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MessageSujet: Malvenue - Ft Lence de Tempérance Ven 29 Juin - 16:34

Malvenue

Feat. Lence de Tempérance

Le stylo m’échappe. Encore.
Trois fois que j’essaye de signer ce foutu registre sans réussir.
Je tente de récupérer le stylo qui pendouille au bout de sa chaine d’une main tremblante mais, bien trop imprécis, je parviens tout juste à le saisir dans mon poing avant de le lâcher à nouveau lorsque j’essaye de le tenir correctement. Complètement à bout, je fous un coup violent sur l’accoudoir de mon fauteuil avant de me frotter les yeux avec deux doigts.
Aujourd’hui est un mauvais jour.
Je le savais. On me l’avait dit. En plus de mes jambes paralysées, mes mains resteront dans un état lamentable. Grâce à la rééducation, j’ai réussi à plus ou moins contrôler leurs tremblements constants, et je peux m’en servir, la plupart du temps, de manière convenable. Sauf certains jours comme aujourd’hui. Allez savoir pourquoi, de temps en temps, mes mains décident de n’en faire qu’à leur tête. Entre tremblements incontrôlables et faiblesses, je ne peux tout bonnement plus m’en servir. Ecrire devient compliqué, mais également manger, me déplacer, me soulever et utiliser la magie, étant parfaitement incapable de tenir plus de trois secondes la montre qu’Aurore m’a offerte.
Bref. Les jours comme aujourd’hui me fatiguent.
J’étais censé rendre un livre que j’avais emprunté il y a quelques semaines de cela à la bibliothèque. Aujourd’hui dernier délai, bien sûr. Or, me voilà devant le registre des retours, incapable de le signer. J’inspire, tente vainement de me calmer, puis essaye à nouveau. Je parviens à saisir le stylo entre mon pouce et mon index, en le serrant tellement fort que les jointures de mes doigts deviennent blanches. J’approche la pointe du papier, commence à “écrire“ un W tremblotant puis un faux-mouvement fait glisser le stylo entre mes doigts. Il en profite non seulement pour rendre illisible mon début de mot, mais également pour m’écrire sur la totalité de la main.
Les yeux rivés sur mon W, je serre les dents et ravale la boule qui s’est formée dans ma gorge.
Et évidemment, la bibliothécaire n’est pas là.

- Putain… J’en ai marre, chuchoté-je de manière bien peu discrète.

Quelques visages se sont depuis longtemps tournés vers moi.
Je leur réponds avec un regard noir avant de poser – ou plutôt d’écraser – bruyamment le stylo sur la table, à côté de son bouchon. Je n’essaye même pas de le refermer, sachant d’avance que je n’y arriverai pas et que je m’énerverai encore plus. La plupart des visages se replongent dans leurs livres, faisant comme s’ils ne s’occupaient pas de moi. Tant mieux. Ça me fera des regards en moins à supporter.
Je soupire.
Et maintenant, je fais quoi ?
Même si j’aimerais bien, je ne peux pas m’enfuir comme un voleur sans prévenir la bibliothécaire que je lui ais rendu son livre, à défaut de pouvoir signer le registre. Et je n’ai clairement pas envie d’aller la chercher partout dans la bibliothèque. Dans ces jours, même me déplacer me demande des efforts, étant donné que je ne peux pas serrer les roues de mon fauteuil. Je pense rapidement que j’ai encore à faire à la bibliothèque, ne serait-ce que pour préparer mon prochain cours, mais l’idée de faire des aller-retours me fatigue. Ainsi donc, j’attends le retour de la bibliothécaire afin de la prévenir oralement du retour du livre que j’avais emprunté. Jusqu’à ce que je remarque la présence de cet élève, qui me fixe d’une manière que je trouve malaisante.

- Qu’est-ce que tu veux ? lui demandé-je sèchement.
Ft. Le registre des retours
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MessageSujet: Re: Malvenue - Ft Lence de Tempérance Mar 3 Juil - 19:43

