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 :: Le Domaine de Sainte Catherine :: Le Ventre de l'Hydre
MessageSujet: Coffee Stop ★ James Mar 19 Juin - 18:24
❝ Coffee Stop
- avec James White

Charlie revenait de la salle des professeurs, son mug à l'effigie de Spark dans la main. Quel joli cadeau de la Fête des Mères quand même ! Ses enfants avaient photographié le Familier Thunderbird et avait envoyé ladite photo sur un site permettant de transferer l'image sur l'objet de son choix. Et vu les doses de caféine que la blonde avait besoin d'ingurgiter par jour, ce mug semblait être un cadeau de Dieu lui-même. D'accord, pour en venir à lui offrir cela, même ses enfants devaient avoir remarqué sa passion pour le liquide noir et amer. Ou alors Peter leur avait soufflé l'idée … Bref, elle était réellement addict et ça risquait de mal finir : insomnie, nervosité, accélération du rythme cardiaque, crise d’angoisse, palpitations, tachycardie, arythmie… heureusement que la Magicienne avait une alimentation équilibrée et faisait du sport.

Quand elle tourna à l'angle du couloir, elle évita de justesse un étudiant visiblement pressé et leva son mug pour ne pas le blesser avec le café brûlant : résultat des courses, Charlie s'en reversa un peu sur son pull vert. Outre la soudaine douleur dû à la sensation brutale de la brûlure, le plus douloureux fut sa pensée pour son pauvre pull : il n'avait rien fait pour mériter cela. Un si jolie pull vert émeraude en cachemire … Heureusement que Neal n'était pas là pour ça. Et heureusement que Charlie pouvait utiliser la magie presque à sa guise. D'un claquement de doigts, la tâche s'évapora bien que le niveau de sa tasse reste inchangé depuis l'accident. Ce qui était normal : ce qui avait disparu ne pouvait pas revenir.

Reprenant de son pas assuré, elle fit voler ses lourdes boucles par dessus son épaule. Spark était resté dans son bureau, confortablement installé dans une espèce de petit nid synthétique que Charlie avait installé pour lui. L'oiseau était si minuscule que son poids très léger sur son épaule, elle avait finit par ne plus le sentir occasionnellement. Si bien que quand elle chassait ses cheveux d'un grand geste comme celui-ci, le petit Familier n'avait pas toujours forcément le temps de se dégager de son épaule. Le nombre de fois où l'animal mythique avait été projeté en hier ou se retrouvait coincé dans ses cheveux … Heureusement que Sofia avait été là pour les aider à se dégager l'un et l'autre.

A ce nouvel angle de couloir, elle fit en sorte de moins frôler le mur, évitant cette fois une élève visiblement à sa recheche. Charlie la reconnaissait pour l'avoir souvent dans son bureau ces temps-ci. La période des examens étaient toujours un stress insoutenable pour la classe des Dragons et cette gentille Magicienne se rendait malade pour un simple test de connaissance au cours de l'année. La blonde n'était revenue à Sainte Catherine que depuis le début de l'année mais elle la rencontrait au moins trois fois par semaine. Il y en avait des gens comme ça et Charlie se devait de les aider. C'était bien plus difficile à vivre pour eux que pour les autres vivant avec eux. Peu importe à quel point ils pouvaient paraîtrent « pénibles » ou « chiants » ou tout autre adjectif négatif.

Après lui avoir assuré que oui, elle serait disponible ce soir après les cours pour discuter tranquillement, Charlie reprit son chemin. Elle n'avait jamais été l'étudiante stressée de nature, travaillant convevenablement tout au long de l'année. Certes, elle avait préféré passer son temps sur le terrain de Balai Volant mais quand il fallait préparer un contrôle, elle n'était pas la plus perdue. Tout ceci étai loin derrière elle maintenant. Maintenant, elle devait aider les autres à supporter leur stress des examens. Ca et autre chose. Gérer les crises familiales, les adolescents à problèmes, le poids des Malédictions des Sorciers … ah non, son travail n'était pas de tout repos.

La blonde porta sa tasse à ses lèvres, sans s'arrêter de marcher. Le café était toujours aussi chaud et elle s'étouffa légèrement quand le liquide vint brûler sa gorge tout du long. Blessée par ce qu'elle aimait le plus, quelle tragédie. Utilisant sa langue pour venir récolter les dernières gouttes encore accrochées à ses lèvres, Charlie ne fit pas attention à là où elle allait. Résultat : elle percuta quelqu'un et à nouveau, la sensation d'une violente brûlure à l'abdomen. Pauvre, pauvre pull !!

