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MessageSujet: Grosse frayeur [Ft Romeo Marcat] Sam 8 Sep - 2:08


Grosse frayeur
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19h15. Un ultime soupir sorti de la bouche de la sorcière. Cette journée avait été d'une longueur monumentale, tout du moins à ses yeux. Il ne restait plus qu'un quart d'heure avant la fin de l'étude  surveillée. Un quart d'heure qui séparait Lucile et les autres lycéens du week-end. Et heureusement car cette semaine avait été éreintante ! Des contrôles, des cours à apprendre, un petit rhume qui se mêle à tout ça... Et, pour couronner le tout, ça faisait au moins une bonne demie-heure que son ventre gargouillait bruyamment.

Son énième bâillement accompagna les dernières instructions du professeur, avant que la sonnerie ne retentisse, marquant la fin de sa torture. Lucile rangea ses affaires, ayant au préalable noté ses devoirs, et lança un regard à Cookie, qui s'étirait sur sa table. Tout comme ses camarades de classes, elle se leva et rangea sa chaise, avant de partir avec son familier posté sur son épaule droite.

« Je suis lessivée, j'en peux plus... »
« Et bah ça y est, c'est le week-end, tu pourras te reposer et glander comme tu le sens ! »
« Mouais, y'a le sport demain, même si t'as raison ! Je pourrais me reposer, mais là, place à la bouffe, j'ai tellement faim ! »

Cookie acquiesça avec un petit rire gentiment moqueur, et c'est sur ses bonnes paroles qu'ils descendirent les marches d'escaliers en direction de la grande salle. L'énorme brouhaha habituel régnait de nouveau dans le hall, les élèves se rejoignant, les groupes d'amis se reformant. Lucile partit s'installer avec des camarades de classe. Comme à son habitude, elle eût bon appétit, et finit rapidement son assiette, donnant quelques morceaux par-ci, par-là à son meilleur ami, qui s'était installé sur ses genoux pour grignoter.

Une fois repue et satisfaite, la brune sortit de la salle afin d'aller dans le foyer commun. Durant le temps libre qu'il restait, sachant qu'il n' était qu'environ huit heures, certains élèves profitaient de ce moment pour se retrouver dans ces fauteuils bien confortables. Lucile discutait avec une des filles avec laquelle elle partageait sa chambre. Elles avaient sympathisé assez vite, et se retrouvaient de temps à autres dans le foyer commun ou la grande salle.

Plus tard, et prise d'une envie pressante, Lucile se leva de fauteuil pour aller aux toilettes. Sur la route, elle croisa quelques lycéens qui allaient au foyer, d'autres qui allaient se coucher. Il faut dire qu'en fin de semaine, la fatigue est de mise chez tout le monde. Une fois son envie comblée, la sorcière se lava les mains, s'attardant à se regarder dans le miroir.

« J'ai vraiment une tronche de zombie, non ? »
« Je dois avouer que tu m'as l'air bien crevée ! »
« Hm... Je l'suis », dit-elle en baillant.

En allant pour se sécher les mains, Lucile vit une chose qu'elle ne devrait pas voir, pour son bien. En effet, sur le papier, il y avait une belle grosse araignée légèrement poilue qui y trônait. C'est avec un cri qu'elle recula frénétiquement, manquant de se casser la gueule au passage.

« Ah ! Putain de bordel, je déteste les araignées... »
« Surtout, gardes ton calme Lucile, c'est rien qu'une petite bêbête. »
« Une bêbê-... Aaah! »

Connaissant sa maitresse et son amour pour ces bestioles, Cookie essayait tant bien que mal de l'aider à se concentrer sur autre chose, mais Lucile en vit une autre descendre du plafond avec son petit fil de soie. D'un coup, elle sentit une sensation bien familière, mais qu'elle détestait au plus haut point : la sensation de sentir des pattes sur soi. Avec courage et angoisse, elle baissa les yeux vers sa jambe, et vit que sur sa cuisse, il y avait deux autres arachnides qui lui grimpaient dessus. Une hallucination propre à sa malédiction, entraînant une bouffée de chaleur qui embrasa son corps, et la sueur commença à perler de son front. La jeune femme se secouait dans tous les sens, et tomba finalement sur le derrière, tremblante et poussant des cris, comme si on s'en prenait à elle...



