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MessageSujet: Turn to page 394 • Frédérik Bartosz Mer 27 Déc - 18:05
Bartosz Frédérik
ft. Miles Edgeworth d'Ace Attorney

• Âge : 41 ans.

• Espèce : Magicien.

• Nationalité : Polonaise.

• Situation familiale : Enfant unique.

• Groupe : Cerbère (Professeur de Potions).

• Familier : Derrick, un basset qui a constamment l'air au bout de sa vie. Des fois, quand il est étalé par terre, on dirait qu'il a fondu. Il est assez pataud mais il adore aider. Ou tenter d'aider.

• Objet Magique : Une canne au pommeau doré finement gravé et serti de rubis. Elle dort dans un coin du bureau de Frédérik. Beaucoup trop clinquante à son goût et parfaitement inutile de surcroit.

Caractère

Si tu cherches un animateur pour l'une de tes soirées, il y a fort à parier que Frédérik ne sera pas le premier à venir à ton esprit. Le niveau moins un du fun, la division par zéro de l'amusement, le trou noir du divertissement, voilà comment certains pourraient qualifier le professeur après l'avoir fréquenté pendant quelques minutes. Ils n'auront pas complètement tord. L'image que renvoie Frédérik n'est pas forcément la plus reluisante qui soit. Son expression est aussi affable que celle d'un mur en béton armé, lui conférant un air aussi froid qu'impénétrable. Formel, il donne le sentiment de ne vivre que pour son travail et seulement pour celui-ci, comme s'il n'était défini que par son métier. Le reste, sa vie privée, ses envies, ses passions, tout ce qui aurait tendance à l'humaniser est dissimulé derrière une épaisse couche poisseuse de professionnalisme contre laquelle il se bat constamment avec plus ou moins de succès. Surtout moins en fait.  

Déjà, il est perfectionniste notre bonhomme. Parfois, on hésite à classer cet élément dans la catégorie des défauts ou des qualités. Ou alors, on le fait passer pour un défaut positif à un entretien d'embauche au point que tout le monde se vante de l'être pour faire bonne figure. Dans son cas, c'est clairement pas un cadeau. En plus de l'être véritablement, il tend du côté obscur de la force en la matière. Certes, avec lui, tu peux être assuré que chaque tâche entreprise sera menée correctement. Il mettra toujours tout son cœur dans l'ouvrage afin d'obtenir le niveau de prestation qu'il jugera minimum. Or, son minimum à lui n'est pas le minimum des autres. Le sien, il est tellement haut que la station spatiale internationale risquerait de le percuter par mégarde.
Il en découle que notre Frédérik est extrêmement exigeant envers ses élèves. Rassure-toi, tu ne seras pas le seul à souffrir :  il l'est tout autant avec lui-même si ce n'est plus. Même si on ne lui demande rien, il met la barre si haut parfois qu'il ne se rend pas compte qu'il ne pourra jamais l'atteindre. Et ce n'est pas faute de se donner les moyens pour réussir ; en véritable bourreau du travail, Terminator est capable d'en abattre une quantité phénoménale en un temps restreint et le tout fait convenablement avec amour. Accumuler les heures ne le dérange pas, c'est une véritable machine dénuée de toute émotion parasite pour parvenir à un objectif quand il s'y met. Si tu trouves cette persévérance admirable, elle n'est en réalité que le corollaire d'une vilaine peur de l'échec. Quand il entreprend un projet il a toujours une petite crainte du fiasco, crainte de ne pas être à la hauteur. Alors il se donne à fond pour être en paix avec lui-même.

Malheureusement, son perfectionnisme et toutes ses conséquences seraient tout à fait supportables s'ils n'affectaient pas ses relations avec les autres également. Travailler avec lui peut devenir usant à force : il est toujours à pinailler sur les détails, toujours à surveiller les faits et gestes de ses collaborateurs, toujours à vérifier derrière eux que le boulot est bien fait comme s'il ne leur accordait pas sa confiance. Il a beaucoup de mal à déléguer. Et le pire, c'est qu'il sait pertinemment qu'il peut devenir imbuvable pour ses collègues. Il s'en excuse même par avance auprès de tous ceux qui vont avoir à le subir. Il tente de prendre sur lui-même, de ronger son frein, mais en général, il finit par craquer et mettre son grain de sel.
Il craque parce que souvent, les autres n'ont pas son niveau de méticulosité. C'est peut-être un détail pour toi, mais pour lui, ça veut dire beaucoup. Frédérik est très appliqué dans ce qu'il fait. Consciencieux, les petits éléments qui pourraient échapper à la plupart attirent son œil comme un aimant, comme s'ils portaient des pancartes lumineuses fluorescentes pour capter son attention. Il pousse le vice jusqu'à se montrer carrément maniaque, accordant un soin si particuliers aux détails qu'on a envie de crier osef à l'arrière quand il se met à pinailler. Mais que serait un bon maniaque sans une propension au rangement exacerbée ? Ce serait aussi triste qu'un pot de Nutella vide.