« C'est pas vrai ... »

Le destin s'acharnait contre elle, là. Un nouveau claquement de doigts et le vêtement était à nouveau propre. En revanche, il restait à peine de quoi boire une gorgée dans son mug. Bizarre, son pull n'avait pas été autant imbibé … Elle baissa ses yeux clairs en direction de ce qu'elle avait percuté, s'attendant à un Faune au bord des larmes ou à la limite à un Pégase plus petit que la moyenne mais ce ne fut pas du tout le cas. Mais alors, pas du tout … !

« … Monsieur White … ! Je suis désolée, vous allez bien ?! Attendez, je vais vous nettoyer ! »

Secouant son mug dans tous les sens sous le coup du choc, Charlie claqua une troisième fois des doigts pour retirer le café brûlant des jambes de son collègue Cerbère. Bon, ce n'était pas comme s'il sentait quelque chose à ce niveau là mais bon … le café était quand même brûlant. Elle ne l'avait même pas entendu arriver.

« Vous devriez peut-être aller à l'infirmerie, pour vérifier que vous n'êtes pas brûlé. »  



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MessageSujet: Re: Coffee Stop ★ James Sam 23 Juin - 14:04

Coffee Stop

Feat. Charlie Gleeful

- Mon pantalon… !

J’entends ma voix se déchirer.
Il était neuf… Et le voilà rincé de café, d’après l’odeur. Je dirais même de café brûlant, vu la légère fumée que je vois se dégager de mon jean désormais ruiné. Heureusement que le foutu lézard n’était pas sur mes genoux à ce moment-là, sinon, il aurait pris une sacrée douche. D’ailleurs, où est-il, celui-ci ? Je ne crois pas l’avoir vu de la journée. Il est peut-être quelque part au fond de mon sac… Ou dans ma chambre. Le fait est qu’il n’était pas sur mes genoux lors de la collision. Mais bref, tout ça ne restaure pas mon pantalon tout neuf et désormais totalement détrempé.
Je me dirigeais tranquillement vers la salle des professeurs, afin de profiter de mes deux prochaines heures de pause pour corriger les devoirs de français des Pégases. Ne pas être professeur d’une matière principale me laisse largement le temps de préparer mes cours en avance, ou encore de corriger mes copies dans un temps qui ferait sûrement pâlir de jalousie la plupart de mes collègues. Ainsi donc, je me dirigeais vers la salle des professeurs afin, en premier lieu, d’investir la machine à café comme je sais si bien le faire, puis de m’installer sur une table pour les deux heures suivantes.
Mais c’était sans compter sur la personne qui, apparemment totalement à l’ouest, m’a foncé dans les jambes pour renverser une bonne partie de son café sur mes genoux. Je veux bien croire qu’on ne m’ait pas vu – je ne dois pas dépasser le mètre trente dans ce fauteuil – mais tout de même. Un peu d’attention ne lui ferait pas de mal. Ça lui aurait sûrement évité de ruiner mon jean.
Qui donc a osé faire ça, je me le demande.

- C’est pas vrai…

Je lève les yeux vers l’auteure de ce massacre.
Charlie Gleeful. La psychologue scolaire. La psychologue scolaire qui est apparemment bien plus préoccupée par le contenu de sa tasse de café que par la personne dans laquelle elle vient tout juste de foncer. Son sens des priorités m’échappe. Elle finit tout de même par se demander qui donc a-t-elle bien pu percuter, avant de baisser les yeux vers moi. La panique commence doucement à éclairer son regard lorsqu’elle se rend enfin compte qu’elle m’a bel et bien foncé dedans. C’est à la fois drôle, à la fois vexant.

- … Monsieur White … ! fait-elle en secouant sa tasse de café dans tous les sens. Je suis désolée, vous allez bien ?! Attendez, je vais vous nettoyer !
- Faites gaffe avec votre arme, dis-je en pointant son mug du doigt.

J’espère qu’il est vide.
Je n’apprécierais pas vraiment en reprendre une couche.
Elle claque des doigts, le café s’évapore de mon pantalon, et je serre les dents. J’aurais parfaitement pu le faire seul. Je m’apprête à lui faire remarquer sèchement que je ne suis pas un incapable lorsqu’elle rajoute quelque chose qui m’exaspère encore plus.