De Tempérance
Lence

White
James

「 Malvenue 」

La journée avait été particulièrement longue pour Lence. Entre les mauvaises nouvelles, les cours barbants et les obligations multiples, ces dernières heures avaient été particulièrement épuisantes. Mais ce n’était pas vraiment le genre d’épuisement qui fait du bien, comme après une bonne séance de sport intensif où l’on est content d’être tout raplapla parce que cela vous donne au passage un sentiment de satisfaction et de réussite. Mais plutôt du style fatigue qui vous donne envie de faire voler la première table qui vous passe sous la main, d’aller vous exiler sur un toit avec un milkshake, ou tout autre saloperie sucrée qui fait du bien, et faire preuve de la plus grosse mauvaise fois possible avec pour seule oreille attentive … le vide. Car l’on sait tous que c’est la meilleure personne pour échanger à ce moment là, et cela pour une seule et unique bonne raison : c’est que ça ne vous contredit jamais, le vide.
   Mais bon, pour comprendre ce qui a mit le jeune sorcier dans cet état, il faut revenir au début de matinée. Tout commença avec une bonne grosse insomnie ; tout le monde aime ça, les insomnie. Ca vous met de bonne humeur en à peine quelques secondes après le “réveil” et vous êtes K.O. pour le reste de la journée. On peut alors directement oublier l’efficacité en classe et un possible entraînement au bord du lac. Au revoir moment privilégié de détente et de bonheur !
Nous passons ensuite directement à un cours de potion ; tout le monde aime ça les cours de potion, surtout quand lorsqu’on manie des liquides à l’odeur alléchante de rats morts et d’oeufs moisis … Un bonheur, on vous dit. Surtout quand ce fumet merveilleux reste bien collé aux vêtements durant toute la journée.
Continuons ensuite avec une pluie torrentielle vous empêchant d’aller faire vos courses au village. A plus tard plaisirs honteux du paquet de gâteaux et de la bouteille de soda partagés avec les gars de la chambre sans que les surveillants ne le sachent ; ce qui leurs donne passage un petit goût particulier, celui du “crime” (restons relatif tout de même). Bon, il était vrai que normalement, la pluie n’aurait pas dérangé l’étudiant. Mais déjà, il avait changé une première fois d’uniforme, et ensuite, aujourd’hui, il avait la flemme.
Finissons le tout avec un appel de son grand père durant la pause pour lui donner des nouvelles de la famille, qui de toute façon ne sont jamais bonnes avec l’état de sa mère et de son frère, et avec un retard de plusieurs jours pour rendre quelques livres, et vous comprenez pourquoi Lence tire une tête de six pieds de long à ce moment présent.

   Surtout que cela commençait à faire un moment qu’il se trouvait dans cette fichue queue pour signer le registre des emprunts et des retours de manuscrits. La bibliothécaire était absente, ce qui voulait dire que Lence ne pourrait ni s’excuser ou se justifier pour ses retards.
Jamais là quand on a besoin d’elle …” siffla-t-il au fond de lui, toujours à cran.
Elle est peut être entrain de réparer une farce de Sasha. Tu ne peux pas lui en vouloir pour son absence.
Nâga était tranquillement allongé sur l’épaule du jeune homme comme à son habitude, baillant et resserrant son emprise autour du bras de son maître à intervalle régulier. Dans ce genre de moment, le sorcier ne pouvait supporter son ami. “Je m’en fous de savoir si j’ai raison ou pas ! Donne moi raison sac à main !” était une réplique qu’il se gardait pour lui depuis ce matin. Pas besoin de se mettre son familier à dos en plus de tout ça …
Mais pourquoi ça met autant de temps alors ?
Le cobra ne répondit pas, il se contenta d’un simple mouvement de museau vers le devant de la queue. Le regard du jeune homme se posa sur la personne juste devant lui. C’était un professeur, James White. Son coeur se serra un peu. Lence le connaissait de loin. Il n’avait pas la chance de l’avoir en professeur, mais il n’avait pas pour autant pu l’ignorer. Le sorcier était en fauteuil roulant … comme son frère. Les choses se goupillaient vraiment mal …
Regarde ses mains.
La voix de Nâga avait sonné comme un reproche. Le familier soulignait le manque d’observation de son maître. En effet, l’étudiant remarqua rapidement que les mains du professeur tremblaient énormément.
Maladie dégénérative, je crois. J’ai entendu des élèves en parler entre eux. J’ai aussi compris qu’il n’aimait pas recevoir de l’aide. Je te conseille de ne rien faire.
A ce moment précis, le vieux stylo attaché au registre lui glissa des mains. S’en suivit un “Putain… J’en ai marre !” de la part du professeur. Cela devait faire plusieurs minutes qu’il devait se débattre avec l’objet sans grand résultat. Mais avec les avertissements de Nâga, Lence hésita quelques secondes. Ce fut largement assez pour l’adulte qui capta son regard et le reprit sèchement.
Qu’est-ce que tu veux ?
Le jeune sorcier ne sut pas trop quoi répondre immédiatement. Il ne s’attendait pas vraiment à recevoir une attaque comme celle ci de la part d’un professeur, surtout qu’il n’avait pas fait grand chose de mal.
Eh bien, comme vous. Je souhaite rendre des livres. Mais je peux attendre.
En guise de preuve, il leva légèrement les manuels qu’il tenait en main. Lence avait aussi tenté de garder un regard neutre. La situation n’avait pas besoin d’être empirée par un regard condescendant ou une mine sombre dûe à sa journée particulièrement mauvaise. Et de toute façon, ce n’était pas la première fois qu’il voyait une personne en fauteuil roulant. Son propre frère était coincé dedans lui aussi. Mais au contraire du professeur, il pouvait à peine tourner le cou.
A moins que vous souhaitiez que je le fasse pour vous ?
Rien de plus à dire ou à faire. L’étudiant s’était contenté de simplement levé la main par réflexe et comme si cela sonnait comme une évidence … "et merde …"
Bien joué, Lence.

