Curiosité scientifique. Ou déplacée. {Sofia}
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MessageSujet: Re: Curiosité scientifique. Ou déplacée. {Sofia} Mer 13 Juin - 12:30

Curiosité scientifique. Ou déplacée.Lac des Sirènes
Sofia
Eriksen
Fréderik
Bartosz
Cet attroupement de Sirènes a vraiment tout pour être effrayant : des créatures mi-humaines mi-poissons sortent de tous les côtés, encerclant leurs invités comme des prédateurs avec leurs proies. Si les regards sont curieux pour la plupart, d’autres sont mécontents. Comme dans chaque peuple, il y a chez les Sirènes une poignée d’individus considérant les rapprochements inter-espèces beaucoup trop dangereux. Malheureusement, la confiance de certains êtres est plus fragile que la toile d’une araignée et une simple brise hasardeuse suffit à la briser. Ainsi, il arrive que certains conflits éclatent. Avant que les Grandes Familles ne s’y mêlent, beaucoup de guerres claniques ont été menées. Les livres racontent que les Elfes et les Nains se sont divisés à cause de l’exploitation de certaines ressources, alors qu’ils œuvraient main dans la main autrefois. Dans le monde actuel, plus violent et plus rigide, il suffit de rien pour créer des tensions. Si les Grandes Familles veillent au grain, Sofia n’est pas convaincue par leurs méthodes. Ils préfèrent l’efficacité à la diplomatie, poussant certaines espèces à disparaître et mener leurs existences loin de tout.

D’ailleurs, par le passé, les Sirènes ont causé beaucoup de souci aux Magiciens. Friandes de viande humaine, elles usaient de leurs voix ensorcelantes pour pousser les matelots à se jeter à l’eau et à se noyer. Chose que ne pouvait tolérer les protecteurs de l’espèce humaine. Ainsi, ils ont posé un ultimatum aux Sirènes : soit elles cessaient, soit ils les rendaient muettes à jamais. Pour des êtres de la musique, se retrouver privés de leur voix n’était pas envisageable. Alors les Sirènes se sont forcées à adopter un nouveau régime alimentaire. D’après les archives, cette transition ne fut pas des plus simples et la population de Sirènes diminua d’un tiers un an après la menace des Magiciens. Si les Sirènes actuelles ne mangent désormais plus que poissons et algues, elles sont bien moins nombreuses qu’autrefois. Certains peuples ont ainsi développé une réelle peur des Magiciens, les poussant à s’installer au plus profond des mers et des océans. D’autres ont choisi stratégiquement de devenir des amis proches des Magiciens, comme les Sirènes de Copenhague - bien que, depuis, cette amitié a éclot en une relation sincère.

De ce fait, Sofia ne se sent pas particulièrement menacée par les Sirènes l’encerclant. Elle connaît suffisamment leur Matriarche pour être sûre de n’avoir rien à craindre. Frédérik par contre … Il risque bien plus. Et que Sofia l’accompagne ne change rien à la donne. La magicienne espère donc sincèrement qu’il ne fasse aucun faux-pas. Elle doute que les Sirènes se jettent sur lui pour le réduire en charpie mais elles seraient capables de percer sa bulle et s’amuser de sa remontée inutile jusqu’à la surface - ils sont bien trop loin sous l’eau pour y survivre. Silencieuse, Sofia assiste donc à l’échange. Frédérik est poli, comme à son habitude. Est-il tendu ? La magicienne trouve les muscles de ses épaules bien tendus. Ce qu’elle comprend parfaitement, il est bien loin de son petit bureau bien rangé, bien loin de sa zone de confort. Pourtant, il s’en sort plutôt bien. Jusque là, il suit les conseils de Sofia à la lettre. L’expression d’Antarrha ne change certes pas mais la danoise la trouve un peu plus détendue. Comme rassurée … et flattée.

Et là, c’est le drame.

Je suis parfaitement conscient des dangers pour vous. Si les résultats s'avèrent concluants, je ne peux pas vous assurer de votre tranquillité.

Pourquoi diable a-t-il fallu qu'il dise cela ?! Certes, Sofia lui a dit d'être franc, mais il pouvait s'abstenir d'un tel commentaire. Les Sirènes, paniquées, s'échangent des regards effrayés. Certaines, même, se hâtent d'aller s'enfermer chez elles, terrifiées. Seule Antarrha n'a pas bougé d'un iota. Ses yeux perçants ne lâchent pas Frédérik et, pendant une demi-seconde, Sofia craint qu'elle ne lui plante son trident dans le ventre. Mais la Matriarche ne se départi pas de son calme et, à la surprise générale, l'ombre d'un sourire vient fleurir sur ses lèvres bleues. Au final, il semblerait que l'honnêteté à toute épreuve du professeur de potion ait joué en sa faveur. Antarrha glisse alors un regard à l'une de ses suivantes qui comprend aussitôt l'ordre silencieux et disparaît au milieu de ses congénères. Ne préférant pas intervenir, Sofia se contente d'attendre la suite des événements. La jeune suivante revient finalement auprès de la Matriarche pour lui tendre une minuscule fiole pendue à une chaîne argentée. Antarrha semble l'observer quelques instants, avant de s'approcher lentement de Frédérik. Le souffle court, Sofia hésite à se rapprocher de son collègue, histoire de se dresser entre lui et la Sirène en cas de pépin, mais elle n'en a pas besoin, puisque la créature aquatique se contente de passer la chaîne autour du cou de Frédérik.

Cette fiole contient trois Larmes. Faites-en bon usage, ce sont les seules que vous obtiendrez de nous.

Sur ces mots, la Matriarche recule, salue Sofia d'un mouvement de la tête puis disparaît au milieu de son peuple. Hébétée, la magicienne met quelques secondes à réaliser ce qu'il vient de se passer. Malgré sa plaidoirie bancale, son collègue a obtenu gain de cause ?! Elle ne l'aurait jamais cru. Cependant, il n'a obtenu que trois Larmes. Il a plutôt intérêt à ne pas se louper pendant son étude, car cela ne représente pas grand chose. D'autant plus qu'il est prévenu : ce sont les premières et les dernières. En tout cas, ils n'ont plus rien à faire ici. Ils feraient mieux de remonter à la surface rapidement, d'autant plus que Sofia sent que sa transformation ne tardera pas à disparaître. Alors elle se hâte de saluer les Sirènes avant de faire demi-tour pour retrouver la surface. Une fois suffisamment éloignée du village aquatique, elle s'adresse à Frédérik :

Honnêtement, j'ai bien cru que les Sirènes allaient vous réduire en charpie. Votre instinct de survie est moins développé que ce que je pensais.

