce sont des magiciens ou des sorciers idiots.
Et je suis tout aussi idiot de croire que tout peut changer du jour au lendemain. Tu soupires, remontant distraitement tes lunettes sur ton nez. Mais oui, c'est un bon début. Il ne faut pas se précipiter, j'imagine...

Pourtant tu n'es pas quelqu'un d'impatient, en temps normal. Seulement, tu souhaites tellement cette paix que tu as tendance à mettre la charrue avant les bœufs. Certes, l'école est désormais ouverte aux Sorciers. Certes, les deux communautés évoluent ensembles dans un cadre prônant la tolérance et le respect. Mais il est impossible de faire une croix sur les habitudes et les opinions. Il faudra du temps aux Magiciens comme il en faudrait aux Sorciers pour qu'ils acceptent mutuellement de danser sur un pied d'égalité. La rentrée ne remonte qu'à quelques jours encore. Si ça se trouve, il faudra quelques années avant que la glace ne se brise. Tu dois prendre ton mal en patience et tout mettre en œuvre pour que les communautés s'acceptent naturellement. Déjà, si toi tu commençais à aller discuter avec des Magiciens, ce serait un bon début. Mais encore faudrait-il que tu oses … et ça, c'est une autre histoire. Et elle est d'autant plus compliquée !

Tu as déjà pu discuter avec quelques Magiciens, toi ? Tu as pu te faire … des amis ?

Tu relances la discussion naturellement, si bien qu'il te faut quelques secondes pour t'en rendre compte. Et aussitôt, tu te sens rougir : tu ne fais que parler, mais peut-être Archibald préférerait-il que tu lui lâches la grappe ? Après une journée de cours, certaines personnes aiment se détendre tranquillement sans tailler la bavette six ans avec toi. Alors tu te mets à jouer distraitement avec la couverture épaisse de ton livre, fuyant son regard comme une collégienne hésitant à faire sa déclaration d'amour.

Enfin, tu n'as peut-être pas envie de discuter avec moi. Désolé si je te fais perdre ton temps.

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MessageSujet: Re: De près comme de loin [PV Gaby] Dim 17 Sep - 12:30

With Gabriel Strogoi

De près comme de loin


Je ne suis pas comme toi.
Ses sourcils se haussent de surprise.  Est-ce qu’il a correctement entendu ? Quelqu’un veut être comme lui ? C’est la première fois qu’il entend cela. De surcroit, de son petit cousin auquel il n’a jamais adressé la parole jusque-là. D’ordinaire, les gens préfèrent se moquer de son caractère de chien – avant qu’il ne réplique à l’aide d’une série de coups de poing redoutable. Pourtant, Gabriel finit par se corriger aussitôt en expliquant qu’il n’aurait jamais le courage de s’imposer comme il pouvait le faire.
Ah. Comme il a prévu,  Archibald a mal entendu. Cela ne signifie pas forcément « être comme lui » mais plutôt « ne pas être aussi courageux »,  c’est toujours un éloge qui assouvit son orgueil. Il relève fièrement la tête en acquiesçant à la déclaration du jeune homme pourtant mort de honte :

Evidemment que tu n’es pas aussi courageux que moi.

Quelqu’un d’autre avec un minimum d’éducation aurait sûrement tenté de le rassurer ou alors de répliquer par une phrase rassurante et pleine de sens qui lui permettrait de se sentir bien. Archibald n’aime pas jouer l’hypocrite ou se faire passer pour quelqu’un de trop gentil. Il aime également faire  savoir dès qu’il a l’opportunité, au monde entier qu’il est génial. Finalement, il y a un important décalage entre les deux cousins. Ce n’est pas non plus ce côté de sa personnalité qui le rendait populaire avec son entourage. C’est même assez exaspérant.

Pourtant,  il ne s’arrête pas là. Son cousin a peut-être le temps de rougir d’embarras tandis que ses lèvres s’élargissent pour aborder un large sourire dévoilant une rangée de dents blanches :

Tu aimerais le devenir ?

