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 :: Le Domaine de Sainte Catherine :: Le Ventre de l'Hydre
MessageSujet: Once upon a time ★ Désirée Dim 6 Mai - 1:50

Once upon a time



Désirée Beauregard

Aaron relut la lettre de sa mère une troisième fois. Sofia avait toujours préféré écrire plutôt que téléphoner, malgré l'avancé de ce siècle. Elle était très fière de sa calligraphie et à raison. Les courbes des lettres étaient maîtrisées à la perfection, faisant de cette simple lettre, une œuvre d'art. Elle envoyait toujours un petit courrier pour demander de ses nouvelles, s'inquiétait de savoir s'il s'était fait des amis et lui demandait évidemment de veiller sur ses petites sœurs. A cela, il fronça les sourcils : comme si elles avaient besoin d'être encadrées ! Les demoiselles Di Ilsen avaient le caractère nécessaire pour faire leur petite loi parmi leurs camarades. Avec plus ou moins d'adresse selon certaines. Autant Moira était brut de décoffrage, autant Diana était une main d'acier dans un gant de velours. Quand à Ethel, elle agissait dans l'ombre mais implacablement. Nul doute que Lelia allait suivre leurs traces.

Sofia tenait également à l'informer que son époux, Nico, prévoyait un voyage en France bientôt. Sans doute pour chercher de nouveaux clients pour le vignoble, étant donné que leur production trouvait davantage d'acquéreurs à l'étranger que dans son Italie natale. Vendre du vin aux Français, il fallait être fort mais Nico avait réussit le pari. Comme son père avant lui. Comme son grand-père avant lui. Comme allait devoir le faire Aaron quand il reprendrait le vignoble à son tour. C'est pourquoi il supposa que son père allait lui demander de l'accompagner. Et ça ne le dérangeait pas : sa dernière visite en France avait été une agréable expérience. Il parlait bien mieux le français actuellement mais à l'époque, son babillage d'enfant avait été suffisamment clair pour se faire une amie. Si tenté que peindre une autre petite fille suffisait à nouer une relation. En tout cas, il se souvenait parfaitement de Désirée Beauregard. Et de son caractère.

Le brun rangea la lettre de sa mère dans sa table de nuit, promettant d'y répondre ce soir. Il voulait d'abord passer au club de peinture pour finir d'accrocher les tableaux à exposer. Il attrapa sa veste d'uniforme et l'enfila tout en quittant le dortoir. Les autres élèves se promenaient à leur guise même si la plupart avait préféré s'installer dehors pour profiter du soleil éternel qu'offrait Sainte Catherine. Aaron lui-même projetait de s'installer dans le jardin une fois ses affaires terminées. Peut-être avec un bon livre pour changer. Il ne se sentait pas d'humeur à peindre aujourd'hui. Il était nécessaire de faire une pause de temps en temps, même pour sa passion. L'Italien avait des rêves mais pas illusoires au point d'imaginer pouvoir vivre de la peinture, quand bien même se serait largement possible. Le vignoble lui était destiné : jamais Nico, bloqué dans son esprit étroit, ne lèguerait une telle œuvre à ses filles. Non, il fallait le nom transmis de père en fils. Et si jamais Aaron essayait de fuir ce futur, son père allait le traquer au bout de monde. De toute façon, le garçon n'allait pas refuser une telle entreprise, servie sur un plateau d'argent. Ce serait stupide.

En longeant l'escalier de la Tour des Centaures, Aaron croisa son familier chat qui l'ignora comme à son habitude. Sans doute pressé d'aller se vautrer sur le lit de son maître, après avoir passer la matinée à souffler et griffer les élèves un peu trop proches de lui. Le brun savait maintenant qu'il valait mieux garder ses mains près de lui pour ne pas risquer d'être handicapé à vie. La bestiole magique serait capable de lui croquer un doigt. Il ne fallait pas tenter le diable. Et le chat noir était définitivement maléfique. Aaron continua donc sa route dans un mot pour son familier, qui l'ignorerait de toute façon. Salive économisée. Temps gagné. Il faisait chaud dans les couloirs de l'école et Aaron décida qu'il était vraiment temps pour lui de se couper les cheveux. Sans doute quand il allait être diplômé, vu qu'une page de sa vie allait se tourner. Quant à sa couleur, il se tâtait encore. Rester sur ce brun sombre ou retrouver son blond angélique. Sofia en serait heureuse vu qu'il était le seul de ses enfants à avoir hérité de sa couleur claire d'Allemande. Ses sœurs avaient toutes hérité du brun italien de Nico. A voir plus tard, de toute évidence, ce n'était pas une priorité maintenant.

