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Gentle as a Hurricane • Sheikha
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MessageSujet: Gentle as a Hurricane • Sheikha Mer 26 Sep - 21:00
Al Nuaimi Sheikha
ft. Nima de Ross Tran.

• Âge : 26 ans.

• Espèce : Magicienne.

• Nationalité : Dubaiote.

• Situation familiale : Enfant unique.

• Groupe : Cerbère - Professeur de Sortilèges pour les Magiciens.

• Familier : Saâd, un jeune furet de feu.

• Objet Magique : N'ayant pas besoin d'un objet magique en particulier pour user de sa magie, Sheikha en possède trois. Il s'agit de longues capes traditionnelles à col haut, semblables à des manteaux. Richement brodées de fils en crin de licorne sur les épaules et dans le dos, elles sont décorées aux armoiries de sa famille. L'une est noire, l'autre blanche et la dernière, rouge.

Caractère

« Cher [insérer nom à rallonge ici],

Bien que votre proposition soit flatteuse, nous ne pouvons répondre par la positive à celle-ci. Votre fils représente un excellent parti et nous sommes flattés que vous ayez daigné vous pencher sur le cas de notre fille, Sheikha bin Khalid Al Nuaimi, pour l'envisager comme une épouse convenable pour lui cependant, nous sommes dans le regret de devoir vous offrir notre refus quant à cette proposition. Nos familles se côtoyant depuis de longues années, nous osons espérer que cela ne changera rien aux rapports professionnels que nous espérons continuer d'entretenir avec vous à l'avenir.

Sincères amitiés,

Sheikh Khalid bin Zayed Al Nuaimi. »


Soupirant doucement, je reposai la lettre sur le tas qui me faisais face. Toutes frappées de la signature de mon père, elles étaient des dizaines à s'être entassées ici, dans l'attente que quelqu'un – le Créateur me damne si je savais qui cette pauvre âme en peine pouvait bien être – ne les envoient aux quatre coins des émirats. Je n'allais donc pas être mariée immédiatement, il fallait croire.

Avant que vous ne risquiez de commencer à vous larmoyer sur mon sort en découvrant que je ne suis pas maîtresse de mon futur amoureux, laissez-moi vous arrêter tout de suite. N'allez pas croire que je sois sotte : je ne suis pas de celles qui se morfondent du souhait de leurs parents de leur choisir l'époux adéquat. Depuis des générations, notre famille a religieusement suivi cette tradition et d'autant que je ne puisse en constater, cela nous a toujours été particulièrement profitable.
L'amour a toujours représenté pour moi une frugalité abstraite dont l'intérêt me semble plus que limité face au poids de l'honneur et de la pérennité de notre rang. L'amour, c'est une perte de temps, d'argent et de moyens, une fâcheuse distraction. Si j'avais passé mon temps à courir après l'amour plutôt qu'à fortifier les bases solides de mon éducation et m'épanouir dans l'exploration des secrets de la Magie, jamais je n'aurais pu attiser l'intérêt de tant de prétendants de bonne famille.

L'Amour n'apporte pas le Savoir.
L'inverse, en revanche, représente au moins une potentialité.

Alors de voir ces lettres agglutinées devant moi n'aurait pu me faire le moindre effet, et cela même si l'une d'entre elle avait été accompagnée d'un potentiel contrat de mariage.

- Ça ne te manque pas, parfois ?

Déjà physiquement perché sur mon épaule depuis plusieurs minutes, Saâd venait apparemment de prendre le loisir de s'inviter dans mon esprit, le regard fixé sur ces papiers dont il peinait à comprendre l'intérêt. À l'entendre, je ris, ne pouvant m'empêcher de le rassurer au moyen d'une caresse derrière les oreilles.

- Avec toi à mes côtés, pas de risques.

Mon familier avait cela d'adorable qu'il se souciait de mon bien-être, et cela même si je ne le lui avais jamais demandé. D'autant que je ne m'en souvienne, il avait toujours été comme cela, attentionné et soucieux de m'offrir en tout temps de son amitié inconditionnelle. Paraissait-il qu'il faisait cela pour combler mon déficit dans ces domaines-là mais si l'on me demandait mon avis à ce sujet, je dirais simplement qu'il ne s'est jamais donné la peine de mûrir avec moi, tout simplement.

Ah, mon précieux Saâd...