Devenir courageux. Tout le monde, ou du moins la plupart des gens rêvent de le devenir.  Qui peut s’estimer finalement être quelqu’un de fort face à n’importe quelle épreuve ? Souvent,  Archibald aime se convaincre que c’est son cas, car c’est un sentiment réconfortant.
Simplement il pose la question à son cousin pour mesurer sa réaction. Veut-il ou rêve-t-il d’être fort ? Les deux termes ne sont pas si ressemblants et la réponse dépendrait de sa réaction.  
En même temps, il aime étudier sa réaction. Archibald n’est pas quelqu’un qui observe les gens. Simplement, cela fait si longtemps qu’il protège son cousin qu’il a fini malgré lui par éprouver une curiosité vis-à-vis de lui. Hormis son agacement parfois à le voir se faire ramasser par des petites brutes. Dans ces moment-là, il se souvenait qu’il n’était pas comme ça à l’époque.  Ou du moins, pas totalement. Car sa façon de se protéger face aux gens, c’était et cela est toujours la baston.

Finalement, Archi est un peu un idiot qui ne réfléchit pas beaucoup.  Il fonce directement dans le tas sans assumer les conséquences derrière.  Il en prend conscience plus tard. Bien plus tard.

Gabriel reprend en se traitant d’idiot, car un c’est un idéaliste qui espère faire changer le monde du jour au lendemain, mais il acquiesce face à sa remarque,  qu’il ne faut pas se précipiter :

Bah oui ! Ecoute-moi, j’ai toujours raison.  

Ensuite, son cousin dérive un peu sur le sujet.  Il se renseigne un peu sur lui et lui demande s’il s’est déjà fait des amis.  Ou plutôt,  des amis magiciens.  Né dans une famille de sorcier,  il est facilement de reconnaître un magicien quand on l’a en face de lui. Ou du moins, d’ordinaire,  les gens ne tentent pas de le cacher. Après tout,  quelle honte de se dire sorcier alors qu’on est magicien ? Ou vis-versa. Surtout qu’il n’y a pas d’intérêt à tromper son entourage à propos de cela.  

Il réfléchit rapidement. Cela ne fait pas longtemps que l’année à commencer.  Il pense à Virgil, son camarade de chambre avec qui il s’entend étonnamment bien.  Ou bien encore à William, ce dragon avec qui il aime passer du bon temps et finalement la petite Morgana qui rêve de devenir forte. Tout comme Gabriel finalement.  Mais peut-il réellement considérer tous ceux-là comme des amis ? Ou des connaissances ? Ce n’est pas comme s’il a réellement réfléchi à tout ça, ce n’est pas un sujet qui le préoccupe vraiment :

Ouais, on va dire ça.  Après je t’ai dit,  au niveau du caractère ils se ressemblent un peu tous. Mais la plupart du temps,  les gens m’apprécient.

Mensonge.  Enfin, Archibald n’a pas réellement tenté de faire passer ça pour un mensonge, car il est persuadé que les gens adorent son caractère. À part peut-être concernant ceux qui se mesurent à lui en combat.  Et même ceux-là, le blondinet pense que c’est parce qu’ils l’aiment bien qu’ils veulent se confronter en face à face contre lui. C’est presque assez séduisant de pouvoir se convaincre d’une pareille chose.
Subitement, son cousin s’exclame qu’il ne faut pas qu’il se force à discuter avec lui. Qu’il s’excuse s’il lui fait perdre son temps :

Je ne te parlerais pas si je n’en avais pas envie,  et arrête de t’excuser ! Crois-moi cousin c’est le premier pas pour avancer !


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MessageSujet: Re: De près comme de loin [PV Gaby] Sam 23 Sep - 16:47
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Archi ♥️
« De près comme de loin »
Le courage, c'est bien quelque chose que tu ne possèdes pas. Même dans ton enfance, tu n'as jamais fait preuve de témérité comme tes grands-frères ou même Dimitri. Bien que tu aies fait quatre cent coups avec ce dernier, ce n'était jamais vraiment par courage – d'ailleurs, tu te demandais toujours s'il était bien prudent de faire ceci ou cela et tu avais bien du mal à garder la face lorsque l'on tentait de vous tirer les vers du nez. A l'école comme chez toi, tu ne t'imposais jamais parce que te mettre en avant était bien trop difficile. Ça l'est encore, d'ailleurs – c'est pourquoi malgré tes connaissances tu ne participes jamais en cours. Parce que tu n'es pas assez courageux pour laisser un auditoire t'entendre parler, pour affronter les regards ou pire, les reproches. Alors si tu n'es même pas capable de répondre à la question d'un professeur en classe, comment oserais-tu te dresser devant une bande de gros bras ? Ton petit refus tout à l'heure, c'est le maximum de tes capacités. Et encore, on ne peut pas parler de témérité car tu t'es aussitôt ratatiné dans ton siège comme un petit enfant apeuré. Pas de quoi casser trois pattes à un canard. Ni de quoi impressionner qui que ce soit. Inutile d'essayer de te faire passer pour un gros dur - de toute façon tu n'en as pas l'allure.