Revenons à la surface, sur la barque. Comme Eyla s'y attendait, Derrick est surprise par sa demande. Il y a de quoi, après tout, lorsque l'on connaît l'énergumène qui lui sert de Magicien. Et le portrait que le basset dresse de lui à de quoi effrayer n'importe qui. Mais cela ne semble pas vraiment perturber Eyla. Après tout, Jonas, l'ex-mari de Sofia, n'était pas franchement mieux. Il ne vivait que pour ses découvertes archéologiques et lorsqu'il revenait de ses voyages, il se contentait de partager son lit sans autre forme de procédé. Heureusement, la danoise s'est rapidement libérée de cette relation toxique mais cela se solda tout de même par la naissance d'un enfant. Si Sofia ne regrette pas le moins du monde d'avoir donné naissance à Milla, l'enfant a cependant toujours représenté un véritable frein pour de futures nouvelles relations. Les hommes qu'elle rencontrait refusaient de s'embarrasser d'un enfant qui n'était pas le leur et mettaient un terme à leur rendez-vous sans perdre de temps. Bien sûr si l'on demande à Sofia si elle préfère sa fille à un homme, elle répondra forcément sa fille, parce qu'elle préfère de loin être malheureuse en amour que privée de son enfant. Mais Milla grandit et arrivera le jour où, fatalement, elle volera de ses propres ailes, laissant sa mère seule. Comme la plupart des mères, il arrive à Sofia d'oublier qu'elle est une femme avant d'être une maman. Mais allez donc lui faire comprendre cela.

Bien sûr, Eyla ne saurait dire si ces deux-là sont fait l'un pour l'autre. Il est vrai qu'à les regarder, ils semblent être le jour et la nuit. Pourtant, elle ne peut combattre cette impression qu'ils sont fait pour s'entendre. Peut-être pas pour s'aimer, certes, mais au moins pour nouer une belle amitié. Elle est persuadée que Sofia peut apporter à Frédérik et inversement. C'est pour cela que leur différence de caractère est si intéressante. Eyla connaît la danoise sur le bout des pattes et elle sait que, parfois, elle a besoin que l'on se confronte à elle, qu'on lui impose une vision des choses différentes. Chez les Eriksen, les habitudes veulent qu'ils hochent la tête à tout sans définir de limite. Ce qui n'est pas forcément une bonne chose aux yeux d'Eyla. Elle a donc la certitude qu'en fréquentant Frédérik, Sofia pourrait apprendre de bonnes leçons – et vice-versa. Monsieur balai-dans-le-cul pourrait peut-être se décoincer un peu au contact d'une femme aussi vivante que la danoise. Bien sûr, ni l'un ni l'autre ne changeront du tout au tout – on ne chasse pas le naturel si facilement. Mais Eyla ne doute pas de l'alchimie qui peut naître de leur fréquentation – amoureuse ou tout simplement amicale.

Je pense qu'ils pourraient l'un comme l'autre se tirer vers le haut. Certes, il est peut-être un peu présomptueux de ma part de penser qu'ils pourraient être ensembles, je me suis laissée emporter par mes désirs. Mais si tu veux mon avis, ils peuvent réaliser de grandes choses ensembles. N'est-ce pas déjà un exploit que Sofia parvienne à le convaincre de se mettre à l'eau ?

A l'instant même où Eyla prononce ces mots, les magiciens émergent à la surface de l'eau. Curieuse, elle se hâte d'aller jeter un œil par dessus la barque. Ses yeux félins repèrent tout de suite la fiole puis le sourire triomphant de Sofia. Aussitôt, l'esprit-dragon se tourne vers Derrick.

Vous voyez ? Ils ont réussi. Une fine équipe, ces deux-là.


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MessageSujet: Re: Curiosité scientifique. Ou déplacée. {Sofia} Jeu 14 Juin - 21:44
dans lequel un gars a validé sa quête

Plouf. C'était le son du pavé dans la mare que Bartosz venait de lancer avec la dextérité d'un discobole. C'était aussi le bruit de son magnifique projet tombant à l'eau suite à un excès de franchise désarmant. Frédérik ne comprenait pas les réactions offusquées des Sirènes autour de lui. A son sens, il n'avait fait qu'énoncer une vérité, un simple fait parfaitement objectif auquel chaque représentant du peuple aurait pu songer spontanément. Il demeura impassible, constatant que la Matriarche en face de lui adoptait une attitude similaire.

Elle le dévisageait, il restait impavide sous son regard inquisiteur, s'impatientant d'une réponse. Après tout, elle n'avait qu'à prononcer un oui ou un non, rien qui ne nécessitait un suspense aussi disproportionné. Frédérik avait la furieuse envie de croiser les bras, mais Derrick ne cessait de lui répéter en boucle qu'une telle attitude revenait à se fermer à la conversation. Il se contraignit donc à rester immobile, sentant ses dernières réserves journalières de patience lentement s'évaporer. Tout ce qu'il désirait, c'était une réponse nette. Il ne parvenait pas à interpréter ce silence pesant. Discrètement, il jeta un coup d'œil à Sofia, comme pour chercher en elle une traductrice de ce langage invisible insaisissable.

Lorsque la suivante revint, ses sourcils se froncèrent. Il vit la Matriarche se saisir de la fiole, ce qui contribua à son incompréhension. Cette fiole, se pouvait-il qu'il s'agisse de l'objet de sa quête ... ? Il plissa les yeux, désireux de découvrir la réponse, presque excité à l'idée de la connaître. Impossible. Il n'arrivait pas à le croire. Et pourtant, lorsque la femme lui passa la chaîne autour du cou, il dut se rendre à l'évidence : il avait désormais en sa possession d'authentiques larmes de sirènes, un composé aux vertus inconnues, véritable fantasme pour ses pairs. Le geste lui coupa le sifflet.

Abasourdi, il porta sa main à la fiole comme pour vérifier qu'il ne venait pas de rêver toute la scène. Il cligna des yeux, incapable de faire face à sa sidération. Trois larmes. Une quantité infinitésimale qui lui appartenait de magnifier. Un présent aussi inestimable qu'inexplicable. Un brin stupéfié, le stoïque Frédérik bredouilla des remerciements à la Matriarche avant qu'elle ne s'éclipse, les laissant comme deux pékins au beau milieu du village. De nouveau, il se retourna vers Sofia, toujours à la recherche d'une quelconque explication rationnelle à ce qu'il venait de se produire. Visiblement, elle semblait dans le même état de whatthefuckisme que lui. Tandis qu'elle saluait les Sirènes, il contemplait la fiole sous toutes ses coutures, toujours incertain de son existence. La vache.

A la sortie du village, Eriksen formula ce qu'il commençait à penser lui-même.

« Moins développé ? Inexistant plutôt. Je n'en reviens pas. Si vous avez une explication à ce qu'il vient de se passer, n'hésitez pas. »

Parce qu'il ne parvenait pas à déterminer de quoi sa réussite tenait. A la présence d'Eriksen, probablement. Il ne voyait pas d'autre explication possible à vrai dire et le surréalisme de leur entrevue alentissait son esprit, l'empêchant de reconstituer le puzzle. Trois larmes. Cette quantité pouvait sembler dérisoire, mais elle était largement suffisante pour une personne aussi méticuleuse que lui. Derrick n'allait pas en revenir. Il n'était pas au courant que Derrick n'en revenait déjà pas, mais pour une autre raison.