Aaron croisa un groupe de Phénix, vu la couleur de leurs uniformes et leva les yeux au ciel en les entendant : elles riaient hystériquement d'un sujet hors de sa compréhension. Ce bruit était insupportable alors il préféra accélérer le pas pour les distancer rapidement. Il ne supportait pas les filles bruyantes. Surtout celles qui n'avaient aucun respect pour les autres dans un lieu public. De quoi donner des envies de meurtre. Mais le Directeur n'apprécierait pas de voir disparaître quatre jeunes filles de son école donc il fallait garder son sang-froid. Bien plus calme, il tourna dans le couloir adjacent et passa près d'une autre élève. Mais celle-ci attira son regard. Il connaissait ces yeux vairons. Il reconnaissait ces grains de beauté. Il avait peint cette fille, des années auparavant. Aaron tendit son bras et attrapa celui de sa condisciple Dragon pour l'arrêter dans sa course.

« Désirée ? »

Oui, c'était elle, il en était certain. Il avait passé des jours à peindre son visage, à rectifier ses yeux, à trouver la couleur parfaite de ses iris. Il se souvenait de cette petite fille, plutôt jolie avec ses longs cheveux et son visage d'ange mais à la langue aussi venimeuse qu'un cobra. Il se fit deux réflexions en la regardant fixement : d'abord, il était bien plus grand qu'elle et intérieurement, il faisait un salto arrière parce que ça l'avait énormément perturbé pendant qu'ils s'étaient vus en France. Deuxièmement, elle avait coupé ses cheveux et …

« Ca ne te va pas beaucoup cette coupe. Tu étais bien mieux avec tes cheveux longs. »

… et maintenant qu'il pouvait la regarder de haut, il était également prêt à jeter son venin à son visage. Pour un peu, il était presque content de la trouver ici, à Sainte Catherine. Le hasard et ses drôles de rencontres.




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MessageSujet: Re: Once upon a time ★ Désirée Mer 9 Mai - 21:11


Once Upon a Coupe de CheveuxRony & Désy Il s’agissait d’une fin de semaine ordinaire et d’un Samedi plus ordinaire encore. Ce jour-là, Désirée s’était accordée un peu de temps pour elle, feuilletant son album photos dans sa chambre. Peut-être un des rares objets qui lui permettait de ne pas se sentir seule. Si tous les jours, elle s’entourait des nouvelles connaissances faites cette année à Sainte Catherine et ses camarades connus depuis quelques années scolaires, les journées lui semblaient quelque part un peu vides. Elle partageait les mêmes conversations superficielles et offrait les mêmes grands sourires trompeurs. En ces premiers mois dans sa nouvelle école, la française s’était déjà forgée une image angélique et une position de « fille populaire » comme elle l’avait fait tant de fois par le passé. Désirée incarnait le désir, tout ce que l’on pouvait vouloir avoir et être : une vie luxueuse, de bonnes notes, un physique des plus attrayants et une personnalité plus que charmante. Pas le moindre défaut, en apparence du moins…

Désirée était loin, loin d’être cette fille parfaite, elle était même loin d’être une fille bien tout court. Stratégiquement amie avec tous, voilà ce qu’elle se disait. Tant qu’elle saurait se faire apprécier, ses désirs seraient des commandements. Qu’en bien même ces jeunes Phénix, qui gloussaient toujours si fort que Désirée en avait mal à la gorge pour elles, lui collaient à la peau ou qu’elle jalouse parfois les jolies pommettes d’un ami ou que son binôme de potions soit si médiocre qu’elle souhaitait lui jeter le contenu de leur recette ratée au visage, Désirée continuait de sourire. C’était ce qu’on attendait d’une fille bien de bonne famille. Certes, les bonnes actions qu’elle pouvait faire avaient cette part de gentillesse innée, de sincérité. Néanmoins, la blanche ne ressentait une connexion qu’à une cause, un idéal, des actions, des souvenirs, des pensées et des valeurs plutôt qu’à des personnes. Rares étaient ceux qui avaient pu se faire une place dans son cœur. Et "Rony" faisait partie d’entre eux.

