Footing au bord de lac - ft. Daniel Chandeliere
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MessageSujet: Footing au bord de lac - ft. Daniel Chandeliere Mer 23 Mai - 14:22

De Tempérance
Lence

Chandeliere
Daniel

「 Footing au bord de Lac 」
Lence plaça méticuleusement les dernières petites choses dont il avait besoin dans son sac de sport avant de le jeter sur son épaule. Remplir avec précaution ce vieil ensemble de cuir rouge délavé d’une marque déjà passée de mode était son petit rituel avant le moindre entraînement à l’extérieur. Toujours en mettre plus pour se préparer aux petits surprises sadiques de la vie était son mot d’ordre. Que ce soit de l’eau, de quoi manger, des affaires de rechange, du déodorant ou bien le nécessaire médical en cas d’entorse, il pensait à tout.
Enfin, cela ne vaut en réalité que pour ses excursions sportives quasi-quotidiennes. Le jeune homme aurait plutôt été du style à ne prendre que son téléphone et son sceptre s’il avait dû se diriger vers Malnans ou les quartiers de Paris. Sauf que là nous parlons de sa passion, d’une de ses raisons de vivre. Ces moments privilégiés ne peuvent être laissés sous la tutelle de la chance et de l’incertitude, n’est ce pas ?

Alors qu’il jetait un dernier coup d’oeil inquiet à son barda, et cela sûrement pour aucune raison valable, le sifflement significatif de son compagnon reptilien le ramena à la réalité. Nâga se prélassait sur le rebord de la fenêtre, profitant de la chaleur du rayon de soleil concentré par les vitres antiques, et amplifié par la pierre en dessous de lui. Le sorcier ne savait pas vraiment si son familier avait vraiment besoin de réguler la température de son sang comme ses congénères non-magiques ou s’il utilisait seulement cette excuse pour ne pas être trop actif en journée. Mais une chose était sûr, c’était que malgré toutes les justifications que l’ovipare pourrait lui donner, il n’en resterait pas moins un menteur sournois et paresseux prêt à tout pour quelques minutes de plus de repos. Cependant il en était tout autant son ami, et la touche De Tempérance qui lui manquait.
- Tu veux vraiment y aller ? On est bien là …
Lence fit un petit signe de la tête avec un sourire moqueur et tendit le bout de ses doigts vers son familier. Celui ci se mit à se mouvoir lentement pour venir s’enrouler autour de la main du jeune homme, remontant jusqu’à l'épaule afin qu’il puisse poser sa tête. Le long corps de Nagâ suivit le mouvement autour du bras de son propriétaire.
Cela ne dérangeait pas vraiment Lence à vrai dire. Bien que la sensation froide ne fut pas vraiment agréable la première fois, il s’y était fait. Nâga profitait de sa chaleur naturelle et se tenait donc tranquille. Quant à lui, il pouvait garder son compagnon sans avoir craindre d'effrayer ses semblables ayant une peur panique des serpents.

Ainsi préparé, le sorcier sortit de sa chambre de la Tour des Centaures et se mit à descendre les marches lentement. Il n’avait pas à se presser. Son après-midi ainsi que le Lac des Sirènes n’allaient pas de disparaître. Mais surtout, il ne voulait pas risquer se faire une foulure pour ce genre de broutille.
Lorsqu’il arriva dans le Ventre de l’Hydre, il n’était pas très difficile de différencier Lence des autres élèves. Ces derniers étaient tous en uniforme scolaire, allant du bleu clair au rouge sombre. Le jeune homme, lui, était pour cette fois habillé bien autrement. Il s’était vêtu de vêtements de sport noir, composé d’un jogging et d’un haut assez serré le laissant malgré tout libre de ses mouvements et surtout permettant à l’air passer au travers du tissus. C’est pour cette raison qu’il ne tarda pas ici. Le nouvel élève n’était pas vraiment sûr d’avoir totalement le droit de porter ses propres affaires pour les activités sportives et se mit donc rapidement en direction du Jardin.