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MessageSujet: Re: Grosse frayeur [Ft Romeo Marcat] Lun 17 Sep - 22:14

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Romeo a toujours été un expert des siestes furtives. Dès que le sommeil devient trop pesant pour être supportable, l'italien répond naturellement au besoin de son organisme. Ainsi, il a développé des techniques secrètes pour ne jamais se faire repérer par les professeurs. Et une fois encore, c'est pendant l'étude surveillée qu'il applique ce jutsu méconnu de la plupart de ses camarades. Le menton soutenu par sa main droite, son coude formant l'angle parfait pour ne pas glisser sur son bureau, il garde les yeux légèrement entrouverts, rivés sur un livre dont il ne connaît même pas le titre. Si les pages se tournent, ce n'est que par le biais du sort qu'il a lancé sur le bouquin. Un sortilège banal, simpliste : le genre de chose qu'un enfant de trois ans exécute sans souci. Et pourtant, le stratagème est efficace. Ainsi positionné, Romeo donne sincèrement l'impression de lire le plus calmement du monde. Ou comment gratter une heure de sieste sans que personne ne s'en rende compte. Bon, bien évidemment, Spyro se charge de faire le guet, s'assurant que personne n'essaie de parler à l'italien pendant sa petite sieste salvatrice. Et si jamais un surveillant commence à avoir des soupçons, le dragon se hâte de le réveiller, lui évitant ainsi quelques ennuis. Ce serait dommage de se faire remonter les bretelles pour une simple sieste.

C'est ainsi que l'étude surveillée de ce vendredi soir a permit à Romeo de roupiller pendant une bonne heure, lui promettant une meilleure performance sur sa console une fois qu'il aura rejoint son dortoir. Car oui, l'italien fait parti de ces personnes qui calculent précisément leur temps de sommeil, s'assurant d'avoir assez dormi pour s'adonner à telle ou telle activité. Bien que le week-end soit enfin là, Romeo a cumulé trop d'heures de sommeil perdues pour passer à côté d'une bonne sieste. C'est donc encore un peu dans les vapes que l'italien range le livre duquel il n'a pas encore lu la moindre page et quitte la salle non sans pousser un long bâillement. Tel un automate, il prend la direction de sa Tour afin d'aller déposer ses affaires, ne souhaitant pas vraiment les trimballer dans la Grande Salle. S'il songe pendant quelques instants à s'installer dans son lit et jouer sans manger, une complainte bruyante de son estomac le convainc du contraire. C'est donc d'une démarche peu motivée que Romeo rejoint le rez-de-chaussé puis la Grande Salle où règne un brouhaha digne d'une basse-cour. Sans chercher à se joindre à qui que ce soit, il s'installe à la première place libre se présentant à lui et rempli son assiette de tout ce qui lui fait envie.

Enfin rassasié, Romeo sort de table sans même avoir prêté une oreille attentive aux discussions menées à table. Il n'a jamais été un garçon friand de potins ou quoi que ce soit de ce genre, alors écouter les petites histoires de ses camarades ne fait pas parti de ses habitudes. Certains diront que son attitude est impolie, et ils n'auraient pas tout à fait tord. Mais Romeo est comme ça, totalement hermétique aux rumeurs et aux on-dits. Mais s'il ne se joint que rarement aux discussions de ses camarades, c'est avant tout parce qu'il ne partage pas vraiment les mêmes centres d'intérêts qu'eux. La plupart se contentent de parler de filles, se vantant de leur couple ou se lamentant de leur célibat. Rien qui n'intéresse Romeo, en soi. Par contre, il suffit que l'un d'eux lance une discussion sur les dernières nouveautés dans le monde du jeu vidéo ou sur la sortie d'un nouveau film au cinéma et là, nous pouvons être sûr que l'italien sera pendu à leurs lèvres, n'hésitant pas à se joindre à la conversation avec un entrain certain. Il n'écoute donc bien que ce qu'il veut entendre. Une façon de procéder un peu égoïste, peut-être, mais qui lui convient. Tant qu'il ne blesse personne, nous ne pouvons rien lui reprocher, n'est-ce pas ?