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MessageSujet: Re: Malvenue - Ft Lence de Tempérance Ven 6 Juil - 0:22

Malvenue

Feat. Lence de Tempérance

Mon séjour à l'hôpital m'a laissé quelques souvenirs.
L'un des plus vivaces reste sans nul doute celui du jour où j'ai pu à nouveau bouger les mains.
Après huit mois immobilisées, elles ont doucement, mais sûrement, recommencé à répondre. Certes, quand je m'en suis rendu compte, les mouvements étaient lents, rudimentaires, je n'étais même pas capable de serrer le poing. Le tout était accompagné de tremblements incontrôlables qui, je croyais, s'en iraient avec le temps. Mais à cet instant précis, je ne m'en préoccupais pas. Mes mains bougeaient. Et c'était le plus important.
Pour moi, cet événement signifiait le retour à une vie normale.
Ce ne fut jamais le cas. On m'apprit bien rapidement que mon état allait rester stable. La maladie m'avait bien trop abîmé pour espérer une nouvelle amélioration. Ainsi, je me suis mis à haïr ce souvenir que j'avais pourtant chéri pendant quelques jours. Encore aujourd'hui, j'ignore si j'aurais préféré que mes mains restent paralysées plutôt qu'avoir à les subir. Tout ce que je sais, c'est que j'aurais préféré qu'elles redeviennent normales.
Dans les mauvais jours – comme aujourd'hui – ce souvenir me revient sans cesse.
Je me rappelle avec amertume de l’allégresse dont j'ai preuve, ce jour-là. L'allégresse de celui qui ne savait pas encore que les problèmes étaient loin, très loin, d'être terminés. J'ai mis des semaines, voire des mois, avant de réussir à contrôler correctement ces tremblements. Des semaines durant lesquelles je ne voyais que difficilement l'intérêt de la rééducation, si ce n'était me faire mal et m'épuiser. Des semaines durant lesquelles j'ai été obligé de quémander de l'aide afin de ne pas me laisser dépérir. Des semaines d’effort qui ne servent finalement à rien lorsque mes mains deviennent incontrôlables.

- Eh bien, comme vous, me fait l’élève. Je souhaite rendre des livres. Mais je peux attendre.

Je marmonne en guise d’appréciation.
Lorsqu’il me montre ses livres, je lui fais signe qu’il peut y aller.
Je suis épuisé et énervé conter un peu près tout ce qui bouge, surtout moi-même. Je n’ai pas vraiment besoin que l’on vienne me reprocher le temps que j’ai mis au registre, avant de finalement abandonner l’entreprise bien trop difficile que fut d’écrire mon nom. Je jette un regard mauvais au W tremblotant que j’ai tout de même réussi à tracer. Peut-être que cette ébauche de signature suffira aux yeux de la bibliothécaire. Parce qu’actuellement, j’aurais bien envie de m’enfuir.
Dommage que j’aies encore à faire ici.

- A moins que vous souhaitiez que je le fasse pour vous ?
- Pardon ?

Je serre les dents et les poings.
La colère intensifie le tremblement de mes mains, qui doit désormais passer difficilement inaperçu. Une question me taraude, désormais : Est-ce que j’ai l’air si misérable que ça ? Apparemment. Je me renfrogne soudainement, regarde rapidement autour de nous afin de vérifier que personne n’ait entendu sa proposition indécente. Mais visiblement, mes explosions de colère précédentes ont fait fuir la plupart des élèves alors présents. Ou du moins, les quelques personnes qui étaient restées ont senti le danger approcher et ont préféré s’enfuir.
Je lance un regard de haine profond à l’élève.
Avant de soupirer.

- Si tu veux… lui réponds-je d’un ton las. Au moins, ça fera avancer la file…

J’entends quelque chose se briser au loin.
Sûrement ma dignité.
Mais qu’est-ce que je pouvais faire de toute façon ? Attendre trois plombes que la bibliothécaire ne se décide à pointer le bout de son nez ? Faire le vigil au niveau du registre ? Non merci, j’ai mieux à faire que de m’exposer comme une statue de cire du musée de Mme Tussaud. Je saisis difficilement les roues de mon fauteuil afin de partir préparer mon prochain cours, tout en ignorant la douleur que serrer les poings me fait ressentir dans mes poingets. C’est bon, cette histoire est terminée, pas besoin d’en rajouter. Je me tourne tout de même une dernière fois vers l’élève.
Je crois que je suis encore énervé.