La nature qui entourait Sainte Catherine était vraiment très agréable à ses yeux. Peu importe le moment de l’année, il faisait toujours très bon ici. Les arbres ne perdaient pas leurs feuilles, les oiseaux continuaient à jouer leur petit refrain sans la moindre trêve hivernale et surtout il faisait le temps parfait pour s'entraîner.
En arrivant près de Lac, Lence laissa son sac tomber le long de son bras, avec le regard lascif de Nâga posé sur la moindre de ses actions.
- Tu vas me garder un oeil sur ça, ok ?
- Comme d’habitude quoi. Tu vas poser des pièges ?
- Toujours oui.
Lence s’agenouilla alors devant son sac. Il prit le serpent par le cou et le fit se poser contre son gré sur le tas de cuir. Il siffla quelque peu, mais bon, il allait reposer au soleil. Il n’allait pas se plaindre. Le familier ainsi posé, le jeune sorcier put sortir son sceptre et laisser la magie qui l’entourait se canaliser dans ce dernier. En à peine une ou deux secondes, l’objet avait doublé de volume pour prendre sa forme la plus noble. L'homme le fit alors tournoyer légèrement pour récupérer encore quelque peu l’essence autour de lui et poser son premier piège. Celui ci conçu pour le prévenir, car si quelqu’un venait à poser sa main sur sa fermeture-éclair, un gerbe de fumée rouge allait alors exploser en direction du ciel. Nâga ricanait déjà à l’idée que quelqu’un puisse passer outre la menace qu’il représentait pour voir le malheureux curieux surpris par ce petit tour.
Lence le fit alors taire d’un petit coup de baguette sur le museau avant de se remettre à son oeuvre. Il canalisa de nouveau la magie qui l’entourait pour cette fois poser quelque chose pour défendre ses affaires. Ce sort avait été à la base créé par son frère et il consistait à projeter de l’encre colorée et enchanter partout autour de la cible pour repousser les fouineurs. Mais le petit plus qui faisait tout le charme de ce tour était que l’encre marquait sa victime jusqu’à ce que le sorcier l’ayant posé veuille bien le libérer du liquide multicolore - ou qu’un magicien plus puissant passe par là.
Une fois cela fait, le jeune homme se releva en laissant Nâga débuter sa sieste. Il s’éloigna quelque peu pour commencer son échauffement. Il s’étira et joua avec la moindre articulation de son corps, comme il l’avait appris en club de Balais Aérien. “Prudence est mère de sûreté” comme disait sa mère … ironique. Il leva le regard vers l’immense lac devant lui en passant un bras derrière sa tête pour jouer avec ses muscles encore froids.
- Tu penses qu’il y a vraiment des sirènes dans le lac ?
- J’en sais rien. De toute façon, ça m’étonnerait qu’elles veuilles bien taper la discute avec un type aussi ridicule que toi.
Le compagnon avait répondu assez sèchement à son maître. Là, il voulait dormir. Et même s’il pouvait tolérer d’être réveillé une fois, il n’allait pas accepter qu’on l’empêche de dormir maintenant.
- C’est toujours gentil, Nâga.
Lence avait répondu avec humour. Si quelqu’un pouvait bien ne jamais le blesser, ce serait ce tas d’écailles organisé à l’humour légèrement trop salé pour le commun des mortelles. Cependant, alors que le jeune sorcier finissait de jouer avec les articulations et les muscles de ses jambes, le cobra se releva lentement, menaçant à sa manière. Il avait “senti” quelqu’un arriver. “Un gêneur” aurait-il dit s’il n’avait pas su tenir sa langue face à un total inconnu. L’élève tourna alors là tête, par réflexe, pour voir ce qui troublait son familier.

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MessageSujet: Re: Footing au bord de lac - ft. Daniel Chandeliere Ven 25 Mai - 20:58
Et je cours ♪
Inspire. Expire. Et dans son souffle, tout disparaît.
Inspire. Les foulées s’enchaînent.
Expire. Les pensées s'égrainent.
La respiration est encore lente, maîtrisée. Comme chaque mouvement. Il se concentre sur son corps, sur son rythme. Sur son souffle. Et tranquillement, avale les mètres, étale les kilomètres. Instant parfait, où tu oublies qui t'es. Il n'a plus besoin de rien d'autre que de son corps, mécanique qui travaille. Seul face à lui-même. Loin de ses problèmes. La tête vidée de tout et les poumons pleins d'air frai.
S'il y a un truc qu'il ne pourra jamais retirer à cette école, c'est bien le cadre. Idéale. Parfait. Superbe. Daniel a l'impression de le redécouvrir à chaque sortie, de se le redire à chaque course au travers du parc. Et pourtant, il en fait tellement. Il pourrait finir blasé. Il n'en est que plus heureux. Alors le magicien perd son regard face à lui, contemple le chemin qu'il suit, et continue.