Le basset constata avec plaisir que l'esprit dragon ne s'était pas braqué devant sa description chaotique mais véridique de son partenaire. Il ne fallait pas grand chose pour le convaincre de toute manière ; il avait toujours rêvé de jouer les entremetteurs pour caser Frédérik. Alors, constater qu'Eyla n'avait pas été refroidie le plongea dans une joie intense. Sa prudence se volatilisa comme par enchantement face à l'excitation de la mise en place de ce grand projet. Il avait tellement hâte. Tellement. Son petit esprit tordu commençait déjà à s'agiter, créant des dizaines de scénarios dignes des pires comédies romantiques au point que même une fanfiction n'aurait réussi l'exploit de rivaliser en matière de mauvais goût. Il allait faire part à Eyla de son enthousiasme pour débuter la conspiration lorsque le familier attira son attention sur le duo.

Dubitatif malgré son optimisme coutumier, Derrick se sentait perplexe concernant l'issu de la quête. Quand sa partenaire de crime évoqua la réussite, il fallut quelques précieuses secondes à Derrick pour assimiler l'information. Une réussite, vraiment ? Surpris puis ravi, Derrick se précipita vers le bord de la barque pour fêter dignement le retour victorieux de son aventurier du dimanche. Sa queue battait tellement qu'on aurait dit les pals d'un hélicoptère prêt au décollage. Pour tout avouer, il ne savait pas vraiment ce qui le ravissait le plus : jouer les entremetteurs ou voir Frédérik parvenir à son but.

« Opération Love is in the Air lancée. Il nous faut un plan. » finit par conclure le basset pour donner son assentiment avant que les deux humains ne soient trop proches.

Frédérik se hissa sur la barque non sans peine. L'embarcation tangua dangereusement, menaçant de se retourner, avant que l'homme trouve son équilibre. Avec un soupir de contentement, le magicien s'installa sur le banc, dégoulinant. Heureusement, ses affaires étaient près de Derrick, au bout de la barque. D'un geste, il plaqua ses cheveux mouillés en arrière. La bulle avait éclaté lors de sa sortie de l'eau.

Alors ? Alors ? Alors ? Alors ?

Pour toute réponse, Frédérik se contenta d'agiter le flacon avec un sourire franc quoiqu'un brin timide. Derrick aboya de satisfaction, autant pour célébrer le succès du professeur que l'apparition furtive d'un sourire. Ce dernier fixait le flacon avec intensité. Finalement, ses instructions s'étaient avérées superflues, il n'avait pas eu besoin de Derrick. Comme d'habitude. Il pencha doucement la fiole. Le liquide nitide glissa lentement devant son regard avide. Il ne pensait plus à son apparence, à leur expédition, ou aux divers désagréments qui l'avaient accompagné durant tout le périple ; son esprit errait à la recherche du protocole adéquat, complètement absorbé par la formidable tâche qui l'attendait.

« Je ne sais pas comment vous remercier. »

Il s'adressait à Sofia, un peu absent malgré tout. Simple formule rhétorique : il savait précisément comment la remercier. Ou, tout du moins, il connaissait parfaitement ce que la politesse exigeait de lui en guise de remerciements.

Tu crois qu'elle aime quoi, comme genre de fleurs ?
Euh. Je sais pas.


Derrick sentit le vent tourner. Il sollicita discrètement à Eyla.

On part bien, il veut lui offrir des fleurs pour la remercier. C'est quoi ses fleurs préférées ?

Ensuite, il ne resterait plus qu'à Frédérik qu'à se terrer dans le laboratoire pour ne plus en ressortir avant d'avoir percé tous les secrets de son bien le plus précieux. Ah, oui, et donner cours aussi ... C'était quand, son prochain cours déjà ?

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MessageSujet: Re: Curiosité scientifique. Ou déplacée. {Sofia} Mar 19 Juin - 11:25

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Encore abasourdie, Sofia n'a de cesse de jeter des regards par dessus son épaule, comme si elle craignait une attaque en traître après ce présent inattendu. La Magicienne connaît très bien les Sirènes, elle sait qu'elles sont parfois imprévisibles mais … mais non, elle ne parvient pas à se faire à l'idée que Antarrha ait si facilement cédé des Larmes à Frédérik. Alors elle est un peu inquiète et veille sur leurs arrières avec une paranoïa qui ne lui ressemble pas. En temps normal, elle témoigne une confiance aveugle aux Sirènes mais la situation est tellement … particulière qu'elle ne sait comment l'aborder. C'est pourquoi elle est si pressée de rejoindre la surface. Antarrha est son amie, certes, mais cela ne signifie pas que l'intégralité de son peuple l'apprécie. Et si certaines Sirènes lui reprochaient ce cadeau bien trop généreux ? Et si elles tentaient de remettre la main sur ce trésor inestimable ? La gorge nouée, Sofia a hâte de retrouver la terre ferme, pour la toute première fois de sa vie depuis qu'elle côtoie les Sirènes. Elle compte bien revenir discuter avec Antarrha de tout cela mais d'abord, elle va laisser quelques jours s'enchaîner, histoire que les esprits les plus brûlants aient le temps de s'apaiser. La danoise ne compte pas prendre de risque inutile, autant laisser le temps apaiser les tensions.

En tout cas, Frédérik est ravi. C'est d'ailleurs la première fois que Sofia voit autant d'émotion sur son visage. C'est peut-être un petit peu cliché de le dire mais, à cette instant, il correspond parfaitement à la description du petit nerd ayant mit la main sur un nouveau sujet d'étude beaucoup trop passionnant. Certes, certains diront que cela correspond tout à fait au professeur de potion mais Sofia est bien plus habitué à l'homme stoïque, maniaque et dépourvu de la moindre émotion. Le voir ainsi ravi et perturbé, ce n'est certainement pas donné à tout le monde. Et quelque part, Sofia est fière d'y avoir participé. Bon, elle s'est contentée de provoquer une rencontre entre le polonais et les Sirènes, mais chaque action, à son échelle, compte après tout. En tout cas, lui aussi est abasourdi, nous pouvons même dire qu'il semble vraiment sur le cul. Lui non plus ne s'attendait pas à une telle finalité. Antarrha a vraiment fait d'une pierre deux coups, plongeant les deux professeurs dans une incompréhension totale mais ravie. Ce qui compte, au final, c'est qu'ils ont pu obtenir ce qu'ils désiraient. Et ils ont de quoi se féliciter.