Tout est rangé et ordonné dans son espace. Sa réserve personnelle donne l'impression d'être irréelle tellement tout est étiqueté et placé méthodiquement grâce à des codes qui lui sont propres. D'ailleurs, il ne peut pas s'empêcher de ranger quand quelque chose traîne dans la salle de classe. En prime, ça l'agace de voir certains laisser traîner des trucs ou ne pas faire preuve de propreté durant son cours.
L'art des potions nécessite de la rigueur, de la concentration et ne tolère aucun écart de conduite de la part des praticiens au risque d'avoir des conséquences désastreuses voire funestes. Les élèves ont parfois un peu de mal à intégrer la dangerosité du processus. Il se montre donc parfaitement impitoyable envers les fauteurs de trouble tout en faisant preuve d'une vigilance renforcée sur tous les faits et gestes de ses élèves. Très précautionneux, il a d'ailleurs toujours avec lui certains antidotes pour parer à toute éventualité. Il ne supporterait pas qu'un accident se déroule sous sa garde. Alors, il veille avec attention et, parfois, un petit coup de livre pas bien méchant part malencontreusement contre la tête d'un imbécile ...

De base, il dispose d'un certain talent pour déceler ceux qui vont lui poser problème et ceux à qui il peut laisser plus de latitude. Frédérik est doué pour jauger les gens. S'il est parfaitement incompétent pour comprendre la complexité des réactions humaines, il sait tout de suite déterminer l'ampleur des capacités de la personne qu'il a en face de lui. Eh oui !  Malgré son air fermé, il s'intéresse aux autres. En fait, il est même plutôt curieux de nature. Il aime bien apprendre de nouvelles choses voire, plus largement, être au courant des derniers potins à l'école. Genre qui sort avec qui, qui fait la gueule à qui, qui à quoi comme passion ... Bien sûr, il fera style qu'il n'est pas concerné et montrera en apparence un désintérêt profond. Pourtant, il n'arrive pas à empêcher son oreille de traîner.

N'espère pas que la réciproque se vérifie ; si Frédérik aime bien apprendre des choses sur toi, tu n'apprendras rien sur Frédérik. Extrêmement pudique sur sa vie personnelle, il n'en parle que rarement, contraint et forcé. Sa discrétion irradie au travers de tous ses gestes. Parfaitement silencieux, il pourrait songer à se reconvertir en ninja si sa carrière dans l'enseignement venait à prendre fin. Prenons un exemple concret. Il aime bien les jeux vidéo, chose parfaitement incongrue  par rapport à l'image qu'il véhicule mais qui le détend quand il est un peu sur les nerfs. Quand il entend des élèves en parler, il ne parvient pas à réprimer un certain intérêt. Petit secret : il a même appuyé discrètement la proposition des élèves pour créer un club. Du coup, il se dit que ce serait bien qu'il y passe une fois, histoire de créer du lien et atténuer son image. Mais non. Pas moyen. Impossible. Qu'on entre autant dans sa vie privée, c'est hors de question. Cette image coincée, il tente timidement de lui mener la vie dure sans y parvenir. Chasse le naturel ... D'autant que la tâche n'est pas aisée dans la mesure où il l'est littéralement parlant. Il a joli balai fiché dans son fondement au point qu'une simple allusion peut le faire rougir et bafouiller quand il la comprend. L'embarras et le malaise sont deux amis de longues dates. Il n'a aucun sens de l'humour et ne pige aucune blague.

Mais un petit cœur bat à l'intérieur de ce grand bonhomme. Il a des émotions comme tout à chacun. Il ne veut tout bonnement pas les montrer ; tout est intériorisé au fin fond de lui. Quand il a un problème, il n'est pas du style à demander conseil, mais plutôt à se replier sur lui-même pour rentrer dans sa coquille.
Comment ? Un mec bien serait dissimulé sous cette couche de dureté ?  Si quand on cherche, on le trouve et on repart souvent la queue entre les jambes après une remarque bien sentie, Frédérik maniant habilement l'art du sarcasme, il n'en demeure pas moins que le professeur est fondamentalement gentil. On n'a pas l'impression derrière sa neutralité coutumière mais Frédérik est extrêmement bienveillant. Par contre, il ne sait pas l'exprimer convenablement. Si c'est une machine de méticulosité, il est affublé d'une maladresse impressionnante socialement. A ce stade-là, il mériterait presque un prix. Toujours à mettre les pieds dans le plat, il ne sait jamais comment aborder un interlocuteur. Ajoutons par dessus le marché qu'il est tout aussi coincé qu'il en a l'air et vous obtenez un homme qui a l'habileté d'un homard dans une conversation banale. Pas complètement inepte pour autant, il sait dire bonjour, bonsoir et parler météo comme n'importe qui. Par contre, quand on commence à partir du côté émotionnel ... Aïe. Pour te situer, il lui arrive de remballer des gens sans le vouloir. Quand il veut consoler quelqu'un, généralement, ça part en queue de poisson : il essaye de ne pas faire de bourde, de se montrer à l'écoute et puis, tout à coup, c'est le drame, il va avoir la parole cassante de trop, la vérité qui dérange, bref, la réaction qu'il ne fallait surtout pas avoir. Au moins, il essaye. Quant à savoir si ses efforts portent ses fruits ... La gamine qu'il a fait pleurer la semaine dernière en sortant de son bureau te répondrait sûrement non.