Le revoilà donc parti dans les couloirs, errant telle une âme en peine. Avant de rejoindre sa Tour, l'italien a besoin de soulager sa vessie. Il se dirige donc vers les toilettes, appréciant le calme ambiant. La Grande Salle n'est pas si loin et pourtant, Romeo a l'impression d'être à des kilomètres du brouhaha qu'elle génère. Une fois à destination, il fait ce qu'il a à faire et ressort non sans s'être évidemment lavé les mains. Mais alors qu'il compte enfin retrouver sa chambre et sa console bien aimée, un cri strident retenti dans le couloir. Même Spyro sursaute, épiant les alentours à la recherche de la personne ayant criée. Romeo, lui, est persuadé que cela venait des toilettes des filles. Alors il fait volte-face et s'en approche, jettant un regard à l'intérieur avec la plus grande prudence – il ne voudrait pas qu'on l'accuse d'être un voyeur. Mais il balaie ses craintes du revers de la main en voyant sa Faune, Lucile Perret, au sol. Tremblante, la demoiselle ne cesse de pousser des hurlements de frayeur. Romeo s'avance alors dans la petite pièce, regardant de tous les côtés afin de découvrir les origines de sa terreur. C'est finalement Spyro qui remarque l'énorme araignée logeant sur le rouleau d’essuie-main. Ni une ni deux, le petit dragon s'empresse d'attraper la bestiole entre ses petites dents et déguerpi à l'extérieur, bien décidé à éloigner cette chose d'ici – sûrement compte-t-il la relâcher à l'extérieur, mais Romeo n'en est pas vraiment sûr.

La supposée source du problème ayant disparu, l'italien s'agenouille auprès de la jeun fille, posant une main sur son épaule. Si Romeo ne peut se vanter être le meilleur des parrains, il n'est cependant pas un enfoiré. C'est sa mission de s'assurer que cette première année se passe bien pour Lucile, alors il se doit de la rassurer. Bien qu'il sache qu'elle ne porte pas les Magiciens dans son cœur, le Dragon espère lui faire comprendre qu'ils ne sont pas tous mauvais. Surtout pas lui.

Tout va bien, l'araignée n'est plus là. Calme-toi.

Spyro réapparaît finalement dans l'encadrement de la porte, mentionnant mentalement à son propriétaire que ce monstre à huit pattes a été relâché dans le parc du domaine. En espérant qu'elle ne revienne pas faire un tour par ici … l'arachnophobie est courante, Lucile n'est sûrement pas la seule à paniquer devant une abomination pareille. Même Romeo en a des frissons, alors qu'il n'a jamais réellement eu peur des araignées. Ce qu'il espère désormais, c'est qu'il s'agissait bel et bien de la source de la frayeur de la Faune, et que rien de plus dangereux qu'une arachnide les épiait, tapit dans l'ombre ...

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MessageSujet: Re: Grosse frayeur [Ft Romeo Marcat] Lun 24 Sep - 21:36


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Toujours tremblante, la brune poussait des cris, secouait ses jambes pour se débarrasser des araignées qu'elle croyait voir et sentir sur son corps. Son familier, lui, essayait de la raisonner mentalement, sans vraiment y arriver. Lucile était fatiguée, et avait aperçu son pire cauchemar et ce mélange ne faisait pas bon ménage pour la sorcière. Elle n'avait même pas remarqué que la porte des toilettes s'était ouverte, tellement elle était dans sa panique.

Cookie, lui, l'avait remarqué et reconnu très vite Roméo et Spyro, le parrain de Lucile et son familier. Alors qu'il tentait de tenir, perché sur l'épaule de sa maîtresse pour la calmer, il remarqua un dragon violet passer furtivement dans la pièce, attraper l'araignée, la vraie, dans sa gueule et de ressortir, sûrement pour la relâcher, à moins qu'il ne fût pressé de dévorer son « butin ». Roméo se contenta d'observer les alentours, comme pour vérifier qu'aucune autre araignée n'était présente dans le coin et se reporta ensuite sur Lucile, qui n'avait toujours rien capté, si ce mis à part des bruits lointains pour elle. Ce n'est que lorsqu'il posa sa main sur son épaule que la faune remarqua sa présence. Sur le coup, elle sursauta, ne s'attendant pas à ça.