Pourtant, Archibald n'est pas non plus un grand type baraqué non plus. Avec ses traits fins et ses cheveux mi-long, il a des airs de jeune fille lorsque son visage n'est pas déformé par la colère. Il est d'ailleurs plus petit que toi, d'une dizaine de centimètres à peu près. Pourtant, il est ton aîné. Certes, que de un an, mais il demeure plus âgé que toi. Les gens qui ne le connaissent pas ne se doute sûrement pas que derrière ce visage juvénile se cache un véritable petit démon qui sait se servir de ses poings et de sa langue comme personne. Sa réputation n'est déjà plus à refaire à Sainte Catherine mais tu es certain que son comportement a du en étonner plus d'un. Comme quoi, ce n'est pas une bonne chose de se fier aux apparences. Ton cousin est d'ailleurs la preuve que, si tu le voulais vraiment, tu pourrais avoir autant de caractère que lui. Bien sûr, tu n'es pas bagarreur, mais tu n'as pas besoin de frapper pour intimider. Bien choisir ses mots et éviter de se ratatiner à la moindre occasion serait déjà des armes bien utiles dans ta lutte pour la tranquillité. Mais on peut bien t'armer de tout l'attirail nécessaire, tu continueras de proner le pacifisme.

Évidemment que tu n’es pas aussi courageux que moi. Tu renifles, penaud. Tu en es bien conscient, ton cousin n'a pas besoin d'en rajouter. Tu aimerais le devenir ?

Les yeux ronds, tu dévisages Archibald comme s'il venait de dire l'idiotie du siècle. Toi, devenir courageux ? Tu veux bien croire aux miracles, mais tout de même. Tu n'as jamais été capable de vraiment travailler sur toi. Que ce soit pour supprimer ta timidité ou t'essayer aux relations sociales, toutes tes tentatives ont été des échecs. Tu as beau essayé, tu n'y arrives pas. Chasse le naturel et il revient au galop, comme on dit. Et puis, ce n'est pas comme si tu détestais ta personnalité. Certes, tu aimerais avoir un peu plus de courage parfois, rien que pour savoir remettre des brutes à leur place quand elles viennent te menacer, comme tout à l'heure. Mais tu apprécies ta propre discrétion, tu aimes rester tout seul et te contenter de tes livres. Tu ne souffres ni de la solitude, ni de ta transparence. D'ailleurs, si personne ne venait t'enquiquiner, tu ne souhaiterais même pas avoir plus de courage, car tu n'en aurais pas besoin. Bon, ce raisonnement n'est peut-être pas le meilleur qui soit, c'est un peu lâche de tout rejeter sur les autres mais … la lâcheté n'est-elle pas justement le contraire du courage ? Et c'est bien là ce que tu es : un vrai couard. Un chiot qui s'enfuit toujours la queue entre les pattes.

Pas spécialement. Je voudrais seulement qu'on me laisse tranquille, en fait …

Preuve que changer ne te botte pas vraiment. Archibald doit te trouver bien fade, lui qui met mille et une couleurs dans sa vie. D'ailleurs, ça ne t'étonne même pas qu'il dise s'être fait des amis même parmi les Magiciens. Vous n'avez vraiment pas la même personnalité : lui, il ose qu'importe si ça fini bien ou pas. Et bien que tu dises ne pas vouloir changer, tu l'envies. Tu envie sa force de caractère, son courage, sa capacité à se faire des amis. En plus de ça, tu sais de bouche à oreille qu'il est très bon élève, malgré un comportement qui laisse parfois un peu à désirer. Vous êtes de la même famille, le même sang coule dans vos veines, alors pourquoi arrive-t-il à être ainsi et pas toi ?Qu'a-t-il de plus que toi pour tu doives l'envier ? D'ailleurs, tu détestes cette sensation. Tu n'aimes pas jalouser les autres, surtout sur des points que tu pourrais améliorer si tu te décidais. Tu es un peu comme ces personnes qui envient le talent de certains mais qui ne prennent pas la peine d'essayer et de s'améliorer pour obtenir de pareils résultats. Tu attends peut-être un peu trop que ça te tombe tout cru dans les mains. Mais ce n'est pas comme ça que ça marche. Lorsque l'on désire quelque chose, il faut tout faire pour l'obtenir. Encore faut-il avoir la motivation nécessaire. Toi, en tout cas, tu ne l'as pas encore.