Elle avouait ne pas souvent penser à lui, mais revoir sa petite touffe blonde dans les photos de sa jeunesse lui apportait un léger rire. En moins de dix jours, il était devenu plus proche d’elle que des centaines de personnes en plusieurs années. Après lui avoir offert un portrait d’elle qu’elle gardait toujours accrochée dans sa demeure, ils ne s’étaient plus revus. Triste, mais prévisible. Après tout, sa famille n’était passée que pour faire affaire avec la sienne. Mais qu’il était drôle de se rappeler de son adorable accent italien mal dissimulé quand il parlait français. Ou de son regard méprisant lorsque Désirée rajoutait chaque jour un centimètre de talons à ses chaussures pour être encore un peu plus grande que lui. Ou encore quand elle lui faisait remarquer que le portrait qu’il lui faisait ne lui ressemblait pas et qu’il répondait qu’en effet la fille du tableau n’avait rien avoir avec elle : elle était beaucoup plus jolie. Les deux enfants se châtiaient sans cesse mais quel bon temps c’était pour Désirée ! En revoyant ces photos, elle se mit à s’imaginer ce qu’il était devenu. Peut-être était-il resté petit et fin ? Le blond aux yeux bleus n’avait forcément pas hérité du physique viril de son père. La française s’amusait pendant quelques minutes avec son familier phœnix à réinventer un garçon qu’elle ne reverrait jamais jusqu’à ce que ses « amies » viennent la chercher. Une petite promenade dans le Jardin des Nymphes s’imposait pour profiter du soleil en parlant potins. La blanche leur indiqua de partir devant elle, juste le temps pour elle de ranger ses affaires et de retourner à la réalité.

Pour une fois, Désirée et Eternelle passèrent par un couloir relativement étroit en sachant qu’après cet ultime moment de calme, ils n’entendraient que des jacassements. La marche était légèrement plus lente qu’à l’habituel et il n’y avait qu’un camarade Dragon pour les déranger. La sorcière ne lui avait jamais adressé la parole, à ce grand brun mystérieux. En fait, elle était pratiquement sûre que la moitié de la classe ne lui avait jamais adressé la parole non plus, il n’était pas du genre bavard d’après ce qu’elle n’avait justement pas entendu. Elle lui décocha un sourire poli une fois à côté mais contre toute attente, la blanche fut stoppée dans sa course. La main du jeune homme s’était placée sur son avant-bras pour l’arrêter. Sans vraiment comprendre ce geste brusque et un tantinet malpoli, le regard pair de Désirée ne quitta la main qui l’empoignait qu’au son de la voix du brun.

- Désirée ?
- Oui ? Je peux t’aider ?

Il ne répondit pas et le temps sembla s’immobiliser. Désirée pivota pour lui faire face mais le bras de son compère ne la lâchait pas. Ils étaient proches et la française en oublia jusqu’à son familier qui était déjà trop loin pour les apercevoir. Il n’y avait qu’eux deux à cet instant précis. Les profonds yeux bleus du jeune homme ne pouvaient s’empêcher de la scruter, d’observer ses traits tandis que la Dragon tentait de garder sa posture bien que le garçon la surplombait d’une bonne tête. Elle tentait de ne pas le fixer du regard mais clairement lui ne s’en privait pas. Désirée croyait l’avoir déjà vu quelque part, ils ne s’étaient jamais parlé et pourtant… pourtant, il lui paraissait si familier. Le silence régna pendant quelques secondes qui lui parurent une éternité puis fut brisé par le brun. Ses yeux azurins perçaient à jour la Dragon et de sa voix ensorcelante, lui dit…
   
   - Ca ne te va pas beaucoup cette coupe.

Une pause. Un étouffement mental avec de l’eau imaginaire et un crachement fictif et ahuri sur le visage de son interlocuteur. Pour qui se prenait-il avec son espèce de queue de rat ? Qui était-il pour donner son avis sur la manière dont elle se coiffait ? Et qu’est-ce qu’il voulait dire par « Ca ne ta va pas beaucoup cette coupe » ?! Désirée maintenait son sourire aimable bien qu’on voyait les flammes de l’Enfer danser dans ses yeux mais sa voix d’habitude si posée était comme coincée dans sa gorge.

   -… Je te demande pardon ?
   - Tu étais bien mieux avec tes cheveux longs.

Ah ! D’accord... Pour seule réponse, la jeune femme rejeta la tête en arrière dans un mouvement de boucles blanches dramatique dont elle seule avait le secret. Et un petit rire, semblable à un gloussement, avec le volume d’un soufflement de nez mais l’impact d’un fou rire moqueur…

    - Haha !... Non.