- Et ne t’avise surtout pas d’ébruiter cette histoire, suis-je clair ?

Sinon…
Sinon rien.
Je suis ridicule.
Ft. La colère assassine
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MessageSujet: Re: Malvenue - Ft Lence de Tempérance Sam 18 Aoû - 22:04

De Tempérance
Lence

White
James

「 Malvenue 」

« Si tu veux… lui réponds-je d’un ton las. Au moins, ça fera avancer la file… »

Lence resta de marbre face au professeur alors que son familier se contenta de siffler, mécontent, à son oreille. Il aurait été assez difficile de ne pas remarquer le pic d’énervement qui avait traversé M. White à l’instant même où le jeune homme lui avait fait cette proposition. Mais qu’aurait-il pu faire de plus ? Dans ce genre de situation, mieux vaut faire ce qui est nécessaire plutôt ce qui plait, quitte à ce que cela vexe. Il l’avait appris à ses dépends avec son frère, et dans le cas présent, laisser le professeur se battre avec son stylo était à ses yeux la pire fin possible.
« Étrange dilemme … » siffla dans sa tête le reptile.
« Que veux-tu ? On ne choisit pas ce genre de situations. Il faut bien trouver des solutions pour tout le monde quand on est encore valide. »
« Tu n’es pas obligé. »
« Personne ne l’est. Mais il en faut bien pour faire avancer la situation, non ? »
Il sembla acquiescer alors que son propriétaire eut un petit sourire triste et amer sur les lèvres avant de retrouver son air neutre.

Il s’avança de quelques pas, et attrapa le stylo entre ses doigts. Sa calligraphie avait toujours été impeccable à cause de son côté maniaque, plus ou moins forcé par sa malédiction. Il lui suffisait de tracer proprement les mots « James White » et tout était réglé. Mais juste l’idée de se sentir observer par un « public » légèrement à cran, lui donnait une petite sueur froide. « Amusant … »
Il s’apprêta à poser la plume sur la page déjà marquée lorsque le professeur reprit.
« Et ne t’avise surtout pas d’ébruiter cette histoire, suis-je clair ? »
Lence s’arrêta quelques très courtes secondes avant de tracer rapidement ce fameux nom, avec un « J » et un « W » majuscules très stylisés comme à son habitude.
« Vous n’avez pas besoin d’être aussi méfiant. Personne ne vous a vu. »
Pourquoi tant de méfiance et d’agressivité sur un sujet aussi simple ? C’était même assez paradoxale. Plus il allait porter d’importance à cet évènement, plus celui-ci allait prendre de l’ampleur pour rien.
Le jeune homme déplaça alors le stylo vers une nouvelle case pour y apposer cette fois sa signature, « L . De Tempérance » en élargissant la première lettre pour servir de support au reste du nom.
« Mais vous pouvez compter sur ma discrétion si cela vous rassure. »
Il se tourna alors vers l’étagère dédiée au retour de livres et y posa les siens. Il tendit ensuite la main à son professeur pour récupérer ses manuels et les mettre à leur place. Il s’attendait bien-sur à ce qu’il refuse son offre, mais au moins il aurait rendu service jusqu’au bout.

Cette situation avait un goût amer pour le jeune homme. Malgré tous ses efforts pour le cacher, cela lui faisait beaucoup trop penser à son aîné. « Foutu malédiction, et saloperie d’arbre à la con ! » Tout ça pour essayer de réussir l’impossible et de prouver leurs valeurs, il avait perdu en une seule petite journée sa mère et la bonne humeur de son frère. Le familier sentit tout de suite la montée en pression de son ami et resserra sa prise autour de son bras. Une tentative un peu vaine pour faire disparaitre la tristesse, mais qui fit tout de même chaud au cœur du sorcier qui se contenta de se mordre la lèvre pour penser à autre chose.

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MessageSujet: Re: Malvenue - Ft Lence de Tempérance Mar 21 Aoû - 18:22

Malvenue

Feat. Lence de Tempérance

Je ne regarde pas l’élève lorsqu’il signe à ma place.
Je ne regarde que mes mains posées sur mes genoux, tremblantes et totalement inutilisables. Je soupire en me demandant pendant combien de temps ça va encore durer. Ça pourrait durer plusieurs jours ou alors ça pourrait parfaitement s’arrêter à la fin de la journée, après que je me sois endormi. Dans tous les cas, je suis exténué et je ne sais pas si je pourrai assurer correctement mes cours du lendemain. Toute cette histoire me fatigue, je n’ai pas vraiment besoin que les gens remarquent mon état plus que lamentable.
Je serre les roues de mon fauteuil. Une douleur violente me parcourt les deux bras. Je me dis sans cesse que j’aurais sûrement ressenti cette douleur – et bien plus – pendant mes huit mois paralysé si jamais on ne m’avait pas drogué à la morphine à ce moment-là. Mais maintenant, y penser me fait plus de mal qu’autre chose. Je me gratte le cou, en proie à un soudain manque d’antidouleur. Je n’ai pas non plus besoin que le manque psychologique que je ressens par vagues depuis près de neuf ans vienne s’ajouter au reste. En vrai, je ne me suis jamais remis de l’arrêt de morphine.