Honteux, tu n'oses pas repartir sur ce sujet. D'autant plus qu'Archibald enchaîne aussitôt. Et c'est d'une manière plus ou moins maladroite qu'il avoue demeurer avec toi par envie – sinon, il serait parti depuis un moment. Ça te fait d'ailleurs étrangement plaisir, bien que tu ne comprennes pas vraiment pourquoi ton cousin reste ainsi avec toi. En dix minutes de conversation, tu ne lui as pas montré des facettes bien reluisantes de ta personnalité. Néanmoins, tu n'as pas envie d'être faux devant lui. Bien que vous soyez de la même famille, vous ne vous connaissez pas plus que ça – tu pourrais donc le tromper si tu savais bien mentir. Mais de une, ce n'est pas le cas et de deux, tu n'en as pas envie. Autant être honnête avec lui et ne pas se faire passer pour quelqu'un que tu n'es pas. Étrangement, tu as envie que ton cousin t'apprécie tel que tu es, qu'il t'accepte malgré le fait que vous soyez deux êtres totalement opposés. Pourtant, jusqu'à maintenant, tu n'as jamais témoigné un quelconque intérêt pour lui. Sûrement à cause de la tension dans le manoir et de vos familles qui n'ont jamais fait en sorte de vous introduire l'un à l'autre. Sainte Catherine étant un terrain neutre, tu te sens en droit de communiquer avec lui et de l'apprécier. Alors tu en profites.

Oui, désolé. Enfin, non, pas désolé. Tu es ridicule, enchaîne vite sur autre chose. C'est juste que … nos pères n'ont jamais vraiment fait en sorte que l'on se fréquente. C'est étrange, nous sommes cousins et pourtant, j'ai parfois l'impression que nous sommes de parfaits inconnus. Ce n'est pas normal … si ?

Tes frères et toi, vous avez sans aucun souci intégré Louis, Grégoire et Dimitri dans votre famille alors que vous ne partagiez aucun lien de sang. Alors pourquoi n'avoir jamais côtoyé Archibald et feu Lucia ? Bien évidemment, tu es conscient que le souci vient de ton père et de ton oncle. Ces deux-là ne se sont jamais entendu – ce que tu as toujours trouvé dommage. Toi, tu entretiens de très bon rapport avec tes frères et, d'après ce que tu sais, tes aînés s'entendent très bien. Marian pourrait être jaloux de la condition d'aîné d'Alexei mais ce n'est pas du tout le cas. Peut-être simplement parce que ton père sait accorder de l'importance à chacun d'entre vous, sans un placer un sur un piédestal ? Étant donné que tu n'as pas connu ton grand-père, tu n'as aucune idée de la façon dont il a élevé ses fils. Il y a sûrement des raisons pour lesquels Sergei et Laurentiu ne s'entendent pas et tu es certain que cela vient d'abord de leur éducation. Ton père étant l'aîné, c'est à lui qu'est revenu l'héritage des Strogoi, ce qui n'a sûrement pas du plaire à ton oncle. Peut-être aimerait-il que Archibald ait la place d'Alexei en tant que futur chef de famille … De ton avis, ce n'est vraiment pas une place à envier. Tu apprécies vraiment d'être tenu à l'écart de toutes ces choses, d'ailleurs. Au moins, tu te sens libre d'être ce que tu veux.

