Fucking Campers ![PV Frederic]
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MessageSujet: Fucking Campers ![PV Frederic] Mar 8 Mai - 23:15
Fucking Campers !

*Tic* *Tic* Tic* *Tic*

Le jeudi, le jeudi on s’ennuie. Elle a cours le lundi, le mardi, le mercredi et le vendredi... Mais pas le jeudi... Alors le jeudi c'est l'ennui... Parce que son cours est déjà prêt pour demain après midi. Parce que elle a fait sa lessive. Parce que dehors il fait trop chaud et ce n'est pas agréable pour sa peau. Parce que elle avait fait ses tâches et qu'elle n'avait plus rien à faire


Monaaaaa.... Monaaaaaaaa....

Elle sentit sur son visage les petites pattes de Parker te monter dessus, l'araignée tapote son front avant de descendre sur son nez en la fixant avec ses huit yeux dont les deux de devant sont les plus proéminents. Il se frottait ses pédipalpes en ayant un air joueur sur sa petite tête... Enfin, Mona savait le décrypter, cela faisait dix ans que Parker ne se séparait pas d'elle... Donc la joie dans les yeux d'une araignée magique, elle savait le lire, pas les autres.

En revanche, ce que elle se demandais, c'est pourquoi cette joie soudaine de la part de Parker.


Non sérieusement Mona, tu sais pas quelle heure il est?

Mona regarde l'heure, 16h, on est un jeudi à 16h... Parker descend sur le bureau pendant que la jeune femme se balance sur sa chaise. Jeudi, à seize heures... Jeudi à seize heures, qu'est ce que cela signifiait, jeudi seize heure... Parker roule des yeux et monte sur son ventre jusqu'à sa poitrine, en lui balançant ses pattes dans son cou. Il commence à s'impatienter de la lenteur d'esprit de sa magicienne, il fallait le dire que parfois, elle est vraiment lente à la réflexion.

C'est l'heure du club de jeu vidéo Mona !

Ah !

Surprise par cette soudaine information, la professeur bascule en arrière, tombant sur le dos. Comme d'habitude, Mona s'était un peu trop penchée en arrière, jugeant pas les risques de se retrouver au sol, et la voila sur son derrière , encore sous la réalisation de l'information, Parker saute sur la table en te regardant d'un air un peu désemparé.

Mais attention Mona... Tu es vraiment empotée, te tue pas pour le club de jeu vidéo enfin.

Pas de douleur, pas de ressenti, Mona se redresse comme si de rien était et alla à son casier, ou elle sorti son magnifique ordinateur de gamer. Ce genre d'ordinateur avec des leds personnalisées, elle n'aimait pas trop le rouge, alors elle les a changé pour des violettes. Parker sautillait d'impatience sur place pendant que elle s'installe avec le support et son casque de jeu, il avait toujours admiré sa façon de jouer. Tu réfléchis un moment... Fortnite ou Overwatch? Non Overwatch ça faisait longtemps, elle devait maintenir son niveau, il était temps de s’entraîner... Même si c'était pour des gamins... Elle allait prendre son main, Junkrat qu'elle appréciait pour son style très chasseur. Et Parker se mit à sa place ou il allait appuyer sans arrêt sur la touche d'appel de soin parce que c'est son kiffe... Ce qui dura cinq minutes car Mona l'écrasa d'un petit coup sec... 

Tu me déconcentre Parker...

Son sourire s'aggrandit quand elle entendit les premières lamentations des élèves de l'équipe adverse. S'assurant que son micro était désactivé une fois qu'elle était la "player du game" avec la musique de victoire, elle pousse un cri joyeux les bras en l'air.

Alors ?! C'est qui la championne ?! En même temps c'est pas des enfants qui vont m'apprendre à jouer ! HAHAHAHAHA !!!

ft.Frédérik Bartosz
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MessageSujet: Re: Fucking Campers ![PV Frederic] Sam 12 Mai - 23:33
dans lequel un gars se laisse tenter

On va voir Mona ? Alleeeez ! J’ai regardé l’emploi du temps, elle n’a pas cours. Et toi, tu fais rien.
Non.