C'est amusant mais je me souviens encore chaque détail de notre première rencontre, qui remonte à présent à plus d'une dizaine d'années. Au moment de son changement de forme au contact de mes doigts, il avait immédiatement pris celle d'un furet de feu, créature fantastique dont ma nourrice m'avait conté les plus belles légendes durant mon enfance. Fidèle à la réputation de ces histoires, il s'était révélé aussi curieux que la jeune Magicienne que je pouvais être à l'époque, son petit nez toujours pointé dans la direction de l'inconnu et de ce qu'il considérait comme la probabilité d'une belle aventure.
Nous étions alors inséparables, deux faces identiques d'une même pièce. Lui et moi, nous aimions toujours chercher plus loin, aller plus haut, questionner plus profondément tout ce qui s'imposait à nous. Son nom, nous l'avions choisi ensemble, pour sa signification ô combien adaptée à ce que ce petit être de chance et de joie représentait dans ma vie. Nous y faisions honneur à chaque occasion présentée, nos rires et nos enjambées résonnant toujours à l'unisson dans les grands couloirs du palais familial.

Et puis un jour, nos chemins – au lieu de rester mêlés – devinrent parallèles.

Saâd resta lui-même : tout de chance, de joie et de curiosité animé. Il faisait honneur à son nom, tout comme je commençais à tâcher de faire honneur au mien.
Sheikha Al Nuaimi. La fille d'un sage, voilà ce que mon nom voulait dire. Alors la fille d'un sage je me suis évertuée petit à petit à devenir. Quelque chose que je savais que mon familier ne serait jamais en mesure de comprendre, lui qui ne parviendrait pas à se détacher de l'éternel enfant qu'il avait toujours été – un point sur lequel j'aurais préféré avoir tort, mais pour lequel il me donna raison au fil des années.

- Mademoiselle Al Nuaimi, votre père vous demande.

L'arrivée dans la pièce du porteur de ces mots me tira de mes réflexions, tandis que je levais les yeux vers la porte derrière lui qu'il me pointait du doigt. D'eux-mêmes, mes sourcils se froncèrent légèrement avant que je ne force leur détente, tout en me redressant lentement du fauteuil sur lequel j'étais restée jusqu'alors.
Quittant souplement mes épaules pour rejoindre le sol, Saâd échangea un bref regard avec moi, me laissant comprendre qu'il avait déjà interprété les paroles de cet homme de la même manière que moi. Que mon père en vienne à faire appel à moi en personne était une chose si rare qu'elle ne pouvait y avoir qu'une seule raison : les Sorciers.

Depuis l'annonce de l'ouverture de la prestigieuse école d'Hortensia à leurs ignobles rejetons, ces sales engeances du Destructeur se faisaient de plus en plus actives dans nos contrées. Peut-être la richesse des émirats était-elle la chose qu'ils convoitaient, peut-être y visaient-ils cette fois l'attaque des Grandes Familles qui y résidaient, ou peut-être encore était-il à nouveau question de leur ridicule soulèvement pour l'égalité qu'ils invoquaient pour justifier les raids qu'ils lançaient depuis quelques temps contre les familles de Magiciens les moins aptes à se protéger.
Quelle que pouvait bien être la raison de leur activité en tout cas, ils représentaient un réel danger pour notre communauté. C'est pourquoi je me devais de répondre à mon devoir en tant que Protectrice et en cela, rapidement me plier à la convocation de mon père.

Ce fut donc sans la moindre hésitation que je me dirigeai vers la porte qu'on me montrait, suivie de près par mon familier : qu'on fasse appel à moi à ce sujet ou à un autre, je n'allais pas risquer de m'attirer les foudres de mon père en le faisant attendre. Et s'il s'agissait réellement d'un nouveau problème relatif aux enfants du Destructeur, j'allais me faire une joie d'y remédier de la manière qu'on jugerait appropriée pour moi d'employer.

Saâd risquait de ne pas apprécier ce vers quoi nous étions en train de nous engager, j'étais prête à y mettre ma main à couper.

Physique

Une foule sévère, fronçant les sourcils à la vue de la silhouette élancée ayant fait son apparition dans l'encadrement d'une porte. Plusieurs têtes se retournant, au passage de celle-ci. Puis, le flottement dans l'air de chuchotements éparses.

« Elle n'a que son joli visage pour elle. »
« Et encore, m'est avis que son ego la rend laide. »


Combien de fois n'ai-je pas entendu ces mots ? Combien de fois ces murmures ne se sont-ils pas élevés sur mon passage alors que je foulais les pavés de la capitale ? Combien de fois n'a-t-on pas grimacé à ma vision en croyant que je ne voyais rien ?

Mais leur avis n'aurait pu moins m'importer.

Dans cette pièce, pleine à craquer d'éminents Magiciens venus des quatre coins des Emirats pour discuter des attaques problématiques qui nous avaient touchés ces derniers temps, je me savais observée.
Parmi eux, ma place semblait injustifiée à quiconque ne me connaissait pas déjà de réputation et pour les autres, la plupart n'étaient toujours pas convaincus de ma légitimité à prendre part à cette discussion. J'étais une grande Magicienne, sur cela ils semblaient tous bien vouloir s'accorder, mais je pouvais bien faire mes preuves mille fois sur le terrain que leur avis ne risquait pas de changer à mon propos : je n'avais pas mon mot à dire ici.