Mais peut-être que Archibald est intéressé par ce rôle, lui. Serait-il capable de faire du mal à ton grand-frère pour lui voler sa place ? Alexei est âgé de trente et un ans, il ne doit pas avoir grand chose à craindre qu'un cousin si jeune. Quoi que, il faut se méfier : Archibald sait manier ses poings, contrairement à ton frère qui ne s'est jamais vraiment battu. Mais en serait-il réellement capable ? Tandis que l'angoisse te gagne, tu glisses un regard vers le Phénix assit juste à côté de quoi. Est-ce que son père attend de lui qu'il renverse la branche principale ? Qu'il prenne place sur le trône de la famille ? Une boule se créait dans ta gorge. Les Magiciens sont-ils seulement les uniques menaces dans ce monde ou faut-il également se méfier des autres Sorciers … ?

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MessageSujet: Re: De près comme de loin [PV Gaby] Sam 30 Sep - 23:58

With Gabriel Strogoi

De près comme de loin


Critiquait quelqu’un sur son manque de courage n’était peut-être pas le meilleur moyen d’attirer sa sympathie. C’était pourtant exactement ce qu’il avait fait. Les bras croisés contre son torse et la tête haute, il ne se rendait absolument pas compte de l’effet produit par ses mots. Après tout, c’était la vérité et son crédo était que la vérité était toujours bonne à dire. Qu’elle soit bonne ou mauvaise. Ce n’était pas une habitude foncièrement mauvaise, simplement il lui manquait encore un peu de délicatesse, de finesse. Il avait beau figurait parmi les meilleurs élèves de l’école, ces mots semblaient complètement étrangers dans son cerveau.

Il poursuivit sans lui laisser le temps de placer un mot, par une question.  Que s’il n’était pas courageux -  car c’était une évidence - aimerait-il le devenir? Il avait déclaré ça d’un air malicieux,  son sourire s’étirant tout le long de visage et dévoilant un rangée de dents blanches.  Un sourire taquin pour accompagner cette interrogation malgré tout désireuse de connaître sa réponse.  Après tout, s’il désirait vraiment ce souhait-là, peut-être pourrait lui venir en aide? Comme il avait commencé à le faire avec la petite Morgana ? Bon certes, jamais il n’oserait de lui-même lui proposer de lui rendre un service comme celui-ci. Il ne voulait pas paraître être un gars trop gentil, qui était un trait de caractère souvent rapproché à la faiblesse, selon. Ainsi, il n’ajouta rien d’autre pour attendre la réponse de l’autre blondinet.

Gabriel répondit qu’il souhaitait qu’on le laisse tranquille.  Tout simplement. Archibald aurait cru l’entendre poursuivre sur autres choses, mais visiblement cette seule réponse suffisait.  Il le regardait avec des yeux ronds, tout d’abord surpris de l’entendre lui dévoiler une chose pareille. Puis il finit par émettre un soupir.  Un soupir las qu’il ne pensait pas forcément méchant, mais qui révélait bien la pensée.  Son cousin n’était pas quelqu’un de violent, dangereux ou prêt à se jeter dans l’action.  Il était plutôt un spectateur, un spectateur qui voulait juste qu’on le laisse un peu tranquille et qu’on lui fasse un peu de place pour s’asseoir sur un fauteuil.  Même s’il n’avait pas joué l’ange gardien pendant des années, cette simple conversation aurait dû lui faire comprendre que sa réponse avait était évidente, que et c’était assez idiot d'avoir posé la question:

C’est vrai que c’est bien ton genre, ça.

Cette réponse pouvait paraître bizarre aux oreilles du garçon, car ils ne s’étaient jamais parlé auparavant. Même pour discuter de la pluie et du beau temps. Cela pouvait paraître bien audacieux de la part de Archibald de juger son cousin sur cette simple conversation.
Par ailleurs, le cousin reprit précipitamment en s’excusant ironiquement une nouvelle fois de s’excuser. C’était vraiment un garçon maladroit comme il n’en avait jamais rencontré auparavant. Il enchainait rapidement en expliquant que leur père n’avaient jamais fait en sorte qu’ils se fréquentent et que c’était étrange d’avoir le sentiment qu’ils étaient de parfaits inconnus.
Peut-être disait-il cela également face à l’utilisation du mot par Archibald. Cousin, avait  -il dit. Ce mot était  sorti naturellement de sa bouche. Archibald était quelqu’un de plutôt spontané qui ne réfléchissait pas beaucoup à ce qu’il pouvait dire d’étrange ou d'embarrassant sur le moment. Il ne s’en rendait compte quelques secondes plus tard, lorsque c’est déjà trop tard, parfois même, jamais. C’était un mot inhabituel à utiliser dans leur relation, alors que c’étaient ce qu’ils étaient. Des cousins. Le même sang et la même famille.