Enfin, les voilà qui percent la surface. Sur la barque, Eyla les regarde arriver sans la moindre émotion – par contre, dans son esprit, c'est la fiesta du samedi soir. Pour dire les choses honnêtement, jamais elle n'aurait pensé qu'ils réussiraient. Elle côtoie Sofia et donc les Sirènes depuis de très nombreuses années et connaît très bien le peuple aquatique. Céder des Larmes à un inconnu – un homme de sciences, de surcroît – relevait de l'impossible. Et pourtant, ses yeux félins ont tout de suite remarqué la fiole pendouillant au cou du polonais. Par quel miracle ont-ils réussi, elle ne saurait le dire. Néanmoins, cela prouve qu'ils forment un duo des plus efficaces. Ou que les Sirènes étaient dans leurs bons jours. Mouai, restons sur la première hypothèse, ça l'arrange plus. Derrick vient rapidement l'imiter, se penchant au dessus de l'eau pour observer leur duo gagnant s'avancer vers l'embarcation. Sa queue bat tellement fort que Eyla sent un courant d'air remuer ses poils. Elle ferait bien une réflexion mais elle se compte en faire son partenaire de crime, elle ne doit pas se le mettre à dos. D'autant plus que c'est avec une certaine excitation qu'il lance l'opération Love is in the Air. Mission acceptée, lieutenant.

Tandis que Frédérik se hisse dans la barque, trempé jusqu'aux os, Sofia reste dans l'eau. Sa transformation durera encore quelques minutes, le temps qu'elle regagne la rive. Alors elle se contente de s'appuyer légèrement sur l'embarcation, les bras croisés, la tête reposant sur ses poignets. Elle voit l'ombre d'un sourire fleurir sur les lèvres de son collègue tandis qu'il agite doucement la fiole devant un Derrick heureux comme jamais. Ah, quand elle dira ça à Charlie ! « Je suis allée dans le lac des Sirènes avec monsieur Bartosz en caleçon et je l'ai vu sourire ». La psychologue n'en croira pas ses oreilles, c'est certain. Enfin bref, avant de penser à cela, le mieux serait de regagner la terre ferme. Sofia sent la fatigue s'abattre doucement sur elle et elle a encore des cours à mener cette après-midi. Mine de rien, l'heure tourne et s'ils ne veulent pas qu'on les retrouvent ainsi, ils feraient mieux de mettre les voiles. Imaginez un peu quelles rumeurs naîtraient de la constatation suivante : Bartosz en caleçon, Eriksen à moitié nue, tous deux sur une barque au milieu du Lac des Sirènes. Finalement non, n'imaginez rien. C'est bien trop gênant.

Je ne sais pas comment vous remercier.

Sofia relève la tête, un peu surprise. La remercier ? Au final, elle n'a pas fait grand chose. Certes, peut-être que sa présence à participer mais c'est bien lui qui a fait tout le travail. Cependant, la danoise ne va pas rater cette occasion d'obtenir un petit quelque chose de son collègue. Évidemment, elle ne l'a pas aidé dans le seul but de se faire offrir quoi que ce soit, mais disons qu'il serait bête de décliner une quelconque offrande de sa part. Et tandis qu'elle réfléchit, Eyla reçoit la requête de Derrick. Ses fleurs préférées ? Voilà une excellente question. Si Sofia, comme la plupart des femmes, apprécie un beau bouquet, l'esprit-dragon ne saurait dire quelles fleurs elle préfère. D'autant plus que, la plupart du temps, ses vases sont remplies de fleurs cueillies par Milla, dans une composition étrange et grotesque. Mais à entendre Sofia, ce sont toujours les plus beaux bouquets qu'elle reçoit. L'amour d'une mère pour son enfant est encore une chose avec laquelle Eyla a du mal. Bref, elle a beau fouillé ses souvenirs, rien ne lui revient en mémoire. Si ce n'est les bouquets de Jonas, l'ex-mari de la danoise, essentiellement constitués de roses jaunes. D'après le langage des fleurs – oui, Eyla le connaît, car Sofia l'a apprit avec sa petite sœur Elise il y a de nombreuses années – cela signifie l'infidélité et réclame le pardon. Or donc, évitons cela. Et partons plutôt sur …

Sofia n'a pas vraiment de fleurs favorites mais elle est très sensible à leur langage. Je lui conseille donc un bouquet de campanules, qui exprime la gratitude. A moins que tu veuilles en profiter pour mettre en place la première phase de notre plan et que je te propose des fleurs aux significations plus romantiques ?

Gerbera, glycine, lilas, lys, myosotis, œillet blanc, orchidée blanche ou rose et même la célèbre rose rouge font parti de ces nombreuses fleurs exprimant l'amour ou l'affection. Bon, ce serait peut-être un peu précipité de partir directement sur des fleurs aux significations si fortes, mais il est peu probable que Frédérik les connaisse et, si tout va bien, Sofia considérera ses choix comme parfaitement innocents. Il est vrai qu'on imagine plutôt mal quelqu'un comme Bartosz connaître le langage des fleurs – quoi qu'il peut surprendre, c'est un homme de sciences après tout. Cependant, échappant totalement à l'échange entre les familiers, la danoise a trouvé une petite idée de son côté. Tout en poussant doucement la barque pour la diriger jusqu'à la rive, elle prend un air tout à fait innocent, fait mine de réfléchir puis s'adresse à Frédérik :

J'ai entendu dire qu'il y avait d'excellents restaurants à Malnans, minaude-t-elle.
Elle adore la cuisine thaïlandaise, fit aussitôt Eyla dans l'esprit de Derrick.

Un restaurant et un bouquet ? Tout cela ressemble bien trop à un rencard. Et cette idée plaît plutôt bien à Eyla, qui jette un regard complice en direction de Derrick. Leur entreprise semble s'effectuer sous de très bons auspices. Il ne reste qu'à espérer que Sofia comme Frédérik ne fasse pas tout tomber à l'eau !

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MessageSujet: Re: Curiosité scientifique. Ou déplacée. {Sofia} Ven 29 Juin - 22:54
dans lequel un gars se fait manipuler

Derrick tentait de jauger les forces en présence afin d'élaborer un plan machiavélique qui se refermerait sur les protagonistes sans leur laisser la moindre échappatoire. Travailler sur Sofia n'avait pas l'air difficile de prime abord, mais il ne voulait pas se laisser berner par cette apparente facilité ; peut-être était-elle trompeuse, et la complexité des sentiments humains n'améliorait en rien le premier constat. Il lui fallait donc faire confiance à Eyla, plus susceptible d'appréhender le comportement de sa maîtresse qu'il ne l'était. Mais pouvait-il faire confiance à Eyla ? Malheureusement, il avait l'impression que oui. Du moins, pour leur projet Love is in the Air qu'il surnommait déjà affectueusement LIA. Il lui faudrait collaborer étroitement avec l'esprit dragon pour parvenir à concrétiser LIA, il le savait. Les magiciens ne soupçonneraient jamais leur partenariat s'ils continuaient à faire semblant de ne pas se supporter.