- Vous devriez peut-être aller à l'infirmerie, pour vérifier que vous n'êtes pas brûlé.
- Sûrement pas, réponds-je d’une voix bien trop cassante.

Comme si j’avais la moindre envie d’aller m’enfermer dans cette pièce qui sent beaucoup trop le désinfectant à mon goût. Et surtout, comme si j’en avais besoin. Plus je suis éloigné de l’infirmerie, mieux je me porte. C’est aussi simple que ça. Je commence à manœuvrer pour la contourner tant bien que mal, et pour me diriger vers la salle des professeurs. Le plus loin possible de la catastrophe ambulante. Elle allait dans l’autre sens, peu de chance qu’elle se décide soudainement à me suivre. Et normalement, vu la quantité de café qui s’est retrouvée sur mes genoux, sa tasse devrait être vide. Plus de danger à l’horizon, donc. Je crains soudainement qu’elle se décide à faire demi-tour parce que sa tasse de café est vide, justement. Pourquoi a-t-il fallu que celle école n’ait qu’une seule sacro-sainte machine à café aussi ?

- Je me débrouillerai tout seul ce soir, lui annoncé-je en m’éloignant.

Je croise les doigts pour qu’elle ne se mette pas à me suivre.
Ft. La tasse de café
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MessageSujet: Re: Coffee Stop ★ James Mer 15 Aoû - 22:27
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« Mon pantalon… ! »

Le café ! Le sacro saint café ! Gaspillé … quelle ignominie. Pas tant pour l'histoire du gaspillage, bien avant le fait d'avoir blessé un collègue car le liquide était littéralement bouillant mais surtout parce que c'était une tasse entière que Charlie n'allait pas pouvoir boire. Elle voulait du café, elle avait besoin de café ! Le café, c'était une partie intégrante de son alimentation, ça circulait en même quantité que son sang dans ses veines. Sans café, elle n'était qu'une loque, dépourvue de force et de motivation, juste bonne à se laisser porter par le vent. Une carcasse vide. Le café, c'était ce qui permettait à Charlie de rester dans son corps et de ne pas se laisser aller au désespoir de la vie quotidienne.

Alors, oui, certes, c'était vraiment très bête pour ce pantalon. Mais son collègue pouvait aussi bien ne rien porter ! Effet « Cool Biz ». Sans pantalon, il pouvait quand même enseigner. Il allait recevoir pas mal de réflexions mais c'était tout. Charlie sans son café, elle n'était rien. Tout juste bonne à regarder bouger les aiguilles de l'horloge. Non mais quelle journée vraiment pourrie. Quelqu'un là haut s'amusait vraiment à détruire chaque rayon d'espoir qu'était son moment café. Entre les étudiants qui avaient absolument besoin de lui parler à ce moment précis, sa mère qui appelait pour -enfin- prendre de ses nouvelles, et le fait de devoir attendre que le café soit prêt parce qu'un imbécile finit avait oublié de refaire couler cette magie liquide, voilà que maintenant, elle pouvait ajouter les profs de Français surgissant d'un coup à sa liste.

« Faites gaffe avec votre arme. »

Arme, nectar divin … deux visions différentes mais le problème était le même. Charlie n'avait plus rien dans sa tasse et James était probablement brûlé. Un peu de pommade et basta, Line devait avoir ça dans son infirmerie. Les cours de Potions, se souvenait-elle, pouvaient finir de drôles de façons. Une main un peu trop proche d'un chaudron en pleine activité et l'accident était vite arrivée. Elle, il allait falloir qu'elle reparte en arrière pour se servir à nouveau une tasse, en prenant en compte que la cafetière avait dû être vidée par un énième énergumène. Ouh, ça lui donnait envie de jeter des sorts à tout le monde.
Ah.
Correction : il lui restait une gorgée. Elle l'avala cul sec, la tête bien en arrière pour être certaine de ne rien gaspiller. Ça faisait du bien par là où ça passait.

Le pantalon de son collègue propre et elle un peu plus active dans son cerveau, elle prit enfin conscience qu'elle avait vraiment dû blesser James. Droite, gauche, aucun élève. Avec ces créatures là, on était pas certain qu'une sale rumeur envahisse les couloirs. Du genre « la psy attaque les profs avec du café » ou « la psy s'en prend aux handicapés ». Ou pire, « la psy s'en prend aux Sorciers ». Bonjour, la bonne pub. Aucune chance pour elle de valider sa thèse avec un passif pareil. Mais bon, ce n'était qu'un accident, pas vrai ?