- Vous n’avez pas besoin d’être aussi méfiant. Personne ne vous a vu.
- Sûrement… dis-je d’un ton distant en regardant autour de moi.

Pour le moment, je n’ai que la morphine en tête.
Entre mes bras qui me lancent toujours et des douleurs, que je sais fantômes, qui s’installent docilement dans mes jambes, je me dis que j’aurais bien le droit à une petite dose. J’essaye vainement de refouler l’idée mais celle-ci me martèle le crâne. De violents tics refont surface, sortis tout droit de ma dix-septième année d’existence. Mon visage et mon cou me grattent, je serre les doigts autour de mes cuisses afin d’essayer de calmer une douleur qui n’existe pas, ma bouche s’assèche. J’oublie jusqu’à ma présence dans la bibliothèque.
Pour le moment, je n’ai que la morphine en tête.

- Mais vous pouvez compter sur ma discrétion si cela vous rassure.
- Hein ? fais-je en reprenant doucement mes esprits. Euh oui… Il y a intérêt.

Même si j’arrive à me concentrer à nouveau sur autre chose, mon envie d’antidouleur reste bien ancrée dans mon esprit. Je jette un rapide coup d’œil à l’écriture de l’élève, bien plus soignée que la mienne. A côté, mon pauvre W tremblotant fait pitié. J’avale ma salive, me râcle difficilement la gorge. Le décor de la bibliothèque reprend doucement place autour de moi. Je me sens au plus mal… Mon esprit et mon corps me hurlent que j’ai besoin de morphine et seule mon semblant de volonté me permet d’y résister. Semblant de volonté qui s’effondrerait à la vue de la moindre pilule. Heureusement, je n’en ai pas. Sinon, qui sait ce qui se serait passé. Mais du coup, je dois subir les symptômes du manque de plein fouet.
C’est durant ces moment-là que je me souviens à quel point je suis faible.
Je remarque vaguement que l’élève tend la main pour récupérer mes livres et les poser sur l’étagère. Complètement exténué, je lui fais signe de s’écarter. Je n’ai même plus la force de m’énerver.

- Non…

Je retourne pour sortir les deux livres que je dois rendre de mon sac.
Rien que ce simple mouvement me demande une énergie monstre. Je les pose un à un sur mes genoux avant d’essayer tant bien que mal de les saisir correctement entre mes mains faiblardes et tremblantes. Une seule chose en tête : je peux y arriver seul. Jusqu’à ce que la douleur me reprenne et me les fasse lâcher. Je les regarde tomber par terre, sans un mot, les larmes aux yeux, les mâchoires serrées.
Je suis incapable de me baisser pour les récupérer. Le sol est tout simplement trop bas pour moi, je risquerais de chuter en avant. Je soupire avant de regarder à nouveau l’élève.

- Tu n’imagine pas à quel point tu es chanceux, lui annoncé-je d’un ton las.
Ft. le manque.
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MessageSujet: Re: Malvenue - Ft Lence de Tempérance Jeu 6 Sep - 14:07