Physique

C'est la rentrée. A la bourre, tu te dépêches pour éviter d'arriver en retard dès le premier jour de ta nouvelle année de galère. Potions, un cours intriguant réservé aux années supérieures à cause de sa complexité et du sérieux qu'il nécessite. Mouais, en vrai, ça a l'air tout fastoche de mélanger des trucs, tu ne comprends pas vraiment d'où viendrait la difficulté. Evidemment, qui dit nouvelle matière dit nouveau prof. Tu t'es déjà renseigné sur ce fameux Bartosz par curiosité auprès des années supérieures et les descriptions que tu as reçues n'ont pas vraiment contribué à te rassurer. On t'a dit qu'il ne rigolait jamais, qu'il est complètement psychorigide et qu'il se servait des larmes de ses étudiants pour son thé. Vaste programme en perspective. Tu soupçonnes une exagération dans le seul but de t'effrayer. Serein, tu rentres dans la salle et tu attends. 9h tapante, il entre dans la salle. Pas une minute de retard ni d'avance, pile à l'heure.

Il ferme la porte avec délicatesse puis se déplace sans un bruit jusqu'au bureau d'un pas décidé. Il s'assoit, droit comme I. Sérieux, tu n'as jamais vu quelqu'un qui se tenait aussi droit que lui. Dès qu'il déboule, on sent déjà le fun s'évaporer mystérieusement dans l'atmosphère. D'emblée, sa carrure a de quoi impressionner les plus fragiles. Avec son mètre quatre-vingt et quelques cacahuètes, Frédérik en impose. Sans être une armoire à glace, il est doté de larges épaules qui donnent le faux sentiment qu'il est musclé. Il n'en est rien en vérité. Sa corpulence est parfaitement dans la moyenne, ni trop baraqué, ni révélateur d'un abus de pâtisseries. Frédérik a une bonne hygiène de vie et ça se voit directement. Bien sûr, toi, tu ne peux pas le savoir dans le mesure où tu contemples le tout caché sous une épaisse couche de vêtements. Ceux-ci te donnent d'ailleurs la bizarre impression que ton professeur aurait davantage sa place dans une cour de justice ou dans un milieu d'affaire plutôt que dans une salle de classe. Il est classe. Trop classe. Trop tiré à quatre épingles, sans aucun faux plis, rien ne dépasse. Aujourd'hui, il porte sa tenue classique, celle dans laquelle tu le verras le plus souvent.

Elle se compose d'un costume trois pièces banal au demeurant très élégant suintant cependant l'austérité. Veste longue et pantalon cigarette carmins, veston brun à boutons dorés chic, chemise blanche et chaussures noires vernies, rien de très folichon donc. La couleur pourrait te surprendre. Vu le gaillard, tu aurais pu t'attendre à du noir pour compléter la panoplie du parfait croque-mort. Mais bon, il aime bien le rouge ... Alors, il a majoritairement des costumes rouges dans sa garde-robe même si quelques costars complètement noirs traînent dans leurs rangs. En fait, Frédérik est un peu comme un personnage de dessin animé : quand on ouvre sa penderie, on trouve les mêmes fringues en plusieurs exemplaires le tout trié méthodiquement par couleur. Ne soyons pas mauvaises langues, son look reste soumis à de subtiles variations, comme des vestes courtes à la place de la longue par exemple. Rien de transcendant en somme. En revanche, ce qui risque d'attirer ton regard, c'est la chose infâme qui orne son cou. Sérieux, qu'est-ce que c'est que ce truc ? On dirait vaguement une lavallière combinée à un jabot, le tout rappelant vaguement une cravate. Nous le résumerons à un amas de tissu blanc pompeux réparti en trois strates de froufrous. Il a quelques cravates unies plus sobres dans sa collection mais il affectionne particulièrement son hybride de bavette, qui, il faut l'avouer, possède un charme désuet qui laissera le commun des mortels perplexe.

Si les vêtements sont un bon indicateur de la personnalité d'un individu, ils ne t'intéresseront que brièvement. Ce que tu verras directement, sauf si tu as les idées mal placées à fixer un endroit où tu ne devrais pas, c'est son visage. Et quel visage. Carré, sévère, on a l'impression qu'il faudrait le retourner pour voir poindre un sourire. D'une manière générale, ses traits sont durs. Sa bouche fine tire le plus souvent vers le bas. Ses yeux sont marrons voire peuvent paraître gris suivant la luminosité, couleur qui n'ajoute en rien de la chaleur à son visage, au contraire. Ses lunettes n'arrangent pas vraiment la situation. Les montures sont rectangulaires, noires, classiques, sans fantaisie. Il est presbyte. Sans commentaire. De toute façon, on lui a déjà fait toutes les blagues sur ce sujet et il les a toutes trouvées de fort mauvais goût. Quoi qu'il en soit, il ne les porte pas tout le temps. Si Frédérik est parfaitement organisé, ses lunettes constituent le seul élément qu'il est capable d'oublier, malgré toutes les précautions qu'il prend. Ajoute finalement des sourcils froncés 95% du temps et tu obtiens le parfait rabat-joie par nature, ce professeur strict qui pourrait remplacer Christian Grey dans ton esprit avec une facilité presque troublante. Ses cheveux ne t'aideront pas à améliorer cette première impression défavorable. Une fois de plus, rien ne dépasse. Ils sont gris et courts. Sur le devant, ils se divisent en deux mèches qui retombent de part et d'autre de sa tête. Le reste est soigneusement plaqué vers l'arrière avec quelques coups de brosse bien sentis.