Oui, parce qu'autant se le dire, elle n'allait pas traiter James différemment parce qu'il utilisait un fauteuil roulant. Elle ne connaissait pas très bien l'homme mais elle imaginait qu'il préférait être traité ainsi également. La plupart des gens préféraient être traités normalement et qui était-elle pour refuser d'accéder à cette requête ? Elle aurait cramé Benjamin, ça n'aurait pas été différent. Patron, pas patron, la seule machine à café était loin de son bureau donc elle devait se déplacer. Tant pis pour lui s'il était sur sa route.

« Sûrement pas. »

Quelle tête de mule. Les doigts bien accrochés à la hanse de son mug, Charlie lui jeta un regard blasé. Le niveau de caféine n'était pas assez haut pour obtenir mieux d'elle pour l'instant. Il n'allait pas rester dans cet état quand même ! Peut-être qu'à deux avec Line, en plaidant l'accident aux lourdes conséquences, l'infirmière serait capable de traiter la brûlure rapidemment. Ou alors, une immobilisation musclée. Mais qui voir pour ça ? Frederick ? Il fallait d'abord le sortir de devant son chaudron et Sofia avait plus d'arguments qu'elle pour ça. Meh, tant pis, il était assez grand pour se débrouiller seul et refuser de se faire ausculter.

« Je me débrouillerai tout seul ce soir. »

Elle le regarda partir avant de hausser les épaules. Il fallait qu'elle rebrousse chemin vers la salle des professeurs pour remplir à nouveau sa tasse. Journée merdique. Même pas son mari pour la câliner après. Mais il fallait voir le point positif ! Sa tasse n'était pas cassée. Déjà que nettoyer son pull et le pantalon de James lui avait demandé un peu de concentration … réparer son mug aurait demandé une perfusion de caféine pour accomplir le miracle de réparation.

« Comme vous voulez. Vous êtes grand, vous pouvez vous débrouiller. »

Elle était déjà Maman de deux gosses, pas la peine de jouer la mère poule avec les autres gens dans Sainte Catherine. Les élèves, okay, pourquoi pas mais les profs ? C'était bien trop perturbant à imaginer. En plus, il avait quel âge, James ? Fichtre, elle n'en savait rien. Ca l'intéressait ? Bah, le manque de caféine, sans doute.

« Mais c'est stupide de refuser de faire vous ausculter juste parce que vous avez peur de l'infirmerie. Ou alors, vous avez peur de Line ? Elle est tellement adorable, elle vous passera au moins un tube de pommade. »

Plus le duo se rapprochait du couloir abritant la salle des professeurs, plus elle craignait de perdre le contrôle si elle trouvait la cafetière vide. Gromelant de sombres malédictions, elle ne sentit pas que Spark s'envolait de son épaule pour venir voleter près de James. Il était si petit qu'il pouvait aisément tenir dans son poing. Il n'aimait pas quand Charlie était en manque. La situation pouvait vite dérailler.

« Mais sincèrement, je m'excuse. Je fais plus attention que ça, d'habitude. Mauvais endroit, mauvais moment, il a fallut que ça tombe sur vous. »

Un élève aurait été à sa place, elle l'aurait traîné par les cheveux s'il le fallait à l'infimerie. Le James, en revanche, elle préférait ne pas trop s'y frotter. Quelque chose lui soufflait à l'oreille qu'elle pouvait le regretter amèrement.  



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MessageSujet: Re: Coffee Stop ★ James Mar 21 Aoû - 18:16

Coffee Stop

Feat. Charlie Gleeful

Elle me suit.
J’en étais sûr.
Sa tasse de café est vide et visiblement, elle est comme moi : en manque de caféine. Je l’entends donc faire demi-tour en refoulant mon exaspération et la voilà qui me rattrape en deux pas. J’espère au moins que la cafetière n’est pas vide, ça m’aiderait bien à tenir pour ce début de journée bien merdique comme il faut. Si elle est vide, je crois que je vais péter un câble. Plus que tout, j’ai besoin de ma dose quotidienne de café. Voire même du double de ma dose quotidienne de café, si on compte la présence insupportable de la psychologue scolaire qui a visiblement décidé de ne pas me lâcher.