Je ne pense pas que ce soit bizarre, répondit-il face à cette question tout à fait légitime. Mon père déteste ton père et je ne suis pas très amis-amis avec le reste de tes frères. Après tout, vivre sur le même toit ne veut dire grand-chose. Ou bien appartenir à la même famille.


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MessageSujet: Re: De près comme de loin [PV Gaby] Dim 8 Oct - 15:16
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« De près comme de loin »
Fidèle à toi-même, tu refuses catégoriquement l'idée de devenir plus courageux. Cet adjectif et toi, vous n'êtes pas compatibles. Tu doutes qu'il sera en mesure de te qualifier un jour sans être accompagné d'une négation. Tu es peut-être un peu trop pessimiste – quoi que, tu es surtout réaliste – mais on ne se refait pas. Archibald doit vraiment penser que tu n'es qu'un gringalet couard et, le pire, c'est qu'il n'aurait pas tout à fait tord. C'est exactement ce que tu es depuis l'apparition de ta malédiction. Elle te tient enchaîner à tes peurs profondes et obscures, te forçant à les confronter à chaque seconde de ta vie. Tu ne dois pas t'entourer. Et pour cela, tu ne dois pas te faire remarquer. Te faire des amis, côtoyer des adolescents de ton âge, c'est prendre le risque de les mettre en danger. Tu ne sais jamais quand ta soif peut se manifester, quand cette sécheresse peut te prendre à la gorge et faire de toi un véritable animal sauvage. Tu n'as peut-être cédé à cet instinct qu'une seule fois dans ta vie, mais c'était déjà une fois de trop. Alors tu mets de la distance entre toi et les autres, pour leur propre sécurité. Et pour te protéger toi aussi, toi et ton esprit fragile, toi et ton cœur sensible. Si, comme Archibald, tu décidais de prendre le taureau par les cornes et de t'affirmer, tu es certain que les conséquences seraient désastreuses. Or, tu n'aspires pas à la violence, seulement à la paix et à la sérénité. Notions que tu ne connais plus depuis tes nuits de cauchemars.

Comme tu t'y attendais, Archibald n'est pas vraiment étonné par sa réponse. Par contre, la sienne te surprends. « C'est bien ton genre » ? Comment peut-il avancer de telles choses sachant qu'ils ne se sont jamais autant parlés qu'aujourd'hui, en seize ans d'existence ? Des informations te concernant lui seraient revenues aux oreilles d'une façon ou d'une autre ? Intimidé, tu t'enfonces plus profondément dans ton siège, épiant le foyer comme terrifié à l'idée qu'un espion puisse le suivre à la trace. Tu sais bien que ton oncle rêve de mettre son fils à la tête des Strogoi mais … irait-il jusqu'à épier toi et tes frères afin de repérer vos failles et s'en servir pour vous nuire ? Non, cesse donc de te faire des films Gabriel – ou plutôt, arrête tes livres mettant en scène des complots au sein de société ou de famille, car ça te monte un petit peu trop à la tête. De toute façon, tu n'as rien à craindre dans l'enceinte de l'école n'est-ce pas ? Il y a suffisamment d'adultes dans les parages pour garantir ta sécurité. Mais celle de tes frères alors ? Depuis ta rentrée, tu n'as pas eu l'occasion de leur écrire ou de les appeler. Comment se portent-ils, tous ? Sont-ils hors de danger ? Alexei surveille-t-il suffisamment ses arrières ?