Tu serais surpris d'apprendre que le panel d'expressions de Frédérik est beaucoup plus varié que ce qu'il te présente ici. Il lui arrive de sourire. Oui. De sourire. Normalement, une musique dramatique vient de se jouer dans ton esprit. Parfois, comme une anomalie dans la matrice, la commissure de ses lèvres remonte très légèrement vers le haut. Les trois quarts du temps, il s'agit en vérité d'un petit sourire en coin, notamment quand on le cherche et qu'il sort une petite pique. Le plus souvent, c'est surtout un profond malaise que tu verras si tu le croises dans les couloirs et que, vas savoir ce qu'il te prend, tu as envie de faire la conversation avec lui. Frédérik peut rougir quand on l'embarrasse, événement qui ne cessera de t'étonner. Il te sera cependant difficile de le voir de tes propres yeux dans la mesure où son masque de neutralité permanent ne s'efface qu'en de rares occasions, et surtout pas en présence des élèves à moins de le prendre franchement au dépourvu.  

Bon. Peut-être que le mythe n'est pas aussi exagéré que tu le pensais en fait.


Histoire

C'est ... Propre.
« Merci. »
Frédérik accrocha sa veste au porte-manteau puis retira ses chaussures. Derrick trottina tranquillement derrière lui avant de s'engouffrer dans le salon. En bon maniaque qu'il était, posséder un animal de compagnie quelconque signifiait un trouble considérable dans son quotidien bien établi. Un familier ... Quelle idée saugrenue. On ne pouvait pas plutôt établir une autre tradition qui lui serait moins préjudiciable, genre steak-frites le vendredi à la cantoch ? Et pourquoi les professeurs aussi ? Il ne pouvait pas bénéficier d'une exemption en guise de privilège ? Tsk. Vraiment. Il ne put s'empêcher d'accompagner le basset dans la découverte de son environnement de peur que celui-ci ne casse quelque chose.

Est-ce que tu es sûr qu'on vient de rentrer chez toi et qu'on n'est pas entrés par effraction dans un magasin IKEA ?
« Pas à ma connaissance. »
C'était une boutade.

N'obtenant aucune réponse malgré son regard malicieux, Derrick se détourna pour renifler les quatre coins de l'appartement. Frédérik se contenta de le fixer avec les bras croisés. Grosse ambiance. Pour un visiteur, son habitation donnait le sentiment de sortir tout droit d'un magazine ou d'un décors de présentation de magasin d'ameublements tellement tout y était impersonnel et dénué de vie. Rigoureux même. La traduction parfaite de la vie de Frédérik.

Bartosz, une famille de Magiciens comme on en trouve des pelletés aujourd’hui : déclinante mais survivante, à la recherche d’une gloire passée suite à une apogée fugace parmi les plus Grands de ce monde. Les Bartosz ont toujours figuré parmi les familles les plus influentes de Pologne. Pour autant, on ne peut dénier qu’ils ont perdu de leur superbe au fil des ans. S’ils restent en position privilégiée dans leur propre pays, ils n’ont plus voie au chapitre avec autant de vigueur que des décennies auparavant. Est-ce que ça empêche Frédérik de dormir la nuit ? Plus maintenant.

D’aussi loin que remonte ses souvenirs, ses parents l’ont toujours poussé à devenir le meilleur, caressant le doux espoir de transformer leur fils en l'outil qui leur permettrait de peser dans le game comme disent les jeunes. Si lui mettre un violent coup de pied au derrière aurait été contre-productif, ses ascendants ont toujours préféré appliquer discrètement une certaine pression dans son dos pour qu’il endosse son rôle d’héritier, voire, pourquoi pas, pour qu’il restaure la grandeur passée des Bartosz. De fait, ils se consacrèrent à ce rôle de présence bienveillante persistante, le poussant toujours affectueusement mais rigoureusement vers le dépassement. Une main de fer dans un gant de velours donc.

L’éducation de Frédérik a été stricte, carrée de la caisse et rond du fût, dans la plus pure tradition. Dès son plus jeune âge, il fût placé dans une école magique renommée en Pologne où il démontra l’étendue de ses capacités. Il intégra un collège magique, extension de l’école, avant d’entrer au lycée. Une voie toute tracée pour un élève talentueux. Certes, il n’était pas un génie. Mais ses nombreuses qualités faisaient de lui un gamin appliqué, très studieux, perfectionniste et surtout, affecté de la crainte presque maladive de décevoir ses parents. A l’époque, certains affirmeront qu’il était peut-être atteint d'un très léger problème de confiance en lui qui contaminait tous ses gestes, confiance qui peinait à se construire face à l’exigence croissante de sa famille. Toujours plus haut, toujours plus fort ; plus Frédérik affichait ce qu’il avait dans le ventre, plus on lui demandait d’en faire la démonstration. Pour son père, il serait l’unique héritier du nom et par conséquent, devait prouver qu’il le méritait. Il n’existait à ses yeux qu’à travers son talent et ses exploits scolaires laborieux. Sa mère ne montrait pas une clémence plus prononcée. Son intérêt se limitait aux résultats qu'obtenaient sa progéniture. Le reste, elle s'en tamponnait.