Dans sa tête y a sa matinée qui repasse en fond. Comme un film sans le son qu'on met pour meubler la pièce, pour meuble le vide. Il n'a rien fait de spécial pourtant ce matin, ni se midi non plus. Mais y a toujours un moment où tu repasses les scènes. Il en est là, alors que son cerveau n'est pas connecté, que son corps s’épuise dans l'effort. Musique dans les oreilles, pour la cadence, pour l'absence. Ses écouteurs crachent un peu trop fort peut-être, un son un peu trop à la mode sûrement. Il s'en fout. Ça meuble ça aussi. Il entend sans écouter. Et puis sa repose. De ne pas choisir de son, de s’empêcher d'entendre son esprit réfléchir. Il noie le peu de pensées qui pourrait passer au travers de sa concentration, suit la chanson sans la reconnaître.

Devant ses yeux le chemin s’éclaire, la végétation se fait moins dense et son horizon s'ouvre sur l'étendue du lac. Immense, clair. Limpide. Les eaux calmes ont le don de l'apaiser aussi. Alors il ralentit un peu, avant de s’arrêter complètement. Son regard balaye le miroir du ciel, il passe la playlist pour celle plus calme qu'il met à chaque fois quand il arrive à ce moment de son entraînement. Pour l’instant, les lieux ont l'air déserts. Daniel étend ses bras vers les cieux, ferme es yeux, expire de tout son saoul. Puis commence ses étirements, doucement, pour travailler son corps différemment que lorsqu’il court. Il sent les muscles rouler sous sa peau, travailler, tirer et s'étirer dans son dos. Partout. Et lorsque tout est aligné, lorsque tout est en route, bien échauffé, Daniel démarre ses séries. Juste ce qu'il faut pour garder la forme, pour garder son rythme. Et comme à chaque fois, Loki débarque lorsqu'il commence les pompes, avec son pas tranquille et un regard moqueur. Le familier s'installe face à son magicien, s'allonge dans l'herbe, sa gueule près du visage de Daniel et il rumine, calmement.

- Alors, t'en est à combien ? 12, 32, 21, 54, 47, 68, 92, 113...

Le bouquetin continue d’énumérer des nombres au pif les uns à la suite des autres. Juste pour le plaisir de parler et de lui faire perdre le fil. Surtout que, casque ou non, sa voix résonne au fond de son crane. Alors quand le magicien décide que c'est bon, il s'effondre sur le sol, enlève ses écouteurs et place son menton sur ses bras croisés. Tout deux ainsi allongés, ils gardent le silence et profite juste du cadre et de leur présence.
Soleil doux et vent frai. Y a le chant des piafs et les parfums des fleurs. C'est tellement serein que le magicien se sent bien. Il pourrait s'endormir là et maintenant.

- Dan' ?
- Hm ?
- T'as pas encore fait tes sprints hein ?
- Nop.
- Parfait. Une course ?
- Hmhm.

Il acquiesce. Se retourne, allongé sur le dos, et regarde les nuages blancs.

Allééééh Danyyyyy steu pléééé.