« Tout va bien, l'araignée n'est plus là. Calme-toi. »

La jeune fille transpirait d'angoisse, mais à l'entente de cette phrase, ses horribles visions s'estompaient peu à peu, la sensation de bête lui grimpant dessus s'évanouit, sa respiration reprenait doucement un rythme normal.
Elle sentit du froid sous ses fesses et compris enfin qu'elle était par terre, dans les toilettes des filles. Ouvrant les yeux, la sorcière tourna sa tête d'un côté, et regarda la main de l'italien, puis la tourna de l'autre et aperçu Cookie.  Lucile secoua doucement la tête afin de bien se remettre les idées en place. A ce moment, la porte s'ouvrit de nouveau, faisant place à Spyro. Elle ne connaissait pas bien ses sauveurs, mais elle savait qu'ils s'agissait d'un dragon, familier de Roméo dont elle était sa filleule.

« M-m..Merci à vous deux... »

Elle leur lança un sourire franc, et c'est sur ces mots que la brune tenta de se mettre sur son séant. Elle s'excusa aussi, mentalement, auprès de son familier. Ce n'était pas de sa faute, loin de là, mais l'idée de faire paniquer son ami ne lui plaisait que très peu. Une fois debout, elle fût prise de vertiges et tangua un peu. La sorcière s'appuya sur le rebord d'un des nombreux lavabos, en soupirant du plus profond d'elle-même.

« Désolée pour le raffut, c'est que les araignées, ça ne me réussit pas... »

Elle termina sa phrase en lançant, pour elle-même, un juron à l'encontre de sa maudite phobie. C'est paradoxal, mais elle maudissait sa  malédiction. Lucile, en se retournant face à l'évier, posa Cookie sur celui d'à-côté, et tourna le robinet. Elle se pencha vers le filet d'eau qui coulait, et se rinça le visage. Une fois son rafraîchissement terminé, elle fit de nouveau volte face au blond et à son dragon. Elle se sentait faible, mais essayait de montrer bonne mine.



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MessageSujet: Re: Grosse frayeur [Ft Romeo Marcat] Jeu 4 Oct - 11:40

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peu à peu, les tremblements de Lucile s'amenuisent, jusqu'à s'arrêter. Sa respiration reprend doucement un rythme normal tandis qu'elle semble reprendre ses esprits. Patient, Romeo la laisse se remettre tranquillement de ses émotions, ne cherchant absolument pas à la brusquer. Sa filleule a sans aucun doute payé les frais de sa Malédiction et s'il n'est pas à même de comprendre ce qu'elle a bien pu ressentir, il est conscient que ce n'était pas une partie de plaisir. Après tout, les Malédictions sont faites pour les faire souffrir – et c'est bien là toute l'horreur de la chose. Si les Marcat n'ont pas participé physiquement à la création de ce sortilège abominable, ils ont été de fervents partisans de cette cause. Mais si Romeo a honte du comportement de ses êtres, il refuse d'être mit dans le même panier. Ses parents l'ont éduqué dans la tolérance, dans le respect d'autrui. C'est pourquoi il n'émet pas le moindre jugement concernant la communauté des Sorciers. Il comprend cependant l'animosité de cette dernière concernant les Magiciens : dans le cas contraire, il en voudrait énormément à ses bourreaux. Les Sorciers d'aujourd'hui ne sont pas ceux d'hier, et il en va de même pour les Magiciens. Romeo, comme Lucile, font parti de cette génération qui peut tout changer. A condition que tous fassent les efforts nécessaires.

Depuis le début de l'année scolaire, l'italien n'a passé que très peu de temps avec sa filleule. Il s'est contenté de lui faire visiter l'école puis … c'est à peu près tout. Lucile n'est jamais venue le voir pour lui poser plus de questions ou signaler un quelconque problème alors le garçon l'a laissé gérer son année comme elle le désirait. Après tout, être son parrain ne signifie pas qu'il doit lui coller aux pompes toute la sainte journée. Son propre Dragon, à l'époque où il était Faune, n'était jamais sur son dos à veiller à ses moindres faits et gestes. Néanmoins, la situation était différente, parce que l'école n'accueillait que des Magiciens il y a trois ans. Lucile a sûrement plus de raisons, au jour d'aujourd'hui, de nécessiter le soutien de son parrain. N'en a-t-elle réellement pas besoin ou a-t-elle seulement peur de l'aborder ? Il comprend que tous les Sorciers ne sont pas à l'aise avec les Magiciens, et à raison quelque part, mais Romeo n'est pas un mauvais garçon. Il est juste un peu … ailleurs. Dans sa bulle. Ce qui ne le rend pas hermétique au monde qui l'entour pour autant. Enfin si, mais à certains degrés. Par exemple, il ne porte que très peu d'attention aux potins. Disons qu'il a une forme d'attention sélective.