- Comme vous voulez. Vous êtes grand, vous pouvez vous débrouiller.
- C’est ça… réponds-je d’une voix blasée au possible.
- Mais c'est stupide de refuser de faire vous ausculter juste parce que vous avez peur de l'infirmerie, me fait la psychologue. Ou alors, vous avez peur de Line ?

Ah…
Elle est marrante.
“Peur de l’infirmerie“, on ne me l’avait jamais faite, celle-là. Pire : “peur de l’infirmière“. Sérieusement, du haut de ses vingt ans, elle ne fait pas vraiment peur. Et au moins, elle a la décence de ne pas me harceler dès que je la croise dans un couloir. Je pense qu’on aurait eu une infirmière qui m’aurait trainé dans son infirmerie toutes les semaines pour faire un bilan de santé global inutile, je l’aurais envoyé balader depuis fort longtemps maintenant. Par chance, ce n’est pas le cas. Et de toute façon, j’ai mieux à faire que de passer trois heures dans une infirmerie. Je sais m’occuper de moi-même, merci bien.
La psy ferait mieux de s’en souvenir. Je fixe d’un œil mauvais sa bestiole qui s’est mise à voler autour de moi. Elle ne pourrait pas la dresser, non ?

- Elle est tellement adorable…

Je grommelle quelque chose qui ressemble vaguement à un “I don’t care“ avant de me dire que c’est ce que doit penser le garde-chasse de l’infirmière. “Adorable”. Je lève les yeux au ciel.

- Elle vous passera au moins un tube de pommade.
- Pas besoin, j’ai déjà de la Biafine si jamais je prends des coups de soleil.

Propos ironique au possible étant donné que je suis blanc comme un cadavre.
A croire que ça fait dix ans que je n’ai pas vu la lumière du soleil. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé de bronzer. Ma peau refuse juste de prendre une teinte autre que le blanc porcelaine de Limoges ou le rouge vif signe qu’il faut arrêter de m’emmerder. D’ailleurs, je sens mes oreilles chauffer de plus en plus. Ça risque de devenir dangereux pour mon entourage si elle continue. Et pis son maudit piaf qui volette autour de moi n’arrange pas les choses, il faut avouer. Je me retiens avec peine de le saisir pour l’envoyer valser contre un mur. Il ne manquerait plus que mon propre foutu lézard se joigne à la partie des emmerdeurs par sa simple présence et ce serait le pompon.

- Mais sincèrement, je m'excuse. Je fais plus attention que ça, d'habitude. Mauvais endroit, mauvais moment, il a fallu que ça tombe sur vous.
- Eh bien, la prochaine fois, peut-être que vous ferez plus attention, lui balancé-je sans aucune subtilité. Ça vous apprendra à regarder devant vous en marchant.

Accepter sobrement ses excuses ?
Quelle idée.
Arrivé dans la salle des professeurs avec les oreilles plus rouges que jamais, si bien que même mes joues commencent à chauffer, je remarque la chose qui finit de m’exaspérer au plus haut point.

La.
Cafetière.
Est.
Vide.

Je serre les dents en la fixant.
Finalement, je détache mon regard de l’horreur que peut me provoquer la vue d’une cafetière vide avant de me diriger vers elle, bien décidé à refaire du café le plus vite possible afin de noyer la personne responsable de ce désastre dedans. J’en profite également pour pester contre un peu près le monde entier.

- C’est quand même pas compliqué de refaire du café, marmonné-je dans ma barbe. Ça prend quoi… Deux secondes ? Mais non. Pas foutu d’en refaire. Et qui a acheté ça ?

Je me retrouve avec une boite de café soluble d’une qualité plus que médiocre dans les mains, devant une cafetière où il n’y a même plus d’eau. Qui ne serait pas énervé face à une telle vision ? Je commence à verser rageusement le café dans le filtre tout en continuant de maudire tout le monde à haute voix et en m’imaginant faire avaler de force la poudre immonde à celui qui l’a achetée. Cuillère par cuillère.
Ft. la cafetière vide.
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MessageSujet: Re: Coffee Stop ★ James Jeu 18 Oct - 19:42
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D'accord, cet homme était un condensé de rage pure et de haine pour ses semblables. Chouette, absolument génial. Comme si elle avait vraiment besoin d'affronter cet être démoniaque alors qu'elle était elle-même à la limite de l'infarctus par manque de caféine. C'était bien la seule chose qui faisait encore fonctionner ses organes avec la masse de travail qui attendait sur son bureau. Elle prit une grande respiration, se forçant à se calmer, à se dire qu'ils étaient deux à souffrir d'un manque de café. Ça ne pouvait être que cela. Charlie avait bien évidemment, toujours un œil rivé sur qui utilisait la machine à café. Histoire de savoir qui oubliait régulièrement de la remettre en route pour les autres. Et ils étaient nombreux, les saligauds ! On ne pouvait avoir confiance en personne.