Juste non. Clairement, non. Absolument non. Désirée s’était plutôt rendue service en se coupant les cheveux. Non seulement, cela lui donnait un air moins enfantin et l’allégeait mais en plus, cela mettait l’accent sur son beau faciès et ses épaules sexy. Alors non. Mais elle ne pouvait pas blâmer un garçon avec une catastrophe sur le crâne d’essayait de lui donner des conseils. Pour être honnête, ses longs cheveux lui manquaient aussi parfois aussi même si elle ne l’aurait jamais avoué. Et si certains fans d'elle en tant que jeune mannequin avaient apprécié sa nouvelle coupe rafraîchissante, d'autres préféraient encore sa longue chevelure luxuriante d’antan. Elle le concevait très bien. Et enfin, Désirée reconnut ce garçon ! Mais bien sûr!... Elle lui fit un grand sourire amical et presque sincère avant de lui répondre :

     - Tu… Tu es un de mes fans, c’est ça ?... Le garçon qui m’a interpellé dans la rue durant l’été ? Je reconnaîtrais ces yeux entre milles ! Je sais que tu m'as dit que ma nouvelle coupe ne te plaisait pas forcément mais le changement est une part de la vie et il va falloir l’accepter… Elle lui tapota les épaules avec douceur en lui faisant une petite moue adorable, espérant en son fort intérieur qu’il ne lui en veuille pas, Désirée ne pouvait pas faire plaisir à tout le monde. Mais vois le côté positif : mes cheveux repousseront ! Fit-elle en lui adressant un clin d’œil joueur pour feindre de l’intimité entre lui et elle.

   
 
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MessageSujet: Re: Once upon a time ★ Désirée Dim 13 Mai - 2:54

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Désirée Beauregard

« Oui ? Je peux t’aider ? »

Il fronça les sourcils, elle ne le reconnaissait donc pas ? Oui pas étonnant … sans prendre compte la dizaine d'années écoulées, Aaron avait laissé pousser ses cheveux de façon incroyable et s'était en plus mis à coloration. Difficile de faire le lien entre ce petit garçon aux cheveux blonds et courts avec un adulte brun à cheveux long. Il lâcha son bras, sans cesser de la regarder. Elle, en revanche, n'avait que très peu changé. Ou alors, ses yeux d'artistes faisaient fi des changements mineurs pour se concentrer sur le visage qu'il avait peint autrefois, surpris de trouver une si jolie petite fille de son âge.

« … Je te demande pardon ? »

Il se souvenait aussi d'à quel point il avait eu envie de lui écraser son joli visage sur sa toile à peine peinte. Elle n'avait été douée que pour se plaindre : « Mes yeux ne sont pas de cette forme, mon visage n'est pas aussi rond et gnagnagna et gnagnagna ... » ! Il s'était, en revanche, découvert un puit de patience lors de ses séances de peinture. Aaron devait être gentil avec la fille des clients de son père. Le puit de patience n'avait tenu que deux heures, avant de la critiquer à son tour : « Sale petite teigne, harpie, peste », tant d'honorifiques qui lui avait permit de cracher son venin sur la fille des Beauregard.

« Haha !... Non. »

Le brun pencha la tête sur le côté, ça y est, avait-elle les souvenirs en place ? En tout cas, c'était vraiment étrange de se croiser dans un simple couloir alors qu'ils partageaient les mêmes cours. Aaron préférait certes écouter ses professeurs plutôt que de regarder les filles mais Désirée ne se fondait pas réellement dans la masse. Pour sa défense, ils étaient tellement nombreux chez les Dragons ! Impossible de connaître tout le monde surtout pour les Sorciers qui débarquaient comme un cheveu sur la soupe. Non, il n'avait rien à se reprocher.

« Tu… Tu es un de mes fans, c’est ça ?... Le garçon qui m’a interpellé dans la rue durant l’été ? Je reconnaîtrais ces yeux entre milles ! Je sais que tu m'as dit que ma nouvelle coupe ne te plaisait pas forcément mais le changement est une part de la vie et il va falloir l’accepter… »

… Quoi ?
Sur le coup, il resta muet, l'écoutant déblatérer ses sottises. Quel esprit promt à l'imagination, c'était presque terrifiant à ce state là. Avait-il vraiment la tête du gars qui irait la voir juste pour lui parler de ses cheveux ?! Les gens étaient vraiment fous. Ou alors, c'était une caractéristiques des Français et Aaron était prêt à acheter un billon d'avion pour l'Italie illico presto. Vraiment, cette Désirée … en un sens, elle n'avait pas du tout changé.