Enfin, la langue de Lucile se délie et, d'une voix encore légèrement tremblante, remercie ses sauveurs. Si ces derniers n'ont pas fait grand chose, ils échangent pourtant un regard complice, ravis d'avoir été utile d'une quelconque façon. Si personne n'était intervenu, la pauvre Faune se serait très sûrement évanouie. A cette heure-ci, les couloirs sont très peu fréquentés, tous étant trop occupés à dîner ou à rejoindre les Tours pour profiter d'un peu de temps dans leur foyer. Si Romeo n'avait pas à répondre à un besoin naturel, il n'aurait très certainement jamais entendu les cris de sa Faune. Remercions le hasard pour ses efforts, sans quoi Lucile aurait passé un très mauvais quart d'heure. Enfin, tout est bien qui fini bien, et c'est là le principal. La jeune fille parvient même à se remettre debout, bien qu'elle soit obligée de s'appuyer sur le rebord du lavabo pour s'éviter de tanguer. Veillant à ce que ses jambes ne se dérobent pas sous elle, Romeo se redresse à son tour, gardant une distance raisonnable de la demoiselle. Ce n'est pas le moment de l'étouffer, elle a besoin d'air et de calme. Romeo n'est pas un expert des situations post-Malédiction mais il se doute que ce n'est pas une chose dont on se remet en quelques secondes. Un peu comme les Magiciens qui essaient de se remettre d'une Sécheresse. Même si ces deux situations ne sont pas vraiment comparables.

Désolée pour le raffut, c'est que les araignées, ça ne me réussit pas... 

Romeo se contente d'un mouvement de tête, que l'on pourrait interprété par un « ce n'est pas grave » ou « je comprends ». Après tout, ce n'est pas comme si la situation l'avait personnellement mit en danger. Il sait que quelques uns des élèves de l'école souffrent de Malédiction affectant également les personnes alentours, mais ce n'est pas le cas de celle de Lucile. Elle vit sa peur seule, sans personne pour comprendre ce qu'elle peut bien ressentir. Romeo ne saurait dire si cela est pire ou non, mais dans tous les cas, ça ne demeure pas moins une situation éprouvante pour les Sorciers. Quelle cruauté que de leur infliger cela. Mais ce n'est pas le moment de songer à cela – malheureusement, il lui est impossible de changer quoi que ce soit pour l'heure. Alors il se contente d'observer Lucile tandis qu'elle passe son visage dans l'eau, tentant sûrement de se changer les idées. Une méthode classique, mais Romeo doute que ce soit vraiment ce dont elle a besoin. Un petit tour à l'extérieur serait sûrement bien plus efficace. L'italien jette alors un regard à sa montre. Ils ont encore un peu de temps avant que l'accès au parc ne leur soit interdit.

Tu veux faire un tour dehors ?

Mentalement, il s'assure tout de même auprès de Spyro que l'araignée a bien été relâché loin de l'entrée – et le dragon confirme que oui. Visiblement, il a volé jusqu'aux abords de la forêt, afin de mettre le plus de distance possible entre la bestiole et la jeune fille. Ce serait une ironie que de l'emmener face à l'objet de sa peur la plus profonde. Une fois rassurée, il fait quelques pas en direction de la sortie. Quelque soit la situation, il n'a rien à faire dans des toilettes pour fille. Oui, il est seulement venu s'assurer de l'état de sa Faune mais ce n'est pas une raison. Si une demoiselle se prenait l'idée de venir ici, elle risquerait de se faire des idées. Et si Romeo se fiche royalement de l'image que les autres peuvent avoir de lui, il ne voudrait pas mettre Lucile dans l'embarra. L'italien n'est pas un égoïste sans scrupules. Il se contente donc de demeurer dans l'encadrement de la porte. Il n'est donc pas dans les toilettes, mais Lucile reste dans son angle de vu. Si elle préfère qu'il parte, il le fera. Mais sans ordre de sa part, Romeo préfère rester à proximité. Sait-on jamais !

J'aimerai te dire que je comprends ce que tu ressens, mais ce serait mentir. Cependant, prendre l'air fait toujours du bien, quelque soit la situation.