« Eh bien, la prochaine fois, peut-être que vous ferez plus attention. Ça vous apprendra à regarder devant vous en marchant. »

Ce fut avec un sourire très crispé que Charlie s'arrêta net, afin de retenir quelques insultes un peu trop salées à son goût pour décrire son collègue. Ne pas le frapper à l'arrière du crâne avec sa tasse vide … ne pas faire comme à Mogan, cette magnifique ville espagnole dans laquelle elle avait assommé un homme après une sangria de trop. Elle avait une excuse à l'époque, là, strictement aucune. Au pire, ce n'était pas comme si son collègue risquait pire niveau incapacité corporelle. Cela dit, en frappant vite et bien, elle pouvait potentiellement lui retourner le cerveau et le transformer en légume poli et courtois. Ce ne serait plus le même James qu'avant mais cette version était bien plus préférable. Mais ne sachant pas comment elle expliquerait cela à son patron, elle abaissa sa main. Ne pas se faire virer maintenant.

La salle des professeurs n'accueillait que trois professeurs et deux surveillants, contrairement à plus tôt, quand elle était encore vide et silencieuse. Que faisaient-ils là ? N'avaient-ils pas leurs propres salles à eux, ces voleurs de café ?! Bon, pour le peu qu'ils travaillaient (elle ne le croisait jamais dans les couloirs, alors ils devaient forcément avoir une autre occupation … foutus syndicalistes), ils n'avaient PAS besoin de café, eux. Charlie avait prévu, au cas où, et avait laissé de quoi se servir deux tasses bien remplies alors avec le monde dans la salle et la capacité de remplissage de la cafetière … oui, il devait rester largement de quoi boire en sachant que quelqu'un avait forcément dû en refaire pour que tout le monde ait une tasse remplie entre les mains.

Cette fois-ci, quand son regard se détacha de ses collègues, elle s'arrêta à temps pour ne pas percuter l'arrière du fauteuil de James. Une seconde crise n'était pas du tout dans son emploi du temps. Il serait capable de lui faire payer douloureusement son inattention et elle ne voulait pas voir jusqu'où il pourrait aller. Cette école abritait déjà assez d'élèves qui enfreignaient les règles. Jetant un regard mauvais à l'homme juste devant elle, la psychologue releva les yeux pour les fixer sur la machine à café. Ah.

« C’est quand même pas compliqué de refaire du café. Ca prend quoi… Deux secondes ? Mais non. Pas foutu d’en refaire. Et qui a acheté ça ? »

La plainte haineuse de James ne tomba pas dans l'oreille de Charlie, trop occupée à insulter certaines Mamans, Dieu et quelques orifices avec des insultes américaines très illustrées. Insultes qu'elle réservait pour le travail, histoire que ses enfants n'aient pas la charmante idée d'aller les répêter à leur père. Un mouvement de main sur son front pour chasser une mèche blonde et Charlie s'approcha du distributeur de nourriture pour au moins se chopper un paquet de Smarties. Pas très sain mais en attendant que le café soit prêt, elle ne voulait pas approcher James. Il avait le regard de quelqu'un prêt à utiliser la violence à l'aide de la cuillère pour doser le café.

Forcément, rien n'irait bien maintenant. Le hasard voulu qu'à ce moment là, Spark se mit à dégager une trop forte dose d'électricité et fit sauter la prise reliant le distributeur ET celle de la machine à café. Il y avait maintenant cette étrange fumée pas du tout sympathique qui s'élevait de la prise. C'en fut trop. Charlie se laissa tomber et enfonça son visage dans ses bras. Quelle horrible journée. Elle allait pleurer. Elle n'osait pas non plus regarder James. Il allait la tuer et lui rouler dessus et la tuer à nouveau. Ce qui serait toujours moins douloureux que de passer le reste de la journée sans sa caféine.