Honnêtement, je n'étais pas en droit de leur en vouloir. Si j'avais été à leur place, moi non plus n'aurais pas apprécié de voir une femme aussi jeune que moi – et toujours pas mariée, de surcroît – oser s'imposer comme je le faisais. Je ne me laissais pas marcher dessus et pire, je n'avais pas peur de justifier mes opinions pour convaincre d'autres plus âgés que moi que j'avais la réponse à leurs problèmes.

Dans une société patriarcale qui plaçait mon sexe comme étant faible, d'aucuns auraient pu dire que je poussais l'abus un peu trop loin.

J'aurais eu du mal à me décider sur ce que pouvait bien m'inspirer cette situation. La dualité qui s'entrechoquait dans les esprits conservateurs de ces Magiciens faisait que tout ce dont on pouvait bien faire éloge à mon propos était exactement ce que l'on me reprochait tout à coup, dès lors que je m'immisçais dans ce genre de réunions.

L'absence d'un voile sur le sommet de ma tête – pourtant parfaitement correct dans ma situation – passait pour un majeur levé au monde ; le cercle tracé sur mon front, pour un rappel déplacé de ma situation maritale. Les longs cheveux blancs hérités de ma mère que je laissais tomber en cascade sur mes fines épaules apparaissaient pour eux comme une forme d'irrespect, une arrogance qu'ils jugeaient mal avisée.
La taille fine qu'ils me vantaient auprès de mon père lorsqu'ils cherchaient à me marier à leurs fils, soudain devenait une tare lorsque nous nous tenions ici. La poitrine qui se dessinait sous mes vêtements n'était plus une forme avantageuse de mon corps, mais plutôt une distraction peu fortuite qui faisait perdre toute crédibilité au moindre mot que je pouvais bien prononcer.

Mais cela ne m'empêcherait pas de m'exprimer.

Peut-être n'étais-je effectivement qu'un petit bout de femme à leurs yeux, culminant pourtant au-delà du mètre soixante-cinq. Peut-être l'épais trait de khôl soulignant mes iris gelées, mes sourcils tracés au fusain et mes longs cils courbés n'avaient-ils pas leur place aux côtés des regards froids, noirs et ridés de ces hommes. Peut-être la finesse de mes traits leur apparaissait-elle comme une faiblesse d'esprit, la preuve d'un soit-disant manque de conviction, d'une douceur féminine qui pourtant ne m'était pas propre.
Peut-être ma peau hâlée n'était-elle pas considérée de la même manière que la leur, que mes traits aussi typés que les leurs devenaient étrangers dès lors que le moindre soin échappait à mes lèvres courbées.

Lorsque je pris la parole cependant, je ne laissai rien de tout cela dicter la conduite que j'aurais mieux fait d'adopter à leurs yeux. Je n'hésitai pas à leur rappeler le poids des armoiries qui habillaient mes épaules, la valeur que celles-ci apportaient à mon discours.

En tant qu'Al Nuaimi, en tant que femme, j'étais incapable de ne pas au moins me battre pour qu'on daigne m'entendre.

Familier


A votre propos

• PUF : #Lexou
• Âge : 24 ans.
• Comment avez-vous connu le forum ? : *tousse*
• Un petit avis sur l'univers ? : On se demande bien ce que j'en pense, dis donc.
• Depuis combien de temps faites-vous du RP ? : Oh, depuis un an de plus que l'année dernière.



Histoire
600 mots min.

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MessageSujet: Re: Gentle as a Hurricane • Sheikha Jeu 27 Sep - 10:03

Fuhuhu, le DC de Lexou, c'est quelque chose :huhu:

Rebienvenue ! Je n'ai pas encore grand chose à dire - si ce n'est que je trouve la base toute joulie - mais je te souhaite tout de même bonne chance pour la rédaction, sachant que tu as jusqu'au 10 Octobre pour l'achever~

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Gaby s'exprime en #c52929
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MessageSujet: Re: Gentle as a Hurricane • Sheikha Jeu 27 Sep - 10:10
Rebienvenue !

J'ai vraiment trop hâte de voir la fiche finie et encore plus de voir Sheikha fouler le domaine de St Cath omg. J'attends ce personnage avec impatiene puisque je sais qu'il promet fufufu~

Keur sur toi et bonne continuation sur la fiche ♥️

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Will te fixe en Darkred.
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MessageSujet: Re: Gentle as a Hurricane • Sheikha
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