Frédérik ne prit même pas la peine de lever la tête de son dossier. Imperturbable, il tourna une page. Derrick, le popotin levé en l’air, battant frénétiquement sa queue de gauche à droite, se mit à sautiller pour marquer son enthousiasme. Il se heurta au désintérêt du magicien qui, attrapant un stylo, mit quelques remarques dans la marge de son document. En réalité, il avait fini sa journée. Sachant qu’il avait corrigé tous les devoirs non notés qu’on lui avait rendus le matin même, que son prochain cours était préparé soigneusement depuis belle lurette, qu’on avait besoin de lui nulle part et qu’il avait déjà bu son thé … Eh bien. Il se retrouvait au chômage technique. Le professeur détestait se retrouver dans l’impasse de la sorte. D’ordinaire, il trouvait toujours quelqu’un qui avait besoin de son aide, d’une quelconque manière, raison pour laquelle d’ailleurs il avait choisi de rester dans son bureau plutôt que de rentrer directement chez lui. Sait-on jamais. Mais rien. Au contraire, il s’étonnait du calme dans lequel il était plongé. Pas que ça le dérangeait. Pour une fois qu’il en avait, du calme, il n’allait pas s’en plaindre. Malheureusement, il fallait que Derrick pourrisse son instant de tranquillité.

La basset se mit à arpenter la pièce. Il s’ennuyait, Frédérik le savait. Après avoir dormi toute une partie de l'après-midi, il fallait bien qu’il se dépense un peu. Il lui avait d’ailleurs proposé d’aller se promener tout seul une dizaine de minutes auparavant mais le chien avait décliné l’invitation, rétorquant qu’il ne pouvait pas laisser son Fredo se gérer tout seul aussi longtemps. Bah voyons. Il craignait quoi ? Qu’à son retour, Frédérik ait provoqué malencontreusement la fermeture de Sainte-Catherine après quelques paroles tragiques à la mauvaise personne ? Résultat, il devait se coltiner son bavardage déplacé. Remarquez, ce qu’il lisait n’était pas vraiment intéressant. Un de ses ex-collègues de l’Université lui avait demandé son avis sur un article qu’il préparait. Le thème ne le passionnait pas spécialement, au contraire, et, s’il se forçait à analyser autant le fond que la forme, il lui manquait quelques recherches sur la question pour être en mesure de saisir le cœur du sujet. Recherches qu’il aurait pu boucler maintenant, vu qu’il n’avait rien d’autre à faire, mais auxquelles il n’avait pas envie de se consacrer.

Si même notre bourreau du travail se mettait à céder à la flemme … Disons simplement qu’il n’avait pas envie de se déplacer jusqu’à la bibliothèque où il allait sûrement croiser des élèves qui allaient lui sauter dessus pour le harceler de questions sur les devoirs pour la prochaine séance. Résultat des courses, il passerait son temps à leur expliquer les exercices, et pas à chercher sa documentation, ce qui, in fine, reviendrait à meubler son emploi du temps certes, mais aussi à le mettre en retard dans sa lecture de l’article. Bref, il valait mieux qu’il se dépatouille avec ses connaissances actuelles et qu’il approfondisse ce soir avec ses ouvrages préférés chez lui. Il irait dix fois plus vite. Sauf qu'il n'avait pas envie. On revenait au point de départ.

Son bureau est pas loin. Elle doit être en train de jouer en plus … C'est l'heure.
Non.


A ce stade, c’était une réponse machinale. Malgré tout, Derrick sentit que Frédérik venait de lever les yeux de son document une fraction de seconde, ce qui indiquait qu’il avait capté une minuscule portion de l’attention du magicien. Il ne lui restait plus qu’à tirer sur la corde pour définitivement l’amener à lui.

Oh, c’est vrai. Tu préfères Sofia, non ? Il faut dire qu’elle a de bons arguments.
Mais enfin, de quoi tu parles ?
Tu vois, tu m’écoutes !


Effectivement, Frédérik le fixait cette fois-ci. Derrick rayonna, content de son stratagème. Difficile de perturber la concentration du maître des potions en général, mais le basset le fréquentait depuis suffisamment longtemps pour avoir compris qu’il n’était pas spécialement dédié à sa lecture. Frédérik retira ses lunettes puis se frotta les tempes, comprenant que le chien venait de le rouler.

Que veux-tu ?
On va voir Mona ? S’il te plaît ? C'est l'heure à laquelle elle joue, ça te ferait du bien, pour te changer les idées.