De Tempérance
Lence

White
James

「 Malvenue 」

Le jeune homme se retourna pour regarder son professeur. Il comprit rapidement que celui-ci avait atteint sa limite et qu’il refuserait tout autre aide de sa part .
Non …
Cela paraissait logique dans un certain sens, si l’on suivait la philosophie de cet homme. Cette dernière n’était d’ailleurs pas très compliquée à comprendre, être coincé dans un fauteuil roulant vous rend dépendant des gens qui vous entourent. Le moindre escalier devient une montagne, de même pour une simple pente qui se transforme en précipice qu’il est difficile d’appréhender. On a alors besoin d’une autre personne pour vous accompagner, pour empêcher que votre chaise ne se décide à partir dans tous les sens, et surtout les mauvais. De plus, si vos mains décrètent qu’elles ne fonctionneraient pas aujourd’hui, vous pouvez aussi dire adieux à vos repas en solitaire ou même tout simplement à votre capacité à vivre sans personne pour vous assister.
Oui en effet, si l’on réfléchit quelques instants, on peut comprendre pourquoi avoir besoin d’aide peut être un fardeau pour certaines de ces personnes. Et c’est triste. Vous en arrivez à un point où vous vous mettez à rejeter, voire détester, les gens qui veulent votre bien. Par honneur, ou par peur des hypocrites …
C’est une réflexion qui ne te mènera à rien, Lence. Tu peux t'arrêter là.
Nâga n’avait pas tord sur ce point. Maintenant qu’il comprenait les raison, il n’avait pas besoin de partir dans une pensée mélancolique qui ne mènerait nul part.
Surtout que pendant les quelques secondes qu’il avait pris pour réfléchir, M. White avait essayé de rendre ses livres de lui même. Il fallait constater que sa tentative perdue d’avance s’était conclue comme prévu par un échec. Ses mains tremblaient horriblement et l’un de ses manuels avait fini sa course contre le sol. Un rapide regard sur son visage confirma aussi l’une des pensées de Nâga.
Il souffre. Il a mal. Et …
Oui, il est à bout de force. Cela a assez duré.
Lence planta ses yeux dans celui du professeur. Il y trouva quelques larmes mais aussi beaucoup de frustration. Oui, les choses avaient assez duré.
Tu n’imagine pas à quel point tu es chanceux.
Le sorcier ne bougea pas tout de suite, continuant d’observer son homologue pendant quelques très courtes secondes. C’était effrayant à quel point, M. White lui faisait penser à son frère durant les premiers jours suivant son accident. L’élève quitta alors son professeur du regard pour se baisser et ramasser rapidement le livre tombé au sol et celui sur ses genoux. Ce n’est qu’en les posant qu’il reprit.
Vous avez une définition bien triste de la chance.
Son ton fut assez froid. L’humour noir est quelque chose qu’il apprécie, mais il y a des moments à tout. Et là, ce n’en était pas un pour lui. Il prit alors quelques secondes pour contempler les reliures des livres qu’il venait de déposer avant de se décider à agir. Il déglutit difficilement avant de se retourner et de passer derrière le siège de son professeur.
Ne m’en voulez pas, mais je pense que c’est nécessaire.
Lence se mit alors à pousser calmement mais rapidement le siège de son professeur pour le faire quitter la bibliothèque. Il ne savait pas si ce dernier allait être d’accord ou s’il allait le coller pour manque de respect. Mais le jeune homme le fit quand même, tant pis pour la politesse.


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MessageSujet: Re: Malvenue - Ft Lence de Tempérance Sam 15 Sep - 11:39

Malvenue

Feat. Lence de Tempérance

L’élève ramasse le livre tombé au sol.
Je pince les lèvres en ravalant la boule dans ma gorge. Je déteste ça. J’ai toujours détesté ça. Être assisté. Même étant gamin, je faisais en sorte que ça ne m’arrive jamais. Une fois sorti de l’hôpital, j’ai supplié mes parents, ma famille, mes proches de me laisser me débrouiller seul. J’ai failli les convaincre que je n’avais pas besoin de leur saleté d’aide, jusqu’à ce que je tombe de ma chaise et que je ne sois pas capable de remonter dessus. Ce jour-là, j’aurais préféré qu’ils me laissent par terre. Ce fut l’une de mes plus grandes hontes de mon existence, si ce n’est la plus grande. Dans mon esprit, celle que je vis aujourd’hui n’atteint même pas le dixième de sa cheville, mais ça ne m’empêche pas de ressentir une forte vague de honte lorsque je vois cet élève faire à ma place ce que j’aurais parfaitement été capable de faire un jour lambda.
D’ailleurs, je ne connais même pas son nom, à ce petit con.

- Vous avez une définition bien triste de la chance, me dit-il, fier de sa philosophie.
- Tssk.

Je ne prends pas la peine de répondre à son affirmation.
Il semble tellement sûr de lui, ce serait cruel de ma part de lui enlever ça. Mais il ne semble pas se rendre compte que des petites choses qu’il possède et qui pourraient lui être arrachées en un instant. Outre un corps parfaitement fonctionnel, il possède un toit, de la nourriture dans son assiette, une éducation tout assurée.

- Ne m’en voulez pas, mais je pense que c’est nécessaire.

“Un corps parfaitement fonctionnel“.
Ce ne sera sûrement plus le cas une fois que je lui aurai arraché les yeux à la petite cuillère.
Parce que oui. Le voilà en train de pousser mon fauteuil. Mon esprit, qui était alors toujours tourné vers l’absence frustrante de morphine dans ma vie, oublie soudainement tout ce à quoi il pensait pour se mettre à bouillonner de rage.
Je bloque les roues avant qu’il ne m’amène trop loin.

- Où est-ce que tu crois m’emmener comme ça ? demandé-je. Et tu comptais faire quoi de toute façon ? M’abandonner dans un couloir ? Ou pire, aller à l’infirmerie ? Parce que tu penses que cette idiote d’infirmière aurait de quoi me calmer ? Si c’est le cas, tu es bien naïf.