Frédérik n’avait pas la science infuse, loin de là ; c’était un gamin doté de certaines facilités qui devait cependant trimer pour rester en haut du classement. Il voulait rendre ses parents fiers de lui, coûte que coûte, avide d’une reconnaissance qu’on lui déniait malgré ses efforts. Il pouvait toujours faire mieux, peu importe ce qu'il entreprenait. Ses journées se résumaient aux cours, aux devoirs, au piano et à la pratique d’une activité physique, basta. Des copains, des jeux, bref, une vie sociale quelconque n’étaient qu’accessoires pour ses parents qui ne lui dégageaient qu’un temps résiduel pour s’y consacrer. Bon, vous vous doutez que Frédérik n’était pas un petit garçon très épanoui … Il se contentait de faire ce qu’on attendait de lui. Il n’y avait que sa grand-mère qui lui permettait de décompresser de temps à autre. Parfois, quand ses parents étaient trop occupés pour le gérer, elle allait le chercher à l’école et l’emmenait manger une glace, l’obligeait à regarder des dessins animés, le contraignait à contrevenir aux règles posées par l’autorité parentale sous couvert du secret. Ce qui était chez mamie, restait chez mamie ; Frédérik était contraint de se montrer discret sur ces petites incartades même si au fond, il se sentait toujours coupable à buller sur ordre de sa grand-mère alors qu’il avait tant à faire …

Il éprouva une grande tristesse lorsque cette alliée décéda d'une longue maladie. Il devait être au début du lycée à l'époque. Mais, puisqu'il n'avait pas de temps à consacrer aux sentiments, il enterra tout au plus profond de lui-même.

Derrick fronça les sourcils qu'il n'avait pas.

Euh, tu reçois de temps en temps ?
« Pas du tout. »
Pas d'amis ? Pas de femme ? Pas de copain chien ?
«  Si, si, j'ai quelques amis ... »
Il faut songer à les libérer Fredo, tu ne peux pas les garder contre leur gré au fond de ta cave indéfiniment.

Gros blanc.

Allez ! Rigole un peu !
« Oh, mais il m'arrive de rire. Quand je découpe des chiens impertinents dans cette même cave. »
Quoi ?! Une tentative de blague ?! J'étais pas prêt.
« Pour ta gouverne, j'ai des amis dont Benjamin Leroy. »
Le Directeur ?
« Parfaitement. »

Sa scolarité se fit donc dans l’austérité la plus pure. Elle était bien partie pour continuer sur ce chemin si plusieurs éléments perturbateurs ne l’avaient pas surpris à son entrée à l’Université Magique. Fraîchement diplômé, Frédérik se présenta à l’Université dans la filière Dérivés magiques sur les sollicitations de papa et maman. Il n'était pas foncièrement contre ; le domaine l'avait toujours intéressé de toute façon. Il y retrouva Benjamin Leroy à son grand étonnement. Ils s'étaient connus lors de la dernière année du  lycée lorsqu'ils s'étaient retrouvés dans la même classe. Même s'ils ne se fréquentaient pas à l'époque au point de se donner des grandes tapes sur l'épaule, Frédérik avait de bons souvenirs de lui. Dans ce nouvel environnement où tous les deux ne connaissaient personne, ils se rapprochèrent naturellement l'un de l'autre. Benjamin était un homme bourré de talent, apprécié, incroyable. A vrai dire, Frédérik aurait bien aimé lui ressembler ... Il n'éprouva toutefois aucune jalousie envers les capacités de son camarade, au contraire, il se prit d'affection pour lui. Benjamin le lui rendit bien et étrangement, ils devinrent petit à petit potes à la surprise générale. Benjamin avait un don pour faire ressortir ce qu'il y avait bon en Frédérik. C'est un des rares à avoir tout de suite décelé chez le polonais sa sensibilité enfouie derrière son masque de rigidité et à l'avoir encouragé à lâcher-prise. A son contact, Frédérik développa une bribe d'ouverture d'esprit sur de nombreux sujets dont la question des Sorciers.  

D'ailleurs, Frédérik entama sa thèse dans l'objectif de devenir professeur à l'Université concomitamment avec Benjamin. Parallèlement, il assurait des travaux dirigés, ce qui ne manqua pas de le conforter dans son choix de vocation validé par le clan familial. Celui-ci le laissa en paix durant deux belles années avant de lui faire parvenir une nouvelle synonyme d’apocalypse. Frédérik reçut un coup de fil un matin de sa mère qui lui annonça fièrement qu'elle lui avait dégoté une fiancée. En dépit de son stoïcisme coutumier, le polonais dut s'asseoir pour digérer la nouvelle. Il s'y attendait. Mais, avec les années qui passaient, le doux espoir d'avoir été oublié avait commencé à germer dans son esprit. Depuis son plus jeune âge, les prétendantes défilaient sous l'œil critique de sa mère. Aucune n'avait cependant trouvé grâce à ses yeux ; toutes les candidates avaient été impitoyablement recalées, jugées comme ne constituant pas de bons parties pour son cher fils. Cette fois-ci pourtant elle semblait ravie de son choix. Pas Frédérik. Et lorsqu'il rencontra sa fiancée, sa première impression ne s'améliora nullement.