Décontenancé par la demande, le magicien haussa un sourcil en remettant ses lunettes avant de les oublier quelque part. Les lubies de son partenaire ne cessaient de le laisser pantois. Enfin, il avait bien sa petite idée sur la motivation du chien. Ce dernier lui avait d’ailleurs confié un jour qu’il trouvait Mlle Marylise un poil malaisante, mais que ça lui faisait plaisir de voir Frédérik discuter librement de sa passion avec quelqu’un. Évidemment, le concerné minimisait beaucoup. Parler de passion … On ne va pas exagérer. D’accord, il jouait de temps en temps. Mais il n’était pas un pro-gameur à ses heures perdues comme sa collègue. L’entendre se justifier de la sorte amusait toujours Derrick qui, de son côté, savait exactement combien de temps Frédérik passait sur la console et à quel point il était calé sur le sujet. Tout ça parce qu’il ne voulait pas que les élèves apprennent son petit secret. Derrick trouvait son aspect fanboy honteux trop choupinet. Alors, quand il le voyait en parler ouvertement avec Mona, il était heureux de voir son Fredo se sociabiliser, même s’il avait eu du mal à s’ouvrir au début. Bon, il craignait toujours que Frédérik fasse un pas de travers vu l’émotivité de Mona et la propension du premier à ne pas doser ni sa franchise, ni sa froideur mais, en cas de boulette, le soldat Derrick veillait vaillamment ; il rattraperait.

On ne va quand même pas la déranger … Elle doit avoir mieux à faire. Et puis, je n’ai rien à lui demander.

A ces mots, le chien su qu’il venait de gagner. Frédérik mourait d’envie d’aller jeter un coup d’œil dans le bureau de Mona, ne serait-ce que pour la voir à l’œuvre. Pour décompresser, aussi, plutôt que de continuer à se bourrer le crâne en continu. S’offrir une parenthèse inattendue. L’ennui, c’est que Frédérik gérait très mal l’inattendu ; il aimait que tout soit programmé à l’avance et cette visite spontanée le prenait au dépourvu. Derrick trottina jusqu’au bureau et désigna le dernier tiroir à gauche. Comprenant le message, l’homme tira le paquet de Celebrations de sa planque. Il aimait bien les Mars et les Milky Way … Et puis, Monsieur Prévision se devait de posséder des bonbons dans tout son attirail. Juste au cas où. Et juste pour en manger quelques uns à l’occasion, aussi. Voilà comment en l’espace d’un RP, son image de bonhomme sérieux s’effondrait lamentablement. Et encore, on en était qu’au début.

Son paquet de Celebrations en main, après avoir enfilé sa veste de costume rouge qu’il ajusta avec précision, il se dirigea vers le bureau de Mona, Derrick exultant de joie sur les talons. Devant la porte, juste avant de frapper, il entendit une grande exclamation. A priori, elle était en train de jouer, comme l’avait présagé Derrick. Le polonais jeta un regard au chien qui hocha la tête. Il frappa poliment avant d’entrer.

« Bonjour Mlle Marylise et Parker. Je ... Euh ... Je dérange peut-être, mais ... Euh ... Je peux ... Je peux rester en spectateur ? Vous avez un skill ... Euh ... »

Accroché à sa boîte de chocolats qui devait servir d'offrande, planté à l'entrée sans savoir quoi faire, Frédérik se sentait autant à sa place qu'un pingouin en plein désert. Tellement de gêne pour un si grand gaillard.

Bonjour tous les deux. Excusez-le, je vais traduire comme d'hab' : il s'emmerde, je m'emmerde, il adorerait te regarder jouer Mona, il dira rien, il sera sage, il ne te gênera pas. trouva bon de clarifier Derrick en s'adressant à Mona et Parker.

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MessageSujet: Re: Fucking Campers ![PV Frederic] Lun 14 Mai - 21:53
Fucking Campers !

Alors que Mona était complètement en train de crier sa joie, Monsieur Bartoz rentre dans la pièce. Monsieur Bartoz...C'était un Monsieur vraiment impressionnant, le genre qui terrifie un peu la jeune professeur. Vous savez? Ce genre de personne qui parait complètement inaccessible, beaucoup trop pour une anxieuse sociale telle que Mona. Mais étrangement, ces deux personnes partageaient le même amour du jeu vidéo, elle était bien surprise d'apprendre que Monsieur Bartoz jouait à ses heures perdues, même si il avait tendance à minimiser sa passion , mais au moins il en parlait librement...