« Mais vois le côté positif : mes cheveux repousseront ! »

Le temps qu'ils retrouvent leur longueur d'origine, encore dix ans allaient s'écouler. Le brun porta l'une de ses mains à sa tempe et la massa pour chasser la migraine qui pointait le bout de son nez. Elle avait vraiment le don de l'épuiser sans faire grand chose. Un talent naturel. Elle était probablement la seule. Une sacrée épine dans son pied, peu importe l'époque. Il ferma les yeux, soudainement épuisé.

« Une teigne comme toi ne m'intéresse pas spécialement, je suis loin d'être un fan. »

Il rouvrit ses yeux bleus, la fixant à nouveau. Ils n'avaient passé que quelques temps ensemble mais elle devait quand même avoir un ou deux souvenirs de lui, non ? Alors, il suffisait simplement de les faire ressurgir.

« Je suis Aaron. J'ai fait un tableau de toi quand on était enfants. Tu m'appelais Rony et je t'appelais Désy. »

« Rony » grimaça en prononçant sur stupide surnom. C'était vraiment le nom d'un chien mais ça pouvait permettre à la jeune femme de se souvenir de lui, pourquoi pas ! En revanche, si malgré cela, elle ne le replaçait pas dans sa mémoire, il allait la laisser là. Inutile d'insister. Aaron avait d'autres choses à faire, bien plus importantes.

« J'étais blond à l'époque »




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MessageSujet: Re: Once upon a time ★ Désirée Sam 7 Juil - 17:15


Once Upon a Coupe de CheveuxRony & Désy  

La tension dans le couloir presque vide, entre les deux Dragons, était si palpable que quelqu’un aurait pu s’étouffer avec. Désirée, habituellement si aimable, avait immédiatement délaissé son usuel vouvoiement pour le tutoyer, signe de son mécontentement face au traitement qu’elle recevait. Elle ne pouvait pas concevoir qu’on puisse se permettre d’arrêter une inconnue aussi brutalement pour lui dire des choses aussi… aussi… brutales. Et fausses, qui plus est ! Pas le moindre « bonjour » ou sourire poli, ce goujat avait totalement laissé son tact –s’il en avait- dans son dortoir. Le brun tapait déjà sur les nerfs de la blanche alors que leur « conversation » n’avait pour l’instant duré que quelques secondes. Simplement, Désirée n’en pouvait plus de cet inconnu. Il avait cet air condescendant, il tentait de la dominer par sa taille de géant et dans ses yeux, ses infâmes et magnifiques yeux bleus, elle ne voyait que son arrogance. Ces yeux la fixaient sans ménagement, la dévisageaient sans la moindre gêne… Et elle ne le supportait plus. Incapable. Elle se trouvait incapable de le regarder droit dans les yeux.

La Française lui parlait avec toute la confiance du monde mais au fond, elle perdait quelque peu ses moyens. Plus il la fixait, plus l’envie de lui assimiler une torgnole indélicate était difficile à réfréner. Néanmoins, la jeune femme, soucieuse de ne pas se faire d’ennemi dès la première interaction et surtout avec l’approche des élections des délégués, prenait sur elle-même pour éviter toute sorte de discorde avec son interlocuteur.

- Une teigne comme toi ne m’intéresse pas spécialement, je suis loin d’être un fan.

… Elle retira immédiatement ce qu’elle venait de penser. Soit il cherchait à se faire battre soit il mentait. Voire les deux. Son interlocuteur -qui perdait progressivement de son « charme » au fur et à mesure de la conversation- commença à se masser les tempes, visiblement énervé. Mais de quel droit ?! Elle n’était pas celle qui était venue l’accoster en plein couloir, elle n’était pas celle qui le fixait sans une once de retenue, elle n’était pas celle qui avait ouvertement critiqué sa coupe de cheveux. Et pourtant, ce goujat avait besoin, plus que personne d’autre, d’un bon coup de peigne. La blanche ne put d’ailleurs retenir ses paroles amères :

- Ca tombe bien, au moins je me sentirais moins  coupable quand je te poignarderai à coups de peigne ! Persiffla imperceptiblement ladite « teigne » entre ses dents, toujours en gardant un sourire de plus en plus forcé. Se rendant compte de son erreur, elle se reprit de suite. … Enfin, je veux dire… Ce que tu me dis là c’est vraiment impitoyable. C’est comme si on m’attaquait à coups de poignard, ça me fait beaucoup de peine… Elle plaça sa main sur son cœur, regardant le grand brun avec une expression peinée.  

