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Very swag trip [PV Daniel]
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MessageSujet: Re: Very swag trip [PV Daniel] Jeu 12 Avr - 19:34
Haut le coeur

Dan' bug. Honnêtement, là maintenant, il ne sait plus trop quoi faire. De son bras. De sa vie. De Billie. Surtout lorsque celle-ci plaide coupable pour la marque sur sa peau. Il disait ça pour plaisanter... à la base... hein...

- Du coup... tu crois que j'suis un bon coup ?

Au point où ils en sont en fait, il ne s'inquiète plus trop et hausse des épaules face au pourquoi du comment de tout ça. Il préfère lâcher des yeux la demoiselle qui s'est relevée et inspecter le truc, machin, suçon quoi. Bref. Ça fait un peu mal ce truc en fait, surtout quand on appuie dessus. Comme ça oui, voilà. Là, ça fait mal. Il va avoir un putain de bleu. Qui va virer au violet. Puis au vert. Et jaune en fin de semaine sûrement. Non, c'est pas qu'il s'y connaît hein, juste qu'il a l'habitude des bleus. Un peu trop même. Puis quand il dit fin de semaine, ils sont en fin de semaine ? On est quel jour déjà... Heureusement qu'il ne fréquente personne en fait, manquerait plus qu'il ait besoin de justifier ce genre de connerie. Pas du tout crédible l'histoire de « il-ne-s'est-rien-passé-tkt-c'est-juste-une-pote-j'étais-bourré-wsh. »

- Yep, sûr, c'est du bon boulot c'que t'as fait là. Ca va rester genre... un bon moment. Et puis c'est net, presque beau en fait.

Ouais, quitte à se taper ce genre de marque, autant qu'elle puisse avoir un retour là dessus. Pas qu'il soit vraiment constructif non plus, faut pas trop lui en demander pour le moment, mais au cas où elle souhaite réitérer elle a son avis. Réitérer avec quelqu'un d'autre. De préférence. Pas lui quoi. Voilà. Le camaïeu de bleu violacé qui s'étend sous sa peau le fascine étrangement alors que Billie décide de l'examiner. Il se laisse faire de bon cœur. Ou alors il est encore trop stone et n'a jamais été très pudique. Ce qui est sûrement plus juste en fait.

- Oupsi...

- QUOI ?

Nan, il ne panique pas. Ou alors il flippe un peu. A peine. Et le doigt de la demoiselle se pose sur sa peau, lui tire un frisson et il panique là. Parce qu'à cet endroit c'est pas anodin. Il se précipite vers levier, mais pas trop vite non plus, il ne veut pas dégobiller de nouveau. Alors il se précipite lentement à levier pour examiner sa gueule dans le miroir qui le surplombe. Posture tordue, il se tourne comme il peut pour essayer de voir ce que Billie lui a désigné. Et c'est pas facile. Il a beau se contorsionner, pas très efficacement vu son mal de crane, de bide, sa gueule de bois et son équilibre précaire, bref il a beau se contorsionner, il ne voit pas grand chose. A peine une trace. Légère. Qu'il devine posée là. Et qui s’étale un peu lorsqu'il frotte ses doigts dessus. Une fois encore il laisse échapper un :

- Et merde.

Qui devient un peu trop habituel ces derniers temps. C'est trop reconnaissable pour passer à côté. Il a du putain de rouge à lèvre dans le cou. Ce qui veut dire qu'il a eu des putains de lèvres dans son cou. Et aux dernières nouvelles, Billie n'en a pas porté de la soirée. Dommage, il aurait préféré. Vraiment. Parce que là, il sait très bien que cette situation est merdique.


Les chiottes des filles. Pourquoi déjà. C'est Billie qu'il cherche ? Ou alors Arthur lui avait lancé un pari. Ce n'est que le deuxième bar qu'ils se font, il ne devrait pas déjà être dans cet état. Si c'est bien le second parce que, en fait, il n'en est plus très sûr. Tout comme de ce qu'il fout ici. Il a un shooter vide à la main, la veste de Billie dans l'autre et trois meufs qui se remaquillent devant le miroir face à lui. Ok. Normal. Sourire débile de lover sur la gueule, Dan va pour parler. Ouvre la  bouche. Ne sait déjà plus la question qu'il veut poser.