Voilà une phrase bien longue pour un garçon si peu loquace. Il va exploser son quota de mots dans une journée, c'est presque certain. Mais à situation particulière, attitude particulière. Il ne va pas se contenter de fixer Lucile sans rien dire – cela risquerait d'être vraiment effrayant.

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MessageSujet: Re: Grosse frayeur [Ft Romeo Marcat] Jeu 11 Oct - 19:48


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Elle tentait de faire bonne figure et bonne mine pour ne pas affoler plus encore son parrain, mais intérieurement, Lucile rageait. Comme souvent, elle en voulait beaucoup aux magiciens qui l'ont condamnée à vivre cette peur pour le restant de sa vie, et elle n'a que 16 ans ! Elle songeait au fait qu'elle s'en paierait, des années, à subir cette malédiction.
Cookie et elle eurent une mini conversation télépathique, son familier voulait s'assurer qu'elle aille bien, et qu'il n'y avait pas plus de séquelles que ça. Elle aurait pu se casser la tête contre un lavabo, ou autre, dans sa chute, mais heureusement, il y avait plus de peur que de mal. Du bout des doigts, elle caressa le sommet de la tête de son petit compagnon de vie, puis porta de nouveau son regard sur Roméo, qui lui adressa de nouveau la parole :

« Tu veux faire un tour dehors ? »

Avaient-ils encore le temps d'aller dehors ? Apparemment oui, puisqu'il ne le lui aurait pas proposé sinon. Elle était fatiguée, surtout après ce fâcheux épisode, mais il est vrai qu'un brin d'air frais ne lui ferait que le plus grand bien. Même Cookie approuva mentalement le parrain de Lucile. En plus, il n'y aurait pas grand monde, donc elle serait au calme. Non pas qu'elle ne l'était pas, mais rester dans les toilettes n'était pas le passe-temps favori de la sorcière. Et puis, le jeune blond se dirigeait déjà vers la porte. Il faut dire qu'un garçon n'avait, normalement, rien à faire dans les WC réservés aux filles. Mais heureusement qu'il avait osé rentré, sinon dieu sait ce qu'il serait advenu de la brune. Sortant de ses réflexions, elle s'apprêtait à lui répondre mais le jeune homme parla de nouveau :

« J'aimerai te dire que je comprends ce que tu ressens, mais ce serait mentir. Cependant, prendre l'air fait toujours du bien, quelque soit la situation. »

Cette phrase, aussitôt finie, fit tilt dans l'esprit de Lucile. Si elle ne se trompait pas - car oui, cela peut arriver - et qu'elle avait bien compris, il était magicien. Et si elle se rappelait bien, elle ne savait pas grand chose de lui, simplement le rôle qu'il avait envers elle. Mais ils n'avaient jamais vraiment discuté tous les deux. Le fait qu'il soit des leurs fit serrer les dents à la sorcière, mais le fait est qu'il l'avait aidée. Elle eût un bref débat mental avec Cookie sur le fait qu'elle détestait la discrimination, mais qu'elle en faisait usage elle aussi. Lucile n'eût d'autres choix que d'admettre que son ami avait raison, pour le coup.

La jeune lycéenne ne pouvait pas non plus rejeter Roméo comme ça, elle était sa filleule et devait donc faire avec, comme on dit. Lucile devait aussi admettre qu'il était jeune et qu'il n'avait donc rien à voir avec les vieux débris responsables des persécutions faites aux sorciers. Après s'être auto-concertée, elle se dit qu'accepter sa proposition n'allait pas la tuer. Lucile ouvrit la bouche pour, finalement, lui répondre :

« Je veux bien, c'est vrai que ça me fera du bien de sortir dehors... »

Elle le regarda, en tentant de lui sourire, puis avança vers lui, afin de sortir des cabinets. Pendant ce temps-là, Cookie s'était posté sur le sommet de son crâne, comme à son habitude, content que sa maîtresse aille mieux. Lucile se mit doucement en route, vers la porte d'entrée du bâtiment. Depuis qu'elle était ici, elle aimait beaucoup se balader dans les jardins de l'école, et bien qu'elle se sentait affaiblies à cause de ce qui venait de se passer, elle était contente de pouvoir faire une petite balade nocturne, et d'observer la lune.





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