Il ne restait donc plus que Frédérik à ajouter dans l'équation, une inconnue de taille qui complexifiait l'opération d'autant qu'il appartenait à Derrick de résoudre celle-ci tout seul. D'après Eyla, LIA semblait déjà bien avancé vu tout ce que Bartosz venait d'accomplir en compagnie de Sofia, ce qui l'avait plongé in fine dans ce rare état ravi qu'on ne lui connaissait que rarement. Pour autant, Derrick ne percevait pas un aussi bon présage dans la scène. Il n'arrivait pas à déterminer si Frédérik avait tout fait grâce à Sofia, ou simplement parce qu'il était impossible pour le professionnel de ne pas tout mettre en œuvre pour atteindre un objectif, surtout dans son travail.

Okey, il allait en chier. Surtout maintenant que l'autre nerd avait son objet d'étude. Sauf s'il parvenait à mentir habilement. Ce brave chien avait horreur de mentir au magicien parce qu'il ne supportait pas l'idée de trahir sa confiance. Mais pour mettre en œuvre leur idée, il n'avait pas d'autre choix que de tromper Frédérik en croisant les patounes pour que la supercherie reste secrète jusqu'à leur réussite. Sinon, il était mort. Et les petits arrangements avec la vérité commençaient maintenant. Si Sofia était sensible aux messages floraux, mieux valait lui en envoyer un susceptible de lancer LIA. Problème : Frédérik ne se laisserait pas berner aussi facilement.

Pointilleux comme il l'était, Derrick pariait qu'il ferait attention à ce fichu langage des fleurs, même s'il n'y connaissait rien dans le domaine. Un détail pour beaucoup, une obligation pour sa méticulosité. Le pousser dans l'erreur n'allait pas être simple, il fallait la jouer fine. La suggestion d'Eyla lui plaisait, c'était même une très bonne idée. Il demanda par conséquent au familier de lui donner le nom de quelques plantes au message romantique, comme ce dernier lui avait proposé.

Ses fleurs préférées sont les gerberas, les œillets et les roses, mentit le chien, prenant des noms au pif dans la liste.
Source ?
J'ai demandé à Eyla.


Frédérik fronça les sourcils. Depuis quand Derrick avait-il enterré la hache de guerre avec son homologue ? Ce rapprochement soudain l'étonnait, vu la défiance que le basset avait affiché à l'égard du familier. D'un autre côté, vu qu'il était légèrement concon sur les bords à vouloir copiner avec tout le monde, le voir tourner sa jaquette  jusqu'à sa prochaine déception n'aurait pas dû le surprendre. Quand l'esprit dragon, semblant posséder un peu plus de jugeote et d'amour propre que ce brave chien, allait lui mettre à l'envers, il allait encore de voir ramasser Derrick à la petite cuillère. Ou plutôt, le laisser faire son chien battu dans son coin jusqu'à ce que la trahison s'évapore miraculeusement de sa petite caboche et qu'il reparte vaillamment servir de punching-ball après une période de méfiance passagère. Typique. Il pariait même qu'à la prochaine rencontre avec Epsilon et Loisel, le chien retournerait tenter de faire ami-ami comme si rien ne s'était produit.

Je croyais que tu n'aimais pas Eyla.
Ouep. Mais tu voulais l'info, alors bon ...  
Merci. Il faudra simplement vérifier qu'elles n'envoient pas un mauvais message.


Et voilà. Exactement comme l'avait soupçonné Derrick ; Frédou était aussi prévisible qu'un scénario de film d'action.

Soit tu lui offres des fleurs qu'elle adore, soit tu te contentes de faire passer un message qu'elle ne comprendra peut-être pas. A ton avis, qu'est-ce qui est susceptible de lui faire le plus plaisir ? C'est le but après tout, si tu veux vraiment la remercier en bonne et due forme.

Frédérik ne répondit rien. Son silence valant la plupart du temps acceptation, Derrick se ravit de ses arrangements avec la vérité qui, malgré leur petite ampleur, allaient produire l'effet escompté. Manipuler ainsi la confiance de Frédérik lui faisait un peu mal même s'il le faisait pour la bonne cause. Il savait pertinemment que le magicien allait écouter ses conseils parce qu'il s'imaginait Derrick comme plus sociable qu'il ne l'était, malgré les reproches fréquents qu'il distribuait par camions entiers au basset.

Le chapitre des cadeaux paraissait clôt aux yeux du professeur puisqu'il pensait avoir accompli ce que la politesse exigeait dans pareille situation. C'était sans compter le propre avis de Sofia, principale intéressée. Elle répondit à sa question, tout naturellement. Frédérik se maudit d'avoir user d'une formule rhétorique ayant induit son interlocutrice en erreur. Elle bouleversait ses plans ; elle souhaitait un restaurant, sauf qu'il n'avait pas prévu de lui en offrir un. Une contradiction dans le schéma qu'il venait d'établir. Derrick sentit que cette nouveauté allait perturber Fred.

Elle t'a beaucoup aidé. Elle mérite bien un restaurant et des fleurs ... Tu accèdes à sa demande et tu lui octroies un bonus pour démontrer ta sincérité. Elle aime la bouffe thaïlandaise. 'Fin, c'est ce que Eyla m'a dit. Je lui avais demandé plus largement ce que Sofia aimait, en plus des fleurs.

Et pouf, nouveau petit mensonge, il glissa subrepticement l'information délivrée par Eyla. Frédérik n'avait pas l'air enchanté par cette possibilité. S'il invitait quelqu'un au restaurant, il choisissait en général un cadre un peu plus chic. Un truc thaïlandais, ça lui semblait un brin cheap. Mais le raisonnement de Derrick se transposait à la situation : il valait peut-être mieux s'adapter aux goûts de Sofia plutôt que de se conformer aux standards en a matière, plus impersonnels.  

« Demain soir, 20h, au Khrua Thai, ça vous conviendrait ? Je vous invite. »

Derrick jubilait tandis que Frédérik désirait simplement se débarrasser de la formalité le plus rapidement possible pour se plonger ensuite entièrement dans sa recherche. Déjà qu'avec tous ces chamboulements, Geralt de Riv allait devoir patienter sagement ... Désormais, l'aventure du sorceleur passait en dernier dans la liste des priorités de Frédérik.