Je repense vaguement à Aurore.
Elle aussi m’aidait. Je le voyais bien. Et pourtant, à elle, je ne lui ai jamais rien dit, de crainte de la vexer ou qu’on finisse par s’énerver tous les deux. En quatre ans, on ne s’est jamais disputé. Ne serait-ce qu’une fois. Je crois que j’avais peur de cette idée, et peut-être bien que c’était réciproque. Et finalement, lorsqu’on s’est engueulé pour la première fois, tout est sorti d’un coup, des deux côtés, et ça s’est conclu sur une rupture. C’est lorsqu’elle est partie que je me suis rendu compte à quel point sa présence facilitait mon existence. Soudainement, des tas d’objets se sont retrouvés trop hauts pour moi. Elle m’aidait à m’habiller, à me déshabiller. Et dans les journées comme celle-ci, elle était là, tout simplement.
Du jour au lendemain, j’ai dû réapprendre à tout faire moi-même. Ça a pris bien assez de temps, je n’ai pas besoin qu’un élève qui se croit plus malin que tout le monde vienne gâcher tout ce travail.

- Tu sais quoi ? continué-je. Si tu veux jouer les bons samaritains, vas y jouer ailleurs et sûrement pas avec moi. Je ne suis pas l’un de ces clichés sur jambes qui acceptent l’aide des autres sans broncher parce que “je suis en fauteuil mais je le vis bien“, fais-je en mimant les guillemets avec mes doigts.

Quiconque nous verrait pourrait penser que je suis en proie à une véritable crise d’hystérie. Rien de telle que la colère pour me faire buter sur des mots pourtant simples et que je connais parfaitement.
Ft. La Crise d'Hystérie.
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MessageSujet: Re: Malvenue - Ft Lence de Tempérance Dim 7 Oct - 14:38

De Tempérance
Lence

White
James

「 Malvenue 」

Le jeune homme s’arrêta immédiatement de pousser le siège de son professeur lorsque celui-ci le bloqua avec ses mains. Au moins il avait encore la force de pouvoir le faire, c’était encourageant dans un sens. Mais cela ne changeait rien à la situation que Lence voulait éviter. Ils étaient maintenant bloqués en plein milieu de la bibliothèque.

- Où est-ce que tu crois m’emmener comme ça ? Et tu comptais faire quoi de toute façon ? M’abandonner dans un couloir ? Ou pire, aller à l’infirmerie ? Parce que tu penses que cette idiote d’infirmière aurait de quoi me calmer ? Si c’est le cas, tu es bien naïf.

Il fallait vraiment être misanthrope à un haut niveau pour avoir ce genre de réflexion, mais dans un sens, c’était plus ou moins compréhensible. Cela paraissait évident pour le jeune sorcier qu’il n’allait pas lâcher son enseignant en plein milieu d’un couloir plein de monde pour faire totalement l’inverse de ce qu’il cherchait à faire à la base … mais c’était peut-être lui qui avait une logique trop pragmatique sur le sujet.

- Tu sais quoi ? Si tu veux jouer les bons samaritains, vas y jouer ailleurs et sûrement pas avec moi. Je ne suis pas l’un de ces clichés sur jambes qui acceptent l’aide des autres sans broncher parce que « je suis en fauteuil mais je le vis bien ».

Lence eut un léger réflexe de recul, en détournant la tête sur le côté, de manière peut-être un peu dédaigneuse pour une personne extérieur, mais surtout pour éviter le regard inquisiteur de son interlocuteur. Il se mordit l’intérieur de la joue pour faire partir l’étrange sensation qui commençait à progresser au fond de lui. Sa malédiction ou simplement un sentiment de malaise face à la situation, il n’aurait pas pu réellement le dire lui-même. Il sentit aussi rapidement le regard de son familier se poser sur lui. Nâga sentait la situation tournée et resserra sa prise sur le bras de jeune homme.

- Vous ne voulez peut-être pas de mon aide mais vous n’arriverez pas à retourner chez vous rapidement, et surement discrètement. Peut-être que je ne pourrais jamais savoir ce que ça fait d’être dans votre situation, mais je peux le comprendre. Si quelque chose est nécessaire pour vous mais que vous la refusiez systématiquement par éthique, eh bien, il est mieux que je le fasse quitte à ce que vous m’en vouliez après. Du moins, c’est ce que je fais pour mon frère.