Tu secoues la tête pour chasser tes idées noires. Tu te fais vraiment des films, cesse tes enfantillages. Tes frères vont bien et tu n'as aucune raison de t'inquiéter. Pourtant, sans vraiment t'en rendre compte, tu portes ta main à ton pendentif et génère magiquement un champ de protection autour de toi. La bulle est invisible, mais tu ressens sa chaleur contre ta peau et cela te procure un sentiment de sécurité tellement intense que tu sens tes épaules se relâcher automatiquement. Sans vraiment t'en rendre compte, depuis le début de votre discussion, tu es tendu comme un élastique en caoutchouc. Comme si la simple présence de ton cousin t'angoissais malgré la facilité avec laquelle tu as pu lui confier quelques uns de tes soucis. En vérité tu ne sais pas vraiment par quel bout le prendre, car il paraît calme et à vif en même temps. Comme si le moindre mot de travers de ta part suffirait à rallumer l'incendie et provoquer sa colère. Il est inutile d'avoir souvent côtoyé ton cousin pour connaître son tempérament de feu, sa réputation n'est plus à refaire après tout. Certes, il ne t'a jamais fait le moindre mal – en même temps, encore fallait-il que vous vous croisiez – mais son poing menaçant dirigé vers toi n'a pas encore quitté ta mémoire. Il a peut-être retenu son geste, mais rien ne te promets qu'il continuera de se contrôler éternellement.

Je ne pense pas que ce soit bizarre. Mon père déteste ton père et je ne suis pas très ami-ami avec le reste de tes frères. Après tout, vivre sous le même toit ne veut pas dire grand-chose. Ou bien appartenir à la même famille.

Tu penches la tête sur le côté, pensif. Lorsque Agathe et ses fils sont arrivés au manoir suite au remariage de ton père, tu n'avais pas encore deux ans. C'est donc le plus naturellement du monde que tu as accueilli ces nouveaux membres dans ta famille, considérant ainsi les petits français comme tes frères, sans distinction avec ceux partageant ton sang. Jusqu'alors, tu ne t'es jamais demandé comment tes aînés ont, eux, acceptés ces nouvelles têtes blondes sous leur toit. Âgé déjà de dix-sept ans, Alexei a sûrement eu une approche un peu plus différente. Sûrement n'a-t-il jamais considéré Dimitri, Louis et Grégoire comme ses véritables frères. Marian, Grigore et Florin non plus, d'ailleurs. Si, à leur arrivée, tu avais été un peu plus âgé, sûrement partagerais-tu le même point de vu qu'Archibald. Néanmoins, tu as une vision de la famille qui n'est pas forcément celle de la majorité, surtout chez les Sorciers. La finalité, ce n'est pas de vivre d'amour et d'eau fraîche, au bras d'une femme aimante et d'une marmaille désirée. Tu ne l'as que trop bien vu avec Alexei, contraint d'épouser une Sorcière bulgare qu'il ne connaissait même pas avant le jour J, dans le but ultime d'offrir de nouveau représentant de la race à la communauté des Sorciers. Tes neveux et nièces ne sont pas des enfants qu'il a forcément voulu, bien qu'il semble sincèrement les aimer. Tu rêves d'une famille aimante, où tout le monde s'apprécie, mais la tienne te montre que cela est malheureusement impossible.

Tu as sûrement raison.

Tu soupires, les doigts toujours serrés autour ton pendentif. Le sort est encore actif, tu n'as d'ailleurs pas besoin de demeurer dans cette position pour qu'il le reste encore un peu, mais tu t'y accroches comme si ta vie en dépendant. Néanmoins, tu ne réalises pas la bêtise que tu es en train de commettre. En alimentant autant cette barrière inutile autour de toi, tu consommes de la magie comme une voiture lancée à pleine vitesse sur l'autoroute consomme son carburant. Et tu ne le réalises que lorsque cette sensation désagréable commence à te titiller la gorge. Elle est devenue tellement familière que tu comprends instantanément ce qu'il t'arrive. Aussitôt, tu relâches ton pendentif comme s'il venait de te brûler les doigts. Ta main droite vient masser ta gorge, comme pour convaincre cette sécheresse de faire demi-tour, de ne pas t'envahir maintenant. Il est encore trop tôt pour tu ailles chasser en toute sérénité, il demeure des élèves dans le parc et dans les bois. Du coin de l’œil, tu vois que le soleil n'est même pas encore couché – maudits jours d'été. Néanmoins, tu n'as pas le choix, tu dois déguerpir et vite. Paniqué, tu bondis sur tes pieds, propulsant au sol ton livre comme ton familier qui ne s'attendait vraiment pas à ça. Tu entends ses plaintes dans ta tête mais tu n'y prêtes pas la moindre attention. Dans le miroir à pied du foyer, se dressant juste en face de toi, tu vois tes pupilles virer au rouge, tu vois tes canines s'allonger. Tu n'as plus de temps à perdre : tu dois fuir.