Mais la Beauregard peinait surtout à cacher sa colère noire. Il avait quand même du culot pour lui parler comme ça alors qu’elle faisait de son mieux pour rester amicale et surtout ne pas lui planter sa baguette dans les yeux… A nouveau, il plongea son regard bleu comme le ciel dans les yeux dépareillés de l’hypocrite Dragon.

– Je suis Aaron. J’ai fait un tableau de toi quand on était enfants. Tu m’appelais Rony et je t’appelais Désy.

Ces mots laissèrent Désirée sans voix. Que devait-elle faire de ces informations ? Posant son doigt contre ses lèvres, l’air pensante, elle cherchait les mots qui convenaient à cette situation plus qu’étrange. En récapitulant les faits : un inconnu l’avait abordé dans un couloir pour lui balancer sans modération de délicieux compliments sur sa coupe de cheveux et sa carrière dans le mannequinat, tout ça pour lui révéler qu’il était l’ami qu’elle n’avait pas revu depuis près de dix ans ?...  Rien de plus ordinaire ! D’ailleurs, c’était étrange qu’elle ne s’en soit pas rendu compte plus tôt. Après tout, son « Rony » a toujours été un grand garçon avec de longs cheveux bruns !...

Non. Non. Non.

Il y a moins d’une demi-heure, elle revoyait son ami italien sur les photos et s’amusait à l’imaginer aujourd’hui. Mais elle n’avait pas prévu ça. Non, Rony il était si petit à l’époque : plus petit qu’elle même ! Rony avait de courts cheveux blonds comme le soleil. Et surtout, Rony il avait ces grands yeux ronds si mignons, un bleu profond où on pouvait lire chaque émotion comme dans un livre grand ouvert. Non, lui, le grand brun, il n’avait rien à voir !... Même si en regardant de plus près, la couleur de ses yeux lui semblait familière, beaucoup trop familière.

Comme fascinée et ayant enfin l’audace d’établir un contact visuel, Désirée s’approcha lentement, sans même s’en rendre compte, du jeune homme. Oui, la couleur était extrêmement similaire, ce même bleu céruléen qu’elle n’avait vu nulle part ailleurs. Et ce caractère grognon… A l’époque, Aaron et Désirée s’entendaient comme chien et chat. L’un et l’autre étaient de vraies plaies et ne se supportaient pas mutuellement. L’un car l’autre trouvait du plaisir à l’agacer. L’autre car l’un était, à son humble avis, trop froid et indifférent à son égard. Aaron lui avait peint son portrait mais Désirée avait simplement eu envie de lui refaire le portrait ! S’ils tentaient plus ou moins de paraître amicaux en présence de leurs parents, dès qu’ils avaient le dos tournés, ces deux là se chamaillaient comme jamais. Un duo qui savait comment pousser l’autre à bout.

… Et Désirée se retrouva complètement perdue. Ce qu’il venait de lui dire, personne d’autre que le vrai Rony n’aurait pu le savoir. Entre le grand brun et la grande blanche, il y avait cette même atmosphère tendue qu’entre le petit blond et la petite blanche d’autrefois. Et leurs yeux, plus elle s’approchait, plus les souvenirs d’enfance remontaient. Tout était très vif dans sa tête, loin de la nostalgie qu’elle ressentait en revoyant les vieux clichés.

- … Je ne comprends pas. Comment?...
- J’étais blond à l’époque.

L’embarras fut remplacée par la fascination, Désirée s’approcha dangereusement du jeune homme. D’une main délicate mais sûre, elle prit une longue mèche brune qui pendait, l’inspectant sous tous les angles. Son visage avait perdu son usuel sourire, à la place, une expression concentrée. La Dragon avait encore du mal à réaliser ce qu’il se passait. La situation dans laquelle elle se trouvait était parfaitement saugrenue et troublante. Elle était à la recherche du moindre cheveu blond, de la preuve irréfutable de son identité. Désirée se fichait bien d’importuner son interlocuteur, c’était lui qui l’avait cherché.

- Et tu aurais peut-être mieux fait de le rester. Ca a un vilain mulet sur la tête et après ça fait des remarques sur les cheveux des autres… Désirée ne le regardait même pas dans les yeux, toujours obsédée par cette impressionnante touffe brune foncée. Dis-moi, c’est juste une phase ou tu comptes garder cette coupe mochideuse d’emo toute ta vie ? Elle utilisa l’une de ses expressions inventées préférées : une de ses premières inventions, une que Rony devait connaître.