Il continua d’esquiver le regard de son professeur. C’était peut-être très discret, mais il venait d’aborder un sujet privé avec ce dernier. Lence était plutôt ce genre de personne qui n’aborde jamais le sujet de sa famille, et cela pour diverses raisons. D’abord, ce sont des sorciers, et bien que les Tempérance en soient fiers, il n’est pas nécessaire d’attirer trop les regards. Cela s’apparenterait plus à une fierté personnelle qui se défendrait coute que coute mais qui ne s’exhiberait pas. C’est peut-être une forme de maturité doublée de prudence, mais c’est comme cela qu’il voyait leur lignée. Ensuite, parler de famille revenait à parler d’échec. Ce qui ressort le plus après la réussite relative de son arrière-grand-père dans leur histoire commune, c’est l’échec, justement, de celui-ci ainsi que de sa mère et son frère. Ça ne devait pas être le cas pour tous ses parents, mais le jeune homme avait à un rapport avec cette notion bien trop forte pour la laisser si facilement de côté.
Nâga fit rapidement le tour de l’épaule du jeune homme pour venir lui imposer sa présence. Il le sentait divaguer et cela ne mettait jamais à rien de bon, du point de vue de l’animal.

- Quand l’on parle à quelqu’un, on le regarde Lence.

Le jeune homme acquiesça rapidement avant de se retourner vers l’éducateur, attendant sa réponse, ou du moins un signe distinctif qui lui dirait clairement d’aller se faire voir. Son familier avait toujours été là pour le tempérer. Il savait ce qui était bon pour lui dans un sens, blaguant quand il le fallait et le remettant à sa place lorsque cela était nécessaire.


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MessageSujet: Re: Malvenue - Ft Lence de Tempérance Sam 13 Oct - 20:09
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Malvenue

Feat. Lence de Tempérance

Les regards extérieurs diront que j’ai peut-être été un poil trop violent envers le jeune homme. Ou même envers l’infirmière que j’ai traité d’idiote et qui n’avait décidemment rien demandé étant donné qu’elle n’était tout simplement pas présente. Mais ce que j’ai dit est vrai : l’infirmière n’aurait pas pu me soulager. Depuis ma cure de morphine, les autres antidouleurs n’ont presque plus d’effet sur moi. Et encore, pendant quelques années après être sorti de l’hôpital, ils n’avaient plus aucun effet sur moi. Était-ce parce que les douleurs étaient tout simplement imaginaires ou parce qu’il y avait un réel effet biologique à mon insensibilité ? Je n’en sais foutre rien mais dans tout le cas, tout ceci tend à s’améliorer avec le temps. Je bénis le jour où un Doliprane sera à nouveau efficace pour un simple mal de crâne.

- Vous ne voulez peut-être pas de mon aide mais vous n’arriverez pas à retourner chez vous rapidement, et surement discrètement, fait le gosse.
- Parce que tu es tellement malin que tu sais où j’habite ? répliqué-je.
- Peut-être que je ne pourrais jamais savoir ce que ça fait d’être dans votre situation, mais je peux le comprendre, continue-t-il.
- Oh ? Tu le penses vraiment ? fais-je, ironique.
- Si quelque chose est nécessaire pour vous mais que vous la refusiez systématiquement par éthique…

Hein ?
Drôle d’utilisation du mot “éthique“.
Qu’est-ce qu’il a bien voulu dire ? Si je refuse son aide par sens moral… ? Hein ? Je ne comprends rien à ce qu’il me raconte. Je refuse son aide par pur fierté – oui, j’en ai conscience, oui – et pas parce que c’est ce que je trouve juste. Est-ce qu’il se comprend lui-même en fait ? Son vocabulaire et son phrasé sont tellement soutenus qu’il doit sûrement venir d’une famille importante ou je ne sais quelle connerie. Et puis, ses réflexions philosophiques, je m’en passerai bien, merci.

-  …eh bien, il est mieux que je le fasse quitte à ce que vous m’en vouliez après. Du moins, c’est ce que je fais pour mon frère, finit-il.

Mais qu’est-ce que j’en ai à carer de son frère ?
Dans la tête des gens, les handicapés ont tendance à se regrouper mystérieusement les soirs de pleine lune pour parler de ce qui les dérangent dans leur vie mais pour finir par dire “ça va, je tiens le coup, je suis fort“. Si vous voulez mon avis, ceux qui font ça sont des crétins doublés d’utopistes. Donc des doubles-crétins en somme. S’ils pensent qu’en parler va soudainement faire partir tous les problèmes, tant mieux pour eux. Je ne fais pas partie de leur espèce, voilà tout. Qu’ils restent dans leurs problèmes, je dois déjà m’occuper des miens. Je suis loin d’être ce genre de personne qui prend en pitié les autres parce que, oh pas de chance ! ils sont comme moi. Certes, ils sont comme moi, et alors ? Ce n’est pas une raison pour soudainement devenir copain comme cochon et parler des meilleures huiles à mettre sur nos roues ou nos prothèses pour qu’elles glissent mieux.

- Et qu’est-ce qu’il a ton frère ? demandé-je, la voix dégoulinant de rancœur. Il est malade ?
Ft. Un connard.
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