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MessageSujet: Re: Curiosité scientifique. Ou déplacée. {Sofia} Mar 17 Juil - 11:05

Curiosité scientifique. Ou déplacée.Lac des Sirènes
Sofia
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Si cela n'est pas dans les habitudes de Sofia de réclamer quoi que ce soit, elle doit bien avouer qu'elle a saisit l'opportunité d'un tête à tête plus intime avec Bartosz à pleine main. Ne voyez cependant rien de romantique dans cette entreprise : son but, c'est bel et bien de s'entretenir entre collègues et personnes curieuses. La danoise est certaine que Frédérik s'empressera de démarrer les recherches sur les Larmes de Sirène une fois de retour dans son antre et elle compte bien en suivre l'avancée de près. Sa famille considère ce liquide nacré comme un véritable trésor, à l'instar des Sirènes, et Sofia espère bien savoir pourquoi. N'étant malheureusement pas versée sciences, elle n'a jamais pu percer ce secret d'elle-même mais elle compte bien sur sa collaboration avec Bartosz pour enfin faire le jour sur tout cela. Mais le Créateur sait comment les scientifiques peuvent se montrer avares en détail concernant leurs recherches. Il ne faudrait surtout pas qu'on les coiffe au poteau et que leur découverte soit annoncée par un autre qu'eux. Ce que la danoise comprend, bien évidemment. Et son but n'est vraiment pas de s'attribuer de quelconque mérite dans le dos de son collègue. Elle souhaite simplement suivre son avancée et en savoir rapidement plus. Et pour cela, elle doit d'assurer de le revoir rapidement.

Son plan est donc très simple : jouer sur la gratitude qu'il lui témoigne pour s'assurer d'un prochain tête à tête. Sofia ne doute pas qu'il soit un homme bien éduqué – son attitude en est la preuve même – ainsi donc, il ne peut vraiment lui refuser sa discrète requête. Qu'importe le restaurant, l'importance est qu'ils puissent y papoter tranquillement. D'ailleurs, la date et l'horaire n'ont pas de réelles importances non plus. Sofia se doute d'ailleurs qu'il ne sera pas vraiment disponible les prochains jours, tout occupé qu'il sera à percer les mystères des Larmes et à assurer ses cours. Mais la danoise est une femme patiente, du moment qu'on ne lui pose pas de lapin elle est prête à attendre le temps qu'il faut. Bon, pas trop longtemps non plus, il faut bien avouer que la promesse d'en apprendre davantage sur le trésor des Sirènes, ce n'est pas rien. Certes, rien ne lui garantie la réussite de Bartosz, surtout avec si une petite quantité de Larmes en sa possession, mais elle a foi en son collègue. Elle est certaine qu'il sera capable de percer quelques secrètes et de faire un véritable pas de géant dans la recherche et les mystères entourant encore les Sirènes.

Néanmoins, Sofia s'attendait à tout sauf à cela :

Demain soir, 20h, au Khrua Thai, ça vous conviendrait ? Je vous invite.

Trop d'informations dans la même phrase. La danoise a d'ailleurs une demi seconde d'absence. Or donc, si elle récapitule bien … Bartosz l'invite le lendemain soir au restaurant thaïlandais qui lui fait de l’œil depuis la rentrée scolaire ?! Premièrement, elle n'aurait pas parié pour des retrouvailles si rapides. Elle pensait sincèrement que son collègue éviterait toute sortie « inutile » avant plusieurs jours, voire semaines, afin de concentrer son attention sur les Larmes uniquement. Deuxièmement, quelle est la probabilité pour qu'il lui propose un restaurant thaïlandais, sachant qu'elle raffole de la cuisine de ce pays ? Et pour couronner le tout, il l'invite. Honnêtement, Sofia comptait payer sa part. Après tout, elle lui a imposé un restaurant sans vraiment lui laisser de choix. Il était donc tout à fait naturel qu'en contrepartie, elle n'attende pas de lui qu'il régale. Néanmoins, Sofia doit bien avouer qu'elle apprécie – d'autant plus qu'elle comprend bien qu'il s'agit d'un moyen pour lui d'exprimer sa gratitude. Cependant, le simple coup du hasard lui paraît un bon gros, concernant le thaïlandais. Alors elle jette un regard suspicieux à Eyla, qui fait tranquillement sa toilette sur la barque. Madame la diva n'y serait-elle pas pour quelque chose ? La concernée ouvre d'ailleurs un œil pour sonder sa magicienne. Comme si elle la mettait au défi de lui reprocher quoi que ce soit sans preuve à l'appuie. Quelle créature démoniaque.

C'est parfait. Je ne vous imaginais pas amateur de cuisine thaïlandaise.

Sous-entendu : qui vous a donc glissé cette idée à l'oreille ? Néanmoins, Sofia aura tout le loisir de questionner Eyla – son coupable numéro un - plus tard. L'heure tourne et les élèves peuvent surgir du château à tout instant. Il est donc important de regagner rapidement la rive – et si possible l'aile du personnel – avant que la cloche ne sonne. Alors Sofia mène rapidement la barque jusqu'à la rive, battant frénétiquement de sa queue de sirène pour gagner en vitesse. Lorsque l'embarcation embrasse de nouveau le sable, la magicienne se souvient soudain avoir laissé ses affaires sur la digue. Celle-ci n'est certes pas très loin mais pour marcher sur terre, il lui faut des jambes. Or, si elle annule sa transformation, elle se retrouvera nue face à son collègue. Il est donc hors de question de demeurer ici. Sofia se hâte donc plutôt de rejoindre la digue, laissant Eyla auprès de Frédérik et Derrick – inutile qu'elle l'accompagne jusque là-bas, d'autant plus que le familier a reprit sa forme originelle. Arrivée près des rochers où patientent ses affaires, la danoise se hisse hors de l'eau avec une facilité propre aux Sirènes. Là, elle utilise un peu de magie pour se sécher puis passe de nouveau sa robe par dessus sa tête. L'instant d'après, sa queue disparaît pour laisser place à ses jambes. Il ne lui reste plus qu'à enfiler ses chaussures et la voilà prête à partir.

Son sceptre dans les mains, elle redescend doucement jusqu'à la terre ferme, légèrement nauséeuse. Sofia peine à y croire mais il semblerait bien que la Sécheresse la guette. Il faut dire qu'elle n'avait pas gardé une telle forme depuis bien longtemps et la métamorphose en Sirène ne fait pas partie des plus faciles. Il ne faut pas se contenter de changer ses jambes en queue de poisson, mais également transformer ses organes afin qu'elle puisse respirer sous l'eau sans souci. Ajoutez à cela la métamorphose d'Eyla et les différents tours réalisés dans la matinée pour le bien de ses cours et vous obtenez une limite atteinte. Arrivée dans l'herbe grasse, Sofia sent ses jambes se dérober sous elle. Eyla, qui venait dans sa direction en compagnie du duo infernal, se précipite aussitôt sur elle, paniquée. Malheureusement, en cas de Sécheresse, il n'y a rien à faire, sauf attendre que cela passe. C'est comme un point de côté, en moins douloureux mais plus dérangeant. Un souci propre aux Magiciens et pour lequel il n'existe aucun remède miracle.

Ne m'attendez pas, rentrez. La cloche va bientôt sonner.