 
Le ton suppliant et les yeux larmoyants de Loki, arrivés dans son champs de vision avec sa tête de con, l'encouragent à se lever. Le magicien pousse la bestiole plus loin pour pouvoir se relever, prend appuie sur le sol pour se redresser. Il époussette vaguement son jogging rouge vif et remet en place le débardeur blanc trop grand et trop lâche qu'il porte. A ses pieds, une vieille paire de baskets de marque trop chère et surtout très usée. Mais tellement confortable. Avant de se remettre en marche, il prend la bouteille d'eau que son familier lui a ramenée et en vide la moitié. Presque. Petite habitude qu'ils ont mise en place, routine silencieuse pour laquelle il n'a rien demandé. Mais Loki est prévoyant et aime bien veiller sur lui, au fond, sans vraiment en avoir l'air. Ça se traduit par une bouteille d'eau amenée innocemment de temps en temps. Ou un coup de corne bien placé avant qu'il ne balance une grosse connerie à quelqu'un. Ça marche aussi mine de rien.
La bouteille est posée au pied d'un arbre, dans un coin. Il ira la chercher en repartant, s'il y pense, normalement. Et alors que le bouquetin trépigne sur place, Daniel prend son temps pour s'étirer de nouveau. Et lance un « GO » qui ne surprend pas le familier, tant il a l'habitude de voir son magicien lui faire le coup. Limite si le bouc n'était pas déjà parti en fait. Mais ce n'est pas important. Ce qui compte, c'est ce moment. Instant hors du temps. Plus un son. Le vent siffle à leurs oreilles. Fouette leurs visages alors qu'ils s'étirent vers l'avant, que leurs membres foulent le sol le plus rapidement. Les sabots claquent contre les cailloux, les pompes roulent sur les graviers. Il n'y a plus que le sang qui bat dans leurs tempes, leurs cœurs qui tambourinent à mile à l'heure. Et Daniel a beau pousser, courir du mieux qu'il peut, enchaîner les foulées les plus grandes et les plus rapides possibles, il y a toujours un moment où Loki prend les devants. Un peu, juste ce qu'il faut pour passer leur repère en premier. Et hurler un « PUTAIN WSH.  » qui veut dire 'j'ai gagné', qui veut dire 'putain c'est bon', qui veut dire 'j'suis putain de vivant'.
Daniel ralentit aussi, juste derrière lui. Il ne crie rien, ne dit rien. Son sourire traduit les mêmes pensées que son familier. Il n'y a rien de plus à ajouter. Alors ils continuent tout les deux à avancer, cette fois en marchant. Juste le temps de décompresser, de récupérer. Et ensuite ils reprendront, sûrement.
Sauf que cette fois, il y a quelqu'un sur son lieu d’entraînement. Et ça lui fait un peu grincer des dents. Légèrement. Comme à chaque fois qu'il se retrouve face à quelqu'un de sa classe. Mieux, face à un sorcier. Alors il grimace, mais il doit être suffisamment loin pour que ça passe inaperçu. Quoique. Et de toute manière, il s'en fout.
L'autre gars s'appelle comment déjà... Punaise, le mec est dans sa classe, il n'a apparemment pas fait l'effort de se souvenir de son nom. Heureusement que Lok' l'aide un peu pour le coup, soufflant un « Lence » dans son esprit qui lui fait hocher la tête. En effet. Lence De quelque chose. Genre un nom à particule. Bien français. Tu m'diras, le sien est loin d'être mieux dans son genre... mais bon, on ne choisit pas.
En arrivant presque à sa hauteur, le magicien percute que le mec est en tenue de sport. Ça court aussi ces trucs ? Coup de cornes de son familier dans la cuisse, apparemment sa blague n'est pas drôle. Lui ça le fait sourire tout de même. Puis ses yeux se baissent sur le machin qui se dresse au sol, sur le tas d'affaires que l'autre à l'air de se trimbaler. Un serpent, genre un minimum impressionnant me truc. Pour qui peut être impressionné par les reptiles. Ce qui n'est pas trop son cas.

- Échauffes toi bien hein, ce serait con de se blesser.

La phrase en soi n'est pas méchante, le ton par contre est plus moqueur, presque dédaigneux. Tellement condescendant que ça en dégouline de partout. On ne se refait pas. Loki lève les yeux au ciel, mais ne reprend pas son magicien.

- Tu sais courir ou bien c'est pour la frime ?

Cette fois, il y a clairement une lueur de défi dans ses yeux, et une proposition implicite dans ses propos. Et le bouquetin se marre derrière.

- Putain mec c'est toi qui sort ça ? Tu t'fous de la gueule de qui ?