Isméra Lavrière provenait d'une famille française tout aussi avide de pouvoir que les Bartosz. De longs cheveux châtains, un visage de poupée, des courbes voluptueuses ... Elle aurait tout eu pour plaire si elle n'avait pas été affublée d'un ego démesuré, d'une absence d'empathie marquée et, cerise sur le gâteau, d'un goût du superficiel presque divin. A peine l'eut-il rencontrée, à peine commença-t-il à nourrir un profond dégoût pour cette femme qui dénigrait tout et tout le monde comme s'il n'y avait qu'elle sur Terre qui méritait de vivre. Nop, ça n'allait pas le faire. Pas du tout. Malheureusement, on s'en tapait de l'avis de Frédérik. Le mariage devait avoir lieu l'année suivante, le temps convenable pour organiser une union décente. Une année de répit avant que cette harpie ne lui fasse vivre un enfer. Top chrono.

Toujours pas marié donc. Pour une famille avec un poil de notoriété en prime, c'est peu commun.
« Ce n'est pas dans mes projets.»
Tiens, c'est qui cette femme ?

Derrick se figea devant le buffet sur lequel trônait une unique photo. On y voyait une femme, souriante, avec un gros morceau de gâteau sur une fourchette. L'humeur de Frédérik sembla se rembrunir brusquement. Il plaqua le cadre contre le buffet.

« Aucune importance.»

Profondément résigné face à son sort de futur marié, Frédérik continua sa thèse dans une ambiance tendue. Six mois avant la date fatidique, il se rendit comme à son habitude dans sa boutique préférée à la recherche d'hellébore pour finaliser une expérience. Ses produits en main, se dirigeant machinalement vers la caisse, il croisa une femme en plein débat avec sa liste de course. Ce n'était pas n'importe quelle femme. C'était la plus belle qu'il avait jamais vu. A côté d'elle, Isméra ressemblait à une méduse morte échouée sur une plage. Tout lui plaisait en elle, aussi bien ses cheveux roux hirsutes que ses tâches de rousseurs et même ses vêtements dix fois trop grands passés de mode. Il en fut tout chamboulé. Et-- Oups. Malaise. Une Sorcière. Bien que sa tolérance se soit renforcée au contact de Benjamin, il n'était pas encore au point de renier tout l'enseignement familial qu'on lui avait inculqué dans ses jeunes années sur le danger représenté par les Sorciers. A grand peine, il dut se résoudre à brider son cœur qui s'emballait face à la demoiselle. Il comptait d'ailleurs se dissimuler derrière l'indifférence la plus pure lorsqu'il entendit la femme demander au vendeur 50 grammes d'essence de souffle de dragon céleste européen pour préparer une potion d'immunité au feu. A ces mots, les oreilles de Frédérik se vrillèrent. 50 grammes pour un simple échantillon ! Et pourquoi pas un camion entier tant qu'on y était ? Si au départ, il parvint héroïquement à rester stoïque, la conservation surréaliste entre elle et le vendeur sur son sujet de prédilection le poussa à sortir de sa retenue.

« Pardonnez-moi, mademoiselle, mais vous ne pouvez pas utiliser de l'essence de souffle de dragon européen en guise de substitution, surtout dans une quantité aussi importante. »
« Ah oui ? Et je peux savoir pourquoi ? » Elle plaqua ses mains sur les hanches.
« L'essence de dragon européen ne possède pas les mêmes propriétés que celle du dragon chinois, surtout quand elle est en présence de campylopus pyriformis. On apprend ça en première année me semble-t-il. »
« C'est grotesque. J'ai déjà tenté l'expérience une fois et tout s'est bien déroulé. »
« Bien déroulé ? Vous voulez dire que vous êtes parvenue avec brio à raser une ville entière de la carte ? Mes sincères félicitations. »
« Si vous êtes si malin, vous devriez savoir que la campylopus pyriformis résiste excessivement bien à la chaleur. L'inclusion de ces deux substances conduit exactement au même dégagement de chaleur. Donc, il n'y a rien à craindre. »
« Vous oubliez que si ces deux composants dégagent effectivement la même chaleur, ils ne le font pas de la même manière. Le premier augmente la chaleur du mélange progressivement tandis que l'autre dégage une forte chaleur constante. »
« Vous avez tord, et je vais vous le prouver.»
« Vraiment ? J'ai hâte d'y assister. »

Remontée, la femme fit la moue avant de sortir très décidée. Il lui emboîta le pas et ils débattirent ensemble sur les composés durant tout le trajet comme deux gros nerds. Enfoui dans son sujet de prédilection, Frédérik en avait même oublié qu'il faisait face à une Sorcière. Il la suivit, passa l'après-midi à lui apprendre comment pratiquer correctement, remit le couvert le lendemain. Et le surlendemain. Et le sur-surlendemain. Tous les jours inlassablement, parfois juste pour un café. Elléonore était une Sorcière. Pourtant, Frédérik ne pouvait pas s'empêcher de l'apprécier. Il la trouvait drôle, l'esprit vif, un peu tête en l'air parfois. Parfaite si on excluait son appartenance aux Sorciers. Cet élément rebuta Frédérik dans un premier temps. Durant toute sa jeunesse, on lui avait rabâché la dangerosité des Sorciers. Mais quand il voyait Elléonore sourire ... Il ne parvenait plus à prendre cette fable au sérieux.

Il l'aimait, indéniablement.