C'est une chose que la jeune avait remarqué une fois qu'elle eu fini ses études. Dans la vie, c'est compliqué de parler de ce qui te passionne avec tes collègues, autant pendant les études, il est facile de croiser un étudiant sur sa console et lui demander à quoi il joue pour briser la glace. Mais dans le monde du travail c'est complètement différent... Car tout le monde essaye de paraître le plus sérieux possible, le mieux dans ses pompes, et Mona avait l'impression que seul le "casual talking" était le seul moyen de se rapprocher et d'entrer dans le cercle amical d'un collègue.
Le problème est que Mona, elle n'est pas doué pour le "casual talking", tu lui demande son avis sur quelque chose qu'elle ne connait pas ou mal, genre comment elle trouve la politique actuelle ou la situation entre les magiciens et les sorciers, elle serait perdue en cherchant quelque chose à dire, et finira par répondre par quelque chose de pas pertinent. Ou si tu lui demande comment va sa famille, elle va surement plus te parler de comment vont ses insectes et araignées plutôt que de parler de sa véritable famille. Et va surement rougir en se planquant derrière son café.

C'est pour ça qu'elle était contente de voir Monsieur Bartoz, au moins elle pouvait parler de ce qu'elle aimait, et ne pas être perdue dans sa conversation... Qui sait, peut être qu'un jour elle pourra se rapprocher de quelqu'un qui n'est pas passionné de jeu vidéo un jour.


Oh... Monsieur Bartoz...Derrick... Bonjour...

Monsieur Bartoz essayait de demander si il pouvait rester avec des mots assez maladroits. Quelque part, Mona se demandait si sous cette apparente rigidité ne se cachait pas quelqu'un qui avait également du mal à montrer ses sentiments et à assumer ses envies. Un peu comme ce beau gosse dans les yaoi, paraissant froid et inaccessible, mais qui se révèle être quelqu'un de sensible, juste très maladroit socialement. D'ailleurs, c'est Derrick qui finalement expliquait clairement que son maître voulait juste la regarder jouer parce qu'il s'ennuyait. Ce qui fit sourire la prof un peu négligée.

Oh bien sur... Et non vous ne me dérangez pas... Au contraire... Vous n'avez pas d'ordinateur Monsieur Bartoz? On pourrait se faire une petite partie.

Elle décale alors son ordinateur pour que son collègue puisse voir l'écran et amène une chaise en plus. Elle a un petit sourire d'ailleurs, peut être que Monsieur Bartoz apprecierait les cris des élèves en colère de s'être fait tué comme des poulets.

Je...Je vais fermer la porte et retirer mes écouteurs, de toute façon ils nous entendront pas parler... Par contre on pourra les entendre rager, et franchement c'est très drôle... Et je suis sur qu'il y'en a qui vont camper... Je les comprends, mais il faut leur apprendre que c'est une technique un peu déloyale...Des techniques déloyales, il y'en a d'autres bien plus amusante... Euh... Vous aimez les jeux compétitifs Monsieur Bartoz?

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MessageSujet: Re: Fucking Campers ![PV Frederic] Lun 21 Mai - 22:10
dans lequel un gars se sent con avec son paquet

Parfois, Frédérik se demandait comment certaines pensées parfaitement irrationnelles pouvaient se glisser subrepticement dans sa logique d'airain. Cet instant gêne posé sur le pallier du bureau de Mlle Marylise appartenait à cette catégorie d'actes insensés qui lui faisaient profondément regretter d'avoir agi sur un coup de tête. Allez savoir ce qui l'avait véritablement motivé à sortir de son antre de sérénité. Surtout pas les arguments de Derrick, sans aucun doute possible là-dessus. L'ennui, vraisemblablement, ou plutôt, un besoin inopiné de sociabilisation. Un mixte des deux. Et Mona lui paraissait la plus à même de le satisfaire. Il avait presque l'impression qu'avec elle, il pouvait être détendu, lui, le professionnel dans l'âme. Évidemment, quand on le voyait là, droit comme un I, on pouvait facilement en douter. Il lui fallait du temps pour que la situation revienne sous son contrôle, et, aussi, pour comprendre que Mona ne comptait pas le foutre à la porte. A vrai dire, Frédérik était persuadé qu'il dérangeait sa collègue avec son envie triviale de divertissement, raison pour laquelle il éprouvait toutes les peines du monde à se relaxer. Derrick le contemplait, amusé. Tellement uke.

A son plus grand bonheur, Mona ne l'expédia pas, au contraire, elle le rassura quant à sa principale crainte. Il ne la dérangeait pas. Dieu merci. Il n'aurait pas supporter l'idée de perturber quelqu'un dans son travail, lui qui y attachait autant d'importance. S'il avait été capable d'exprimer ses émotions, le soulagement lui aurait arraché un soupir. Tandis qu'elle décalait son ordinateur et lui amenait une chaise, Frédérik s'avança paisiblement.