Elle doutait encore de cet inconnu. Tout cela était encore très difficile à digérer. Après un certain temps à examiner ses cheveux, la Française se recula de « Rony » et gratta du doigt son grain de beauté en dessous de l’œil gauche en signe de réflexion. Elle le scruta de la tête aux pieds. C’était à son tour d’être fixé. Plus elle le regardait, plus la connexion se faisait dans le cerveau de la blanche.

Cependant, il y avait toujours une question qui persistait. Une question primordiale, une question qui la démangeait depuis le début et qu’elle ne pouvait plus retenir.

- Rony, Elle l’appela par le magnifique surnom qu’elle lui avait trouvé lorsqu’ils étaient petits. Forcée de constater qu’il était, sans aucun doute, réellement son vieil ami d’enfance. Son visage arborait un air sombre et sérieux. Je sais que tu n’as jamais été un grand adepte des règles de courtoisies de base et que le français n’est pas ta langue maternelle, mais est-ce qu’on ne t’as jamais appris à dire « bonjour » aux gens avant de commencer une conversation ?


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MessageSujet: Re: Once upon a time ★ Désirée Mer 15 Aoû - 18:41

Once upon a time



Désirée Beauregard

Les cheveux courts avaient considérablement faire mûrir son visage. Leur enfance était, certes lointaine, mais les mèches blanches, bien plus courtes, faisaient ressortir ses yeux aux couleurs incroyables. Des yeux qu'il savait très jaugeurs, impitoyables et pouvait devenir aussi tranchant que deux lames. Un trait commun à bon nombre de femmes, cela dit. De plus, sa nouvelle coupe mettait également en avant son long cou de cygne. Désirée avait toujours adoré lever le menton pour paraître encore plus grande qu'elle ne l'était, petite. Juste pour pouvoir le regarder d'encore plus haut, Aaron en était encore persuadé aujourd'hui. Heureusement, les années et la génétique impitoyable étaient finalement de son côté.

« Ça tombe bien, au moins je me sentirais moins  coupable quand je te poignarderai à coups de peigne ! »

Mais quelle violence ! Lui qui n'était armé que de bonnes intentions venait de se faire menacer par ce qui devait être la phrase fétiche d'un coiffeur lambda. Il l'avait connu plus venimeuse dans ses propos. Avait-elle perdu de son venin ? Le brun ne cacha même pas son rictus à cette pensée : elle avait perdu la main, la Dési …  Cela dit, Aaron n'était pas en meilleur état. D'accord, il avait été quelque peu … ignoble avec certaines personnes qu'il avait dû fréquenter après son retour en Italie et les années suivantes mais il n'avait pas trouvé d'autres joueurs de son niveau dans cette partie de tennis verbal qu'il avait tant apprécié avec sa camarade française. Si cela était comme le vélo, ça reviendrait bien vite à la normale. Il fallait juste échauffer la jeune fille devant lui.

« Enfin, je veux dire… Ce que tu me dis là c’est vraiment impitoyable. C’est comme si on m’attaquait à coups de poignard, ça me fait beaucoup de peine… »

Dio … quelle actrice ! Il leva les yeux au ciel, retenant à peine un grognement d'exaspération. Aaron préférait encore les menaces à ce petit spectacle larmoyant, sans doute destiné à faire ressortir sa culpabilité. Peine perdue. L'italien n'avait jamais caché son côté « légèrement » méchant et Dési, plus qu'une autre personne, devrait y être habituée. Elle aussi avait ça en elle. Avec ses critiques à peine constructives sur la façon de peindre à tableau … il aurait mieux fait de lui enfoncer le visage dans sa palette de peinture plutôt que de lui répondre. Le reste de son séjour avec les Beauregards aurait pu être plus tranquille. Un accident était si vite arrivé avec des enfants de leur âge. Fichue française.

Malgré tout, elle semblait avoir du mal à le reconnaître. Comme si la mention de cet « adorable » petit surnom n'avait pas suffit. Jamais personne n'avait osé écourter son prénom d'une telle façon. « Rony » …  tellement ridicule. C'était plus au niveau de l'imagination de la vieille tante paternelle que d'une gamine d'une dizaine d'années. « Rony », c'était typiquement le gosse qui se faisait pincer les joues en entendant dire à quel point il pouvait être à croquer. « C'est le Rony à sa Maman ! » … beurk. Finalement, ça n'avait pas été une bonne idée de le lui rappeler … mais quel autre moyen avait-il pour se rappeler à sa mémoire ? Et déjà, pourquoi était-il venu lui parler ?! Il aurait tout aussi bien pu passer son chemin en l'ignorant comme tous les autres élèves ! … Parce que c'était Dési et que Dési avait su se hisser au dessus du lot. Avant elle, il n'avait jamais été proche d'un autre enfant de son âge. Fichue gamine.