Sans adresser un traitre regard à ton cousin, qui doit se demander quelle mouche t'as piqué, tu te précipites vers la porte et disparaît dans le couloir. Tu ne sais pas encore où aller, mais tu es au moins sûr d'une chose : le plus loin sera le mieux.

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MessageSujet: Re: De près comme de loin [PV Gaby] Jeu 12 Oct - 20:37

With Gabriel Strogoi

De près comme de loin

La définition de la famille de Archibald a définitivement changé le jour où sa sa soeur est morte. On dit que ce genre d'événement tragique brise les personnes plus profondément encore qu’on ne le croit. Ce fut comme si, en décédant, sa soeur avait emporté une partie du blondinet. Ce dernier avait déployé les poings encore plus violemment qu’avant, comme pour rabattre toute sa haine sur chaque personne qui puisse avoir le malheur de se trouver sur son chemin. Cette haine n’a pas disparus depuis. Elle s’est simplement enterré assez bas pour qu’on ne la remarque pas.

Archibald ne s’était jamais entendu avec le reste de sa famille. Il n’aime pas trop faire d’effort en temps normal avec les autres, il n’a pas le contact facile, mais il y avait autre chose. Une sorte de jalousie qui le parcourait dès qu’il se mettait à observer cette famille joyeuse. Tandis que lui se retrouvait avec un père impassible et une mère trop soumise sans avis. Il avait osé se plaindre. Se plaindre alors que sa grande sœur lui suffisait. Mais il ne s’en était pas rendu compte, à cette époque.

Et quand il se retrouvait face à Gabriel, il se rappelait les paroles de sa sœur. Qui lui disait à quel point ils se ressemblaient quand ils étaient des poupons. Il y pensait inconsciemment et… se mettait à l’observer. À vouloir en savoir plus sur lui, bien qu’il se soit toujours contenté de rester son ange gardien de loin. C’est peut-être pour cela qu’il n’a pas pu résister à l’envie d’intervenir devant lui, ce jour-là. Parce qu’il voulait le connaître plus. Et puisque ce n’est pas dans ses habitudes, il s’y est mal pris. Il est maladroit sans être méchant, mais il est quand même difficile d’avoir un avis positif de lui.  

Alors il se pose des questions quand Gabriel finit par approuver sa façon de voir les choses.  Il se demande si… à l’avenir, ils pourront de nouveau discuter de cette manière-là ? Aussi facilement et aussi familièrement ? Ce n’est pas dans les habitudes d’Archibald de se montrer aussi hésitant, de faire preuve de manière pour établir un contact envers les autres. En cet instant, il ressemble un peu à un enfant, heureux et en même temps hésitant de faire partager une telle pensée. Comme s’il a peur qu’on ne le prenne pas au sérieux et qu’on se moque de lui. Même si ce n’est pas le genre de Gabriel. Il réfléchit. Puis finit prendre se motiver et trouver le courage d’en parler à son cousin. Il se retourne vers lui, tout souriant, mais en même temps avec une espèce de retenu qui lui fait apparaître aussi hautain que d’ordinaire. Il ouvre la bouche…

Mais la seconde d’après, son cousin bondit de ses pieds, comme possédé par un mauvais esprit. Archibald le voit quitter la pièce sans un mot, précipitamment, fuyant le plus loin possible d’ici.
Pendant quelques secondes, il ne comprend pas ce qui vient de se passer, tout ça est trop soudain. Il se relève, prends le livre qui est tombé par terre et que son cousin a laissé au passage. Puis il jette un nouveau coup d’œil à la sortie, où son cousin s’est précipité.
Son sourire a disparus, ses yeux sont aussi froids que tout à l’heure. Le fait qu’il ait quitté la salle aussi rapidement, c’est comme s’il voulait s’éloigner le plus possible de Archibald. Le fuir et maintenir en place cette distance qu’ils ont entretenue jusque-là entre eux.

Il se sent étrangement bête d’avoir pu ressentir ce qu’il a pu ressentir plus tôt. Il se sent… déçu. Cela fait longtemps que ça ne lui ait pas arrivé.
Alors sans un mot, et adressant un regard noir à quiconque ose croiser son regard, il fait volteface pour retourner dans sa chambre.
Et passer à autre chose.  


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De près comme de loin [PV Gaby]
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