« Merci beaucoup. Non, désolé, je n'ai pas d'ordinateur, sauf chez moi naturellement. Enfin, j'ai ai un portable dans mon bureau mais la carte graphique est mauvaise. Pour un setup d'appoint, le vôtre est impressionnant. »

Petit regard admiratif sur les loupiotes violettes. Il n'osait même pas se représenter l'ordinateur de Mona chez elle. L'avant-goût que cette configuration lui donnait était particulièrement impressionnant. Il s'imaginait un monstre aux performances colossales, avec des lumières partout. Peut-être même que vu son niveau, Mona avait le droit à du matériel sponsorisé ? A côté, le sien n'aurait même pas eut l'arrogance de tenter de rivaliser. Mais bon. Tant qu'à la maison, il pouvait jouer avec des graphismes corrects et fps pas trop dégueulasses, il n'avait pas besoin de plus.

Il s'assit sur la chaise qu'on lui présentait, évitant de trop se coller à Mona parce que le concept d'espace personnel lui était particulièrement cher. Derrick tourna un peu à leurs pieds, histoire de trouver une place de choix pour observer l'écran aussi. Il aurait pu sauter sur les genoux de l'humain pour s'offrir un poste d'observation digne de ce nom. Toutefois, étant donné qu'il avait interdiction formelle de saloper le pantalon de son maître, de quelle que manière que ce soit - ce qui excluait en vérité tout contact physique avec le concerné plus largement -, il se contenta de s'installer confortablement par terre. Ses bourrelets faisaient airbag de toute façon, la dureté du sol n'avait que peu d'emprise sur lui.

En quelques femtosecondes, Frédérik avait déjà identifié l'écran qui se présentait devant lui. Overwatch. Sympa. Il n'était pas un grand fan hardcore passionné par ce jeu, mais il devait admettre qu'il appréciait les moments passés dessus. Disons que ça le changeait des FPS classiques. Mona avait bon goût de toute façon, même si elle semblait davantage portée sur le compétitif que lui. Honnêtement, au départ, il n'aurait jamais soupçonné ce pendant-ci de la personnalité de Mona, vu comment elle paraissait réservée, faute de trouver un adjectif plus adéquat. Ou alors, elle avait quelques instincts sadiques profondément refoulés, vu l'enthousiasme qu'elle montrait à l'idée d'entendre des adolescents pré-pubères rager et insulter les mamans comme s'ils parviendraient ainsi à atténuer leur propre incompétence.

Remarquez, cet aspect faisait partie intégrante de la compétition ; pas de challenge sans des perdants, ni sans sentiment de satisfaction en les contemplant du haut de la première marche du podium. Frédérik n'en tirait pas un bonheur intense ; si le sentiment de victoire lui était plaisant, comme tout à chacun, écraser des gamins ne lui apportait qu'une satisfaction minime ... Sauf quand des élèves l'avaient singulièrement emmerdé durant la journée. Lui qui restait froid et de marbre, même en colère, ne pouvait qu'apprécier un bon exutoire de temps en temps. Et puis, certains mauvais joueurs avaient vraiment des réactions amusantes, à croire que perdre une partie était le pire affront de toute leur courte existence. Dégonfler quelques egos avait quelque chose de jouissif.

Bon, il comprenait le point de vue de Mona en fait. Et puis, si c'était pour rosser quelques campeurs ... Il n'y avait rien de pire que les campeurs. Eux, ils méritaient leur sort. Et des moqueries. Parce que camper, c'était vraiment la grosse honte, une sale stratégie de froussard.

« J'aime bien les jeux compétitifs, de temps en temps, mais je préfère quand même les RPG. C'est dommage d'ailleurs qu'on ajoute des modes en ligne à tout bout de champ, alors qu'un bon jeu solo, avec une campagne fournie, c'est quand même plaisant.  Et vous, plutôt compétitif ?  Overwatch, c'est un bon choix en tout cas. Qui est votre main ? »

Derrick ne trouva rien à redire. Il aimait tellement voir son Frédou discuter simplement. Certes, son ton n'était pas des plus plaisants. Mais pour connaître l'animal et sa capacité à lancer des phrases courtes comme des jets de pierre, il appréciait de le voir converser presque normalement avec quelque qu'un. En désignant l'écran à l'évocation du titre actuellement lancé, Frédérik se rendit compte qu'il n'avait toujours pas offert son dédommagement. Euh, mince. Il n'y pensait plus à vrai dire. Discrètement, il posa la boîte de chocolats en face de Mona. L'air de rien. Ah bah voilà ! Là, Derrick retrouvait son Fredo de compèt', incapable de gérer quand il sentait stupide !

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