Comme pour le confirmer dans son erreur, ses fiançailles avec Isméra furent rompues trois semaines avant leur union. Sa mère avait découvert que la demoiselle était stérile. Considérant que cette information cachée avait vicié son consentement et constituait un motif rédhibitoire, les Bartosz annulèrent le mariage au plus grand bonheur de Frédérik. Il se garda bien de dire qu'il connaissait un moyen de remédier à ce problème ... Lui, il voulait vivre avec Elléonore. Malheureusement, il savait pertinemment que son désir relevait du fantasme.

Il obtint son doctorat et, en même temps, un emploi à l'Université à son plus grand ravissement. Sa liaison avec Elléonore était son plus grand secret. Il n'avait consenti qu'à en parler avec Benjamin un soir, sans faire exprès, quand celui-ci était passé à l'improviste.
Si Frédérik était le plus comblé des hommes, le poids de la culpabilité le rongeait. Il se sentait mal à l'idée de trahir ses parents avec sa liaison contre-nature. Avait-il fait le bon choix ? Non, clairement pas. Si son aventure venait à s'éventer, il jetterait l'opprobre sur les Bartosz. Il était une honte. Lui qui avait toujours voulu rendre ses parents fiers venait de ruiner toutes ces années de sacrifice en écoutant son cœur, cette chose encombrante qu'il ne parvenait pas à raisonner. Autant sa logique implacable se pliait docilement à ses exigences, autant le siège de ses sentiments entré en rébellion refusait catégoriquement de capituler. Le conflit intérieur qui découlait de l'affrontement entre les deux parties ne cessait de le déchirer. D'un côté, son sens du devoir le rappelait à l'ordre sans arrêt, le poussant parfois à marquer une distance brutale avec celle qu'il aimait. D'un autre, le seul sourire d'Elléonore parvenait à lui faire oublier jusqu'à ses responsabilités. Toutefois, Elléonore souriait de moins en moins. Sa Malédiction commençait à la dévorer. Elléonore craignait la folie plus que tout. Des fois, quand il rentrait, il la retrouvait en pleine crise de démence profonde après avoir abusé de la magie. Frédérik parvenait à calmer ses bouffées de psychose quand il était présent à grand renfort de paroles rassurantes et de mots doux. Mais il ne pouvait pas toujours être à ses côtés de crainte que le pot-aux-roses ne soit découvert. Or, Elléonore commençait à se persuader qu'il s'éloignait d'elle à cause de sa démence. Le cercle vicieux qui lui empoisonnait l'esprit commença à s'établir : plus elle redoutait la folie, plus son comportement obsessionnel l’entraînait à délirer.

Un jour de partiels particulièrement chargé, Frédérik rentra chez lui les bras croulant de copies. La séance de correction qui s'annonçait n'avait rien de glamour, mais, fort heureusement, il savait qu'il pourrait compter sur Elléonore pour lui donner un coup de main. Ils devaient passer la semaine de vacances ensemble. Il ouvrit la porte, accrocha son manteau puis, ravi, pénétra dans le salon. Il y découvrit Elléonore pendue à une poutre. Un mot griffonné grossièrement sur un bout de papier arraché traînait sur la table basse. Je suis désolée, je ne veux plus être un poids. Je t'aime.

Ta sœur ? se hasarda Derrick.
Frédérik le fusilla du regard. Il ne voulait pas parler d'Elléonore. Cette blessure avait laissé un vide dans sa poitrine, comme si on y avait arraché quelque chose à jamais. Il s'était conduit comme un robot durant les mois qui avaient suivi, complètement replié sur lui-même, se dévouant exclusivement à son travail et à ses recherches avec une frénésie proche du burn-out. Il en vint à se persuader que la faute lui était imputable ; s'il avait été plus présent au lieu de vouloir marquer une distance pour sauver les apparences, il aurait pu la soutenir. Peu de temps après, ce fut au tour de son père de quitter la scène suite à un AVC. Il ne ressentit rien. Sauf peut-être du soulagement à l'idée que sa mère aurait d'autres priorités que de lui trouver une femme. Frédérik trouva son réconfort dans l'enseignement au contact des autres. Conjugués aux efforts de Benjamin pour le faire sortir de l'état de léthargie sentimentale dans lequel il s'était volontairement embourbé, le Magicien parvint cahin-caha à sortir la tête de l'eau juste avant le surmenage complet. Se vider une bonne fois pour toute de toutes les sentiments accumulés retenus prisonniers en son for intérieur lui permit de remonter laborieusement la pente progressivement. Ce fut la seule fois où Frédérik pleura devant quelqu'un. Et la seule fois où il se confia.

D'accord, on laisse tomber. Je comprends.

Frédérik remercia intérieurement Derrick de sa compréhension.

Bon, si je comprends bien, je vais devoir te tenir compagnie.
« Je n'ai pas besoin de compagnie. »
Il te reste encore de la famille ?
« Lointaine seulement. Mon père est décédé il y a treize ans et ma mère cinq ans auparavant. »
Ah, désolé. Ca devient compliqué quand même ... A ton âge, toujours pas d'enfant pour prendre la relève.
« Peu importe. Si mon nom doit s'éteindre avec moi, alors il s'éteindra. Je préfère qu'on me connaisse moi pour les ouvrages que j'ai écrit plutôt que de placer tous mes espoirs sur une progéniture qui n'aura peut-être pas les mêmes aspirations. L'interrogatoire est-il fini ? J'ai du travail.»
Égoïste.
« Réaliste.»