Lance-t-elle à Frédérik tandis qu'elle s'assoit un peu plus confortablement dans l'herbe, fermant les yeux pour calmer du mieux qu'elle peut ses vertiges. Ce n'est qu'un mauvais moment à passer, après tout. Elle aurait juste préféré ne pas subir le contrecoup de cette magie au beau milieu du parc du domaine.


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Sofia te rassure en #f497b7 mais Eyla te rabroue en #6600FF
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MessageSujet: Re: Curiosité scientifique. Ou déplacée. {Sofia} Mer 18 Juil - 22:37
dans lequel un gars range

Lui non plus, il ne se savait pas amateur de cuisine thaïlandaise jusqu'à maintenant.

Derrick resta de marbre alors qu'intérieurement, il avait le sentiment d'être un capitaine à qui on venait d'annoncer solennellement qu'il y avait un trou dans la coque. Frédérik ne savait pas mentir. Pire, l'idée de formuler un mensonge ne lui effleurait que rarement l'esprit, comme si toutes les vérités étaient bonnes à dire. Il s'améliorait un peu ces temps-ci, le chien s'évertuant à lui expliquer la nécessité de ménager les susceptibilités de chacun en usant de quelques subterfuges à l'occasion. Mais on n'était pas dans cette hypothèse-ci, raison pour laquelle le familier craignait la réaction du magicien. Innocemment, il allait sortir que son choix venait d'être influencé par le chien. Pire, il serait même capable de rajouter qu'à l'origine, ce type de cuisine ne l'attirait pas spécialement. Dans l'impuissance la plus complète, toute intervention fortuite pouvant trahir LIA, le chien fixait intensément Frédérik à l'affût, priant de tout son être que la bourde n'arrive pas déjà.

« Je n'ai jamais testé ce restaurant, alors, pourquoi pas. »

Une vérité pure, comme il fallait s'y attendre. Visiblement, bien que la suggestion ne l'ait pas enchanté de prime abord, le professeur venait de trouver une opportunité de satisfaire sa curiosité naturelle. Le comploteur laissa échapper un puissant soupir de soulagement. Que le Créateur bénisse cet homme pour la concision de ses propos. Heureusement que ce type ne s'embarrassait jamais des récits trop longs. D'habitude, Derrick trouvait cette attitude trop fermée et peu à même d'engendrer une conversation, mais pour une fois, il en était ravi ; en restant bref, Frédérik ne risquait pas malencontreusement d'en dire trop. Presque parano, le chien jeta un coup d'œil en biais à Eyla. Comment elle faisait pour rester si calme, à se lécher, tranquille pépère ? Il avait l'impression qu'il allait se liquéfier de l'intérieur tellement il était tendu. Assis toujours à la même place, crispé, il n'osait pas se déplacer d'un millimètre de peur de paraître suspect, d'une manière ou d'une autre. Ou de peur que Frédérik fasse une boulette, sa grande spécialité, aussi. Frédérik n'avait pas l'air de s'en soucier le moins du monde, ni de remarquer la rigidité dans la posture de son compagnon.  

Les détails de leur entrevue étant réglés, ce dernier allait de nouveau actionner la barque comme tout à l'heure quand Sofia se mit à la mener. Maieuh. Il pouvait le faire. Elle n'avait pas besoin de sacrifier son endurance de la sorte, il avait encore un peu de marge avant de subir la Sécheresse de son côté vu le peu de magie qu'il mobilisait au cours de la journée, il ne sollicitait aucune aide. Décontenancé par l'initiative, il lui donna un petit coup de pouce afin qu'elle ne s'épuise pas. Inutile de décrire l'ampleur de son soulagement lorsque la barque regagna la bonne vieille terre ferme. Il constata cependant qu'ils venaient d'accoster sur le sable, et non à l'endroit exact où il l'avait trouvée. Ce détail le troubla grandement. D'une part, il allait devoir poser pied sur le sable, ce qui allait irrémédiablement le salir. D'autre part, pire que tout, la barque n'était pas rangée à sa place. Derrick descendit le premier. Il jeta un coup d'œil au magicien, toujours assis, en proie à un choix cornélien.

Non. Frédérik, non.
...
On s'en fout. Tout le monde s'en fout, bordel. Psychopathe.


Trop tard. Le magicien, incapable de laisser l'objet du délit en l'état, repartait déjà pour le replacer à l'endroit initial. Il la laissa exactement là où il l'avait trouvée et s'assura qu'elle était dans le même sens, comme si elle n'avait jamais bougé. Ce geste anodin, parfaitement inutile à par le faire gâcher bêtement sa magie, œuvra pourtant à sa tranquillité d'esprit. Rasséréné à l'idée que tout était revenu à l'ordre, il s'extirpa de l'embarcation non sans mal. Il contempla ses vêtements pliés avec soin. Avec tous ces évènements, il avait presque oublié sa tenue actuelle, ou plutôt, son absence. Un soupçon de magie pour se sécher, le costar de nouveau enfilé, et revoilà le Bartosz tiré à quatre épingles, quoique les stigmates de son aventure se ressentent encore un peu au niveau de ses cheveux. Il cala avec soin le précieux pendentif sous sa chemise. Puisqu'il la fermait toujours jusqu'au dernier bouton, impossible de deviner sa présence. Il ne restait plus qu'à placer les Larmes en sécurité, dans le compartiment scellé magiquement que lui seul pouvait ouvrir en compagnie des autres ingrédients rares voire désormais introuvables en sa possession.

Il revint vers le groupe, ajustant son costume au passage pour être sûr que rien ne dépassait. Même si l'eau du lac était on ne plus pure, il n'arrivait pas à s'ôter de la tête la nécessité de prendre une douche. Sait-on jamais. Parce que. Pour un homme de logique, il se devait d'admettre que sa maniaquerie exacerbée était tout sauf logique. Mais il n'y pouvait rien. Un peu perturbé par cette nouvelle nécessité, il accompagna ensuite les deux familiers en direction de la digue, Derrick consterné trottinant à ses côtés. Non, mais à ce stade dans les TOC, même Mme Gleeful ne pouvait rien faire. L'animal n'arrivait pas à déterminer quel type d'enfance avait eu le magicien, mais quand il assistait à ce genre d'absurdités, les scénarios devenaient de moins en moins joyeux.

Le moment de faiblesse de Sofia n'échappa pas au polonais, d'autant plus maintenant que ses lunettes venaient tout juste de retrouver son visage. Le spectacle ne l'émeut pas particulièrement ; il connaissait ça aussi. Il sentait d'ailleurs qu'il s'en rapprochait grandement mais, dans la mesure où il n'avait pas prévu d'user de magie, il savait que cette fatigue ne s'accentuerait pas de manière déraisonnée. Et même si c'était le cas, Frédérik était passé maître dans l'art de ne rien montrer ; il serrait les dents malgré la gêne considérable et s'efforçait de demeurer impassible.

Il extirpa de son nécessaire une petite fiole au liquide rougeâtre étincelant qu'il tendit à Sofia.