Il la regarda prudemment lever une main blanche pour veni saisir l'une de ses longues mèches. Il était vraiment temps qu'il les coupe. Aaron se figea tandis qu'elle promenait son regard sur lui. Il n'y avait pourtant rien à voir : il n'y avait rien d'excitant à regarder l'uniforme des Dragons. Ou alors, cherchait-elle le visage d'enfant de Rony dans les traits adultes d'Aaron ? Bonne chance à elle. Il valait mieux perdre son temps à trouver Charlie. Il n'avait jamais compris l'intérêt de ce jeu d'ailleurs : c'était si drôle que ça de se bousiller les yeux à chercher un mec habillé d'un haut rouge et blanc ? Il y avait d'autres priorités dans la vie.

« Et tu aurais peut-être mieux fait de le rester. Ça a un vilain mulet sur la tête et après ça fait des remarques sur les cheveux des autres… Dis-moi, c’est juste une phase ou tu comptes garder cette coupe mochideuse d’emo toute ta vie ? »

Et bien, voilà ! Retour de la bonne vieille Dési ! Mais Aaron n'en fut pas réjouit pour autant. Il attrapa son fin poignet avec sa main gauche pour la faire lâcher ses cheveux et remarqua qu'ils étaient aussi pâles l'un que l'autre. Bourgeois jusqu'au bout des ongles, hein ? C'était tout un art d'entretenir cette pâleur naturelle sans pour autant ressembler à un cadavre. Mais quand il voyait la peau tannée par le soleil de son père, Aaron préférait largement rivaliser avec sa parure de lit la plus basique. De toute façon, il était incapable de bronzer. Il finissait comme un homard et c'était affreusement douloureux. Pas vraiment son délire.

« Je préfère rester dans ma phase plutôt que de rivaliser avec le Bichon Maltais de Mamie. Tu pourrais te teindre un côté aussi. Le style « Cruella », c'est bien adapté à ta langue de vipère. »

… D'accord, il se pouvait bien que la fille lui avait manqué plus qu'il ne le pensait. Ce ping-pong d'insultes, c'était comme le marshmallow dans le chocolat chaud : pas vital mais quand même meilleur quand il était présent. Car oui, pour qu'Aaron lui réponde, c'est que Dési tenait une place dans son cœur toute particulière. Sa première amie et sa première ennemie. Il la tenait réellement en haute estime, mine de rien. Elle ne se laissait pas faire, avait de la répartie et malgré son absence totale de connaissance dans l'art -la peinture plus particulièrement- elle avait fait un très bon modèle. Ah, comme il aurait adoré la peindre pendant qu'elle dansait … mais ce n'était pas facile de reproduire une cible mouvante et ce fait était probablement son plus grand regret jusqu'ici.

« Rony, je sais que tu n’as jamais été une grand adepte des règles de courtoisies de base et que le français n’est pas ta langue maternelle, mais est-ce qu’on ne t’as jamais appris à dire « bonjour » aux gens avant de commencer une conversation ? »

Il leva les yeux au ciel, priant une divinité quelconque de lui apporter son soutien infaillible. C'était tout Désirée, ça ! A chipoter ses des détails insignifiants, enfonçant le clou par la même occasion. Quand il rebaissa les yeux, ce fut pour se perdre à nouveau dans la contemplation de ses cheveux clairs. Vraiment … quel dommage. A son tour, il tendit la main et attrapa une mèche entre son pouce et son index. Au moins, la texture était agréable au toucher.

« Buongiorno, Dési. Je me suis égaré en découvrant ce massacre capillaire, l'effet de surprise, sans doute. Pourquoi as-tu coupé tes cheveux ? »

Il plissa les yeux, le ton menaçant. Elle avait des cheveux vraiment magnifiques, d'une couleur superbe et cette cascade blanche avait été l'un des points forts de son tableau. Ca et ses yeux. Quand bien même il s'était énervé à reproduire leur couleur exacte à chacun.

« J'espère que tu as gardé le tableau que j'avais fait de toi. »




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