Daniel hausse les épaules. Y a juste un sourire de requin qui étire ses lèvres. Soit l'autre n'est pas plus fort que lui et il se fera un plaisir de l'écraser, soit il y aura un minimum de compet' et même si ça le ferait chier de perdre, le défi ne serait que plus excitant. Mais pour cela, il faut que l'autre saisisse son offre et ne se chie pas dessus comme une tapette. Loki aurait explosé de rire pour se foutre de sa gueule en entendant sa pensée.
Potentiel orage : élevé.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Footing au bord de lac - ft. Daniel Chandeliere Lun 28 Mai - 23:57

De Tempérance
Lence

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Daniel

「 Footing au bord de Lac 」
Lence regardait la personne qui venait à lui. Un élève. Il courait à bonne allure, accompagné de son familier. Mais quelque chose le marqua. Le nouveau venu l’observait. Pas comme l’on pourrait regarder un autre sportif sur le bord du terrain, mais plus comme un étranger que l’on méprisait … comme un sorcier, en somme. Une pointe de colère fit son apparition. Le regard du jeune homme continua de scruter le sien. Ce dernier avait reporté son attention sur Nâga, avec toujours le même dégoût. Le serpent le lui rendit bien d’ailleurs. Mine de rien, les pupilles fendues des reptiles pouvaient renvoyer une lueur tout aussi négative que celles des Hommes. “Il s’appelle Daniel Chandeliere”.
Lence le savait. C’était un magicien de sa classe. Il le connaissait de loin. Un fils de Grande Famille, mauvais en cours, insupportable et prétentieux. Le genre de personne qui a tout dans la vie mais qui est incapable de le reconnaître ni même de faire honneur à cette chance. Le jeune homme pensa que rajouter “idiot” à la liste serait une bonne idée. Nâga sifflait encore, régulièrement, montrant son dégoût. Mais ce qui attira l’attention du sorcier, c’était la réaction du bouquetin qui le suivait. Un petit coup de corne dans la jambe comme il se devait. “Nous n’avons peut-être pas que des imbéciles en face de nous …”.

- Échauffes toi bien hein, ce serait con de se blesser.
Lence riait intérieurement. Elle était facile celle-là, néanmoins bien placée il fallait l’admettre. Mais Nâga ne l’entendit pas de cette oreille. Il s’enroula sur lui même, se donnant toute la prestance de sa race et gonflant sa collerette, menaçant. Lui aussi avait parfaitement compris le second degré acide du Phénix et ne comptait pas tolérer ce genre d’affront. Il serait clair que si son maître n’avait pas été là, il n’aurait pas bouger de sa place au soleil. Mais là, il pensait à la malédiction, au possible contre-coups. Et bien que cette dernière n’aurait pas pu se montrer pour si peu, le serpent ne voulait pas risquer d’en arriver à ce genre de situation.
Cependant son maître le prit autrement. Il se redressa posément, perdant cette petite pique de colère qui l’avait secoué pendant quelques secondes. Il se mit bien droit en croisant les bras, lui faisant face sans sourciller.
- Tu sais courir ou bien c'est pour la frime ?
Le sorcier laissa échapper un petit rire amusé, légèrement provocateur aussi, avant de faire un petit signe de tête pour marquer sa réponse en disant le plus naturellement du monde.
- Ca m’arrive. Du moins, lorsqu’on ne vient pas me déranger pendant mon échauffement. Mais c’est toi qui parle de frime ?
Son regard se baissa rapidement sur les chaussures du nouveau venu. Des baskets d’une marque hors de prix qu’il utilisait comme simple chaussures de sport. Et sa tenue ? Des vieilles affaires … Mouais, c’est ce que Lence aurait fait il y a un temps lorsque cette activité ne représentait encore qu’un loisir.
- Je te retourne la question, vu que tu sembles vouloir fanfaronner. Tu peux tenir plus de dix minutes ou ton coup de pression était juste pour la forme ?
Il fit craquer ses doigts et réveilla les muscles de ses épaules avant de tendre le bras vers Nâga pour le laisser grimper jusqu’à son cou. Le familier y prit place, faisant toujours gonfler sa collerette et briller ses écailles au soleil.
- Si tu n’as pas peur de perdre, vas y. Je veux bien te montrer de quoi je suis capable.
Ce magicien voulait la guerre ? Il l’obtiendrait. Bien que l’égo de Lence soit assez discret, il aimait bien préserver et entretenir ce feu intérieur. Ne pas le montrer ne voulait pas dire qu’il n’en avait pas.
Son compagnon le mit tout de même en garde d’un petit message de l’esprit. “Fais attention, Lence. Ne prends pas ça trop à coeur …”. Le prendre trop à coeur ? Il voulait rire. Bien sûr que le jeune homme allait s’y donner corps et âme si son homologue relevait le défi.

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