Elle sentit Spark se glisser sur son épaule, pour se cacher parmi ses nombreuses boucles blondes. Faire le mort était une stratégie intéressante mais Charlie n'avait pas un opposum : ça ne marcherait pas pour elle.. Tant pis, il allait falloir affronter le démon. Elle se releva, les lèvres pincées pour retenir un nouveau flôt de jurons très colorés. Techniquement, elle n'était pas responsable. Elle lui offrit un sourire désespéré et des yeux vides sur la prétendue justice dans ce bas monde :

« Voyons le côté positif : le café en trop grande quantité nuit à la santé. Le thé glacé, c'est bien aussi. »   


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MessageSujet: Re: Coffee Stop ★ James Sam 27 Oct - 15:57

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Et le café va être immonde, en plus…
Comme si j’avais mérité ça, franchement. Mais au moins, me dis-je, j’aurais du café. C’est déjà une bonne chose. Aussi immonde soit-il, j’aurais du café. Et ça ne me faire que du bien. En plus, la psychologue et son maudit pigeon ont enfin décidé de me lâcher. La journée s’améliore enfin. C’est pas trop tôt… La salle des profs n’est pas encore trop remplie, je vais pouvoir travailler dans le calme et potentiellement fini de corriger le devoir maison des Pégases, comme je voulais le faire en arrivant ici. Alors que je remplis la réserve d’eau de la cafetière – qui était vide bien évidemment, maudites personnes qui ne remettent jamais d’eau ou de café – je me dis que je mangerais quelques madeleines tout en corrigeant mes copies. Mais le distributeur est occupé par la psy, j’oublie donc cette idée, pas vraiment enchanté à l’idée de la revoir à mes côtés. Et au moins, je pourrais être sûr que les élèves ne retrouveront pas des miettes écrasées de madeleines dans leurs feuilles.
Une fois la réserve remplie et le café dans le filtre, je m’apprête à appuyer sur le bouton de mise en marche de la cafetière, dans un geste salvateur. Alors que mon doigt rentre en contact avec le sain bouton orange, un gros “PAF“ se fait entendre. Et la cafetière s’éteint sous mes yeux.

- Qu’est-ce… ?

Ah non.
Elle ne va pas me faire ce coup-là.
Je commence à appuyer frénétiquement sur ce bouton orange de malheur, avec le maigre espoir, au fond de moi, que la cafetière se rallume miraculeusement puis, quitte à continuer dans le miracle, se mette à me faire un café de premier choix. Mais en vrai, j’ai arrêté de croire à la religion à mes quinze ans, donc je ne m’attendais pas vraiment à ce que quelque chose se produise. Et une nouvelle fois, j’ai eu bien raison.

- Voyons le côté positif : le café en trop grande quantité nuit à la santé. Le thé glacé, c'est bien aussi.

Je jette un regard des plus noirs à la psy.
Elle se fout de moi, c’est pas possible autrement.
C’est avec un effort monumental que je parviens à détacher mon regard d’elle afin de regarder le problème à la source. La prise est foutue. Comment a-t-elle pu être mise hors service en deux secondes ? Serait-ce la faute de cette maudite cafetière qui, en plus de marcher une fois sur six, décide de faire exploser tous les autres appareils électriques à proximité ? Je ne serais pas étonné que ce soit le cas.

- Je vais pas laisser emmerder… fais-je en sortant la montre d’Aurore de ma poche. … par une prise électrique.

Pas le temps d’appeler un électricien.
J’ai besoin de mon café. Et je n’ai pas fait de la robotique toute mon adolescence pour me retrouver bloqué devant trois fils électriques qui ont fondu ! Mon honneur ne s’en remettrait jamais. Je pointe donc cette foutue prise électrique, répare les fils en vitesse puis, tout en grommelant dans ma barbe, me retourne vers la cafetière afin de – enfin ! – la mettre en marche.

- On est jamais mieux servi que par soi-même, de toute façon… grommelé-je en fixant le café qui coule enfin. C’est pas trop tôt !

Je regarde deux secondes la montre d’Aurore, et plus particulièrement mes initiales gravées. Il serait peut-être temps que je me dise qu’il s’agit de ma montre, et non plus de celle d’Aurore. Je lève les yeux au ciel tout en la rangeant dans ma poche.

- Le voilà votre café, fais-je à la psychologue après m’être servi ma propre tasse.

Comme je l’ai dit, on n’est jamais mieux servi que par soi-même.
Ft. Du café. ENFIN.
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MessageSujet: Re: Coffee Stop ★ James
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Coffee Stop ★ James
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