Derrick termina son tour d'inspection satisfait puis se prépara à sauter sur le canapé pour s'allonger.

« Non, ce n'est même pas la peine d'y penser. Ni le canapé, et encore moins mon lit. Vu la maladresse que j'ai constaté tout à l'heure, tu n'as pas accès non plus à mon atelier jusqu'à nouvel ordre. »
T'es pas sérieux.
« Je t'ai commandé deux paniers, un pour ici et un pour mon bureau. »
Il est pas sérieux ...

Derrick s'étala par terre avec un soupir. Frédérik ne comprenait pas ce qu'il y avait de si étonnant dans ces règles. La cohabitation entre ces deux-là s'annonçait ... Passionnante. Quelle idée, de donner des familiers même aux professeurs, vraiment ... Il venait tout juste de prendre son poste à Hortensia. En fait, lorsque Benjamin avait démissionné de l'Université, il n'avait pas hésité une seule seconde à suivre son vieil ami dans cette nouvelle aventure. Idée de merde. Frédérik appréhendait de se retrouver devant des élèves. Ils étaient jeunes et insouciants à cet âge-là, pas comme ses étudiants à l'Université qui avaient un peu de bouteille (littéralement parlant des fois). Comment se comporter avec eux ? Sur ce point, Frédérik se contenta d'agir de la même manière qu'il l'avait fait jusqu'à présent, même si, de temps en temps, Derrick essaye de lui souffler ce qu'il faut dire pour éviter de se montrer trop sec quand il ne le faut pas. Bon, pour l'heure, il n'a pas vraiment de succès. Faire confiance à la psychologie d'un chien pour gérer l'aspect relationnel de sa vie n'est peut-être pas une bonne idée en fait.

Il fut sincèrement ravi de la nomination de Benjamin au poste de Directeur, et plus encore lorsque celui-ci décida de changer la nature de l'établissement. S'il resta de marbre en apparence à l'annonce de la nouvelle devant le corps enseignant, certains auront peut-être remarqué l'ombre d'un sourire accompagné d'un hochement de tête approbateur. L'accueil des Sorciers conjointement aux Magiciens est une bonne chose. Si ce modèle permettait de diminuer les tensions entre les deux groupes ... Plus personnes n'auraient alors à subir une situation similaire à celle qu'il a vécu dans ses jeunes années, tiraillé entre devoir et amour.

Hé ! C'est une PS4 que je vois dans ton meuble ? Derrick se releva d'un bond et agita la queue.

Frédérik se massa les tempes. En plus de constituer une nuisance, il fallait en prime qu'il parle.

Un peu de vous

• PUF : Fred, c'est bien x).
• Âge : 21 ans
• Comment avez-vous connu le forum ? : Le pur hasard. Je me baladais sur l'avenue, le cœur ouvert à l'inconnu et je suis tombée sur le fow au détour d'un partenariat.
• Un petit avis sur l'univers ? : J'ai adoooooré *-* Nan, sérieux, c'est magnifaïk. De la magie, des animaux, du racisme = perfection. Et puis, je suis tombée sur Fredo et là, ce fut le coup de foudre <'3
• Depuis combien de temps faites-vous du RP ? : 8 ans peut-être ? Ça commence à dater x).

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MessageSujet: Re: Turn to page 394 • Frédérik Bartosz Mer 27 Déc - 19:10

Oh.

Mon.

Dieu.

FREDOUUUUU

Lorsque j'ai vu le pseudonyme en tant que dernier membre inscrit, j'ai poussé un petit cri de fangirl. Oui, je fangirlise sur un personnage que j'ai créé en partie, et alors ? J'attendais tellement un p'tit Frédou sur le forum, j'suis vraiment troooop contente !

Je lis ta présentation dans la soirée, j'ai déjà lu quelques passages en travers rapidement et ça m'donne déjà trop envie.

Ah, et j'oubliais.

BIENVENUUUUE ♥️

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MessageSujet: Re: Turn to page 394 • Frédérik Bartosz Mer 27 Déc - 22:36


Félicitations !
tu es validé~

Tu n'auras pas eu à patienter longtemps, me revoilà déjà avec le codage de validation ! Étant donné que je pars demain, je m'occupe de toutes les fiches ce soir et que la tienne soit toute récente ne change rien~

Ainsi donc ... je suis amoureuse de ton style d'écriture. Frédérick est un personnage que je voulais vraiment voir jouer sur le forum car il avait, à mon avis, un bon potentiel. Sache que tu as dépassé toutes mes espérances. J'adore ton interprétation du personnage, les petites particularités que tu lui as offerte, son histoire d'amour dramatique ... Lui et Sangha vont bien se comprendre sur ce coup, malheureusement pour eux.

De plus, la personnalité de Derrick est tellement en contradiction avec celle de Frédérick que ça en fait un duo drôle et attachant à la fois. Bon sang, j'ai tellement hâte de RP avec toi ! Il me faut absolument un RP avec mon compte Nozomi ... Comment ça ce n'est pas les demandes de liens/RP ici ? Oups

J'arrête de digresser, je vais plutôt mettre ta couleur et te souhaiter un bon jeu !~


(c) Moona Neko

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MessageSujet: Re: Turn to page 394 • Frédérik Bartosz
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Turn to page 394 • Frédérik Bartosz
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