« Elle ne fait en rien disparaître les effets, mais elle atténue les conséquences et redonne un petit coup de fouet. A demain. »

Et sur ces brèves paroles, Frédérik tourna les talons avant de se diriger vers l'école. Derrick s'inclina respectueusement puis trottina pour rattraper le professeur qui ne l'attendait pas du tout.

Fred ! T'es pas sérieux ! Elle a besoin de toi, tu vas pas te casser comme ça !
Elle m'a dit de ne pas l'attendre. La potion va apaiser un peu son ressenti, alléger la fatigue, mais on ne peut rien faire d'autre contre la Sécheresse.


Derrick se mit à grommeler quelque chose d'incompréhensible sur ce comportement antinomique du gentleman. Peu importe. Eriksen n'était pas une gamine, elle savait se débrouiller seule et il avait du pain sur la planche. Beaucoup. Pour commencer, il fallait absolument qu'il se lave au moins les mains.

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MessageSujet: Re: Curiosité scientifique. Ou déplacée. {Sofia} Dim 22 Juil - 12:37

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Le dos reposant contre les pierres formant la digue, les jambes étendues devant elle, un œil extérieur pourrait croire Sofia en pleine séance de méditation. Ce n'est que sa figure crispée et ses mains tremblantes qui indiquent qu'elle ne passe vraiment pas le plus relaxant des moments. Eyla se tient tout près d'elle, à la fois inquiète et furieuse. S'il y a quelqu'un qui ne laisse jamais la Sécheresse s'en prendre à elle, c'est bien Sofia ! La métamorphose est une magie gourmande, elle l'a bien comprit pendant ses années d'étude à l'École de Formation à l’Éducation Magique de Montréal. C'est d'ailleurs la toute première chose que les professeurs apprennent à leurs collègues de demain. Or donc, Sofia a toujours su parfaitement doser sa magie, connaissant suffisamment bien ses limites pour ne jamais les dépasser. Mais voilà qu'un excès de zèle lui rappelle violemment à la réalité. Bon, la Sécheresse n'est pas agréable, certes, mais Sofia ne souffre pas non plus le martyr. Disons qu'elle a à peine dépasser la limite, qu'elle se trouve tout juste derrière la ligne. Son mal ne devrait donc, en théorie, pas durer très longtemps. Il lui faut seulement quelques minutes pour se remettre, comme lorsque l'on court après le bus et que l'on parvient à grimper dedans in extremis. Rien d'alarmant en soi, mais vraiment pas agréable pour autant.

Ignorant le regard réprobateur de Eyla, Sofia ouvre un œil en voyant son collègue arrivé. Évidemment, elle ne s'attend pas à ce qu'il affiche le moindre air inquiet. Si la Sécheresse effraie les plus jeunes, les adultes savent qu'elle n'est pas mortelle et qu'il n'y a rien à faire, si ce n'est patienter. D'ici quelques minutes, ses jambes cesseront de trembler et elle pourra regagner l'école, où un bon café lui remettra les idées en place – ah, mais elle n'a plus de monnaie, c'est vrai. Tant pis, elle se servira à la cafetière, bien qu'elle ne soit pas particulièrement fan de la marque que ses collègues s'entêtent à ramener à la chaque fois. Heureusement, elle n'a pas de cours à assurer avant le milieu de l'après-midi, la danoise aura le temps de se reposer avant de faire cours à des Faunes dissipés. Enfin, il suffira de leur mettre un devoir surprise sous les yeux pour couper court à toute plaisanterie. Non, ce n'est pas gentil du tout mais il est hors de question qu'elle réutilise de la magie pour aujourd'hui. Alors pour son propre confort, un contrôle est la meilleure des solutions. Navrée petits Faunes, c'est la dure loi de la vie comme on dit.

Ne souhaitant pas mettre Frédérik sans l'embarra à cause de son mal, Sofia lui conseille le plus naturellement du monde de partir sans elle. A quoi bon demeurer à ses côtés, ça ne serait utile ni pour elle, ni pour lui. Néanmoins, le voilà qui lui tend une petite fiole au liquide rouge étincelant, que la danoise ne saurait reconnaître. D'après l'expert, cette préparation redonne un petit coup de fouet et atténue les conséquences de la Sécheresse. Un remède miracle qui devrait suffire pour l'aider à se relever et regagner l'enceinte de l'école, en somme. Mais rien qui annule véritablement la Sécheresse, évidemment. Si une telle potion existait, elle ferait fureur dans le monde magique – et pas spécialement dans le bon sens du terme. La danoise se saisit donc du flacon et remercie son collègue d'un mouvement de la tête avant que ce dernier ne tourne les talons et parte en direction de l'école sans plus de cérémonie. Si Derrick prend le temps d'incliner légèrement la tête pour saluer Sofia et Eyla, cette dernière voit rouge. Comment ce rustre ose-t-il s'en aller en l'abandonnant ainsi ?! Certes, c'est Eriksen elle-même qui lui a dit de ne pas l'attendre, mais tout de même. Un homme bien éduqué n'aurait pas laissé une femme seule dans une telle situation. Décidément, le basset n'a pas tord quand il dit que son magicien n'est pas fait pour une vie de couple. Un vrai goujat.

Quelle mufle !
Qui donc ?
Ce Bartosz ! Il te laisse en proie à la Sécheresse sans même t'escorter au moins jusqu'à l'intérieur.
C'est moi qui lui ait dit de rentrer, il me semble qu'il a un cours à assurer bientôt.
Et alors ? C'est tout de même la moindre des choses, tu l'as bien aidé.
Honnêtement, il ne doit sa réussite qu'à lui-même. Et pour être franche, je préfère justement qu'il ne m'escorte pas. Je ne veux pas propager de rumeurs stupides.

Eyla lève les yeux au ciel. Entre le coincé et la parano, LIA semble bien mal parti. En espérant que leur « rendez-vous » au restaurant se passe mieux. Pour l'heure, encore faut-il qu'elles puissent rejoindre l’école avant la tombée de la nuit. Heureusement, la potion de Frédérik fait rapidement effet et il ne faut que quelques secondes à Sofia pour se relever sans être vraiment dérangée par ses vertiges. C'est donc la plus droite possible pour ne rien laisser paraître qu'elle remonte le chemin jusqu'aux portes de l'établissement, les franchissant à l'instant même où la cloche résonne. Bientôt, les élèves envahiront les couloirs et provoqueront un brouhaha de tous les diables. Alors Sofia presse le pas, rejoignant rapidement la salle des professeurs afin de se tenir éloignée de la marée humaine menaçant d'envahir le hall. Heureusement, elle ne trouve personne dans la pièce réservée au personnel et c'est avec une fatigue certaine qu'elle se laisse tomber sur une chaise. Ah, vivement que la journée se termine. D'autant plus que la journée du lendemain promet d'être inoubliable ...


Mot de fin:
 

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