Ok. C'est déjà un bon début que de savoir situer l’événement. Et il est absolument certain qu'il ne s'est rien passé là-bas. Sûr et certain. Comme deux et deux font à peu près quatre. Quatre et quelques. Oh putain la merde. Daniel se passe la main sous l'eau et tente d'effacer ce témoignage gênant en le frottant de ses doigts humides.

- Putain de makeup waterproof de mes deux.

Le grognement lui échappe alors que ça devient rouge derrière son oreille. Il lui faudrait un mouchoir ou un bout de tissu. Ou, dans l'idéal, du démaquillant. Mais il n'a pas la foi.  Désabusé, usé. Il a juste envie de se rouler en boule quelque part et de disparaître. Toujours son mal de tête qui revient. Il se prend le visage dans les mains, coudes sur les bords du lavabo. Il voudrait... il ne sait pas en fait. Juste que tout ça s’arrête. Ou mieux, que ça ne se soit jamais passé.

- Ta veste est bien au bar... dans les chiottes pour femmes même, j'pense.

Avec le soutif d'une des meufs d'ailleurs. Nan, il ne s'est rien passé, mais ça s'est chauffé.... jusqu'à ce qu'il gerbe pour la première fois de la soirée. Au moins, il a refroidi tout le monde et ça lui a donné une bonne raison de repousser la demoiselle qui était un peu trop insistante. En même temps, il ne parle pas un mot d'italien. Ou d'espagnol. N'a jamais su faire la différence entre ces deux langues, alors bourré.... Bref. Incapable de se faire vraiment comprendre ni de vouloir utiliser la force, il n'a pas pu justifier ni son non intérêt, ni sa présence... Même si pour cette dernière, c'est encore flou dans son esprit. Qu'est-ce qu'il était parti foutre là-bas hein. Il se retourne vers Billie, complètement pommé.


- On n'a qu'à la filer à bouffer au Sphinx.

Il relève les yeux vers Billie. Genre au ralenti, comme dans les films. Parce que l'idée est trop parfaite. C'est une évidence. Le tagada est un témoin gênant. Sur sa gueule s’étale sûrement la même expression que celle de la demoiselle, même si pour sa part, il a toujours été du côté obscur de la force. Alors il se redresse, toujours au ralenti comme dans les films. Ou alors c'est parce qu'il n'est pas capable physiquement de faire mieux qu'un escargot shooté aux effluves d'alcool avec la grâce d'un pachyderme. Ouais, c'plus ça.

- T'es parfaite Billie wsh.

Il l'embrasse sur le front en passant, puis se dirige vers le truc étrange et peinturluré qu'ils ont ramené. Qu'a l'air de bouffer la loutre. C'est carnivore ce machin ? Why not. Dans sa tête, il tente plutôt de trouver une solution pour déplacer ce chevaux jusqu'au point désiré. Shpinx, c'est dans la tour du dirlo ça.. Alors go. Sauf que le machin ne veut plus bouger d'un cil. Genre pas un seul poil de cul rose et vert ne daigne se remuer.
Il se retrouve à la pousser petit à petit de toute sa force de mec imbibé.

- Te reste une bouteille pour l’appâter ?


C'est un carnage. Plus les souvenirs reviennent, plus c'est la galère. Si quelqu'un leur tombe dessus... quelqu’un leur tombera dessus, c'est obligé en fait.  Ils sont dans une merde monumentale. Intersidérale. Au moins. Putain. Ils ont rien pour justifier, ni effacer ce bordel.

- … on fait quoi maintenant ?

La question est un peu balancée en l'air comme ça, sans forcément attendre de réponse. A moins qu'elle en ait une bonne. Ça l'arrangerait. Parce que lui, là, il ne trouve pas.


Ou le gouffre qui habite mon cerveau.

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MessageSujet: Re: Very swag trip [PV Daniel] Mar 17 Avr - 18:15
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Hangotter

Ok du coup ! Cap ou pas cap !
Mais on t'a dit non, on joue pas à ça ! J'oublierai jamais la fois où tu m'as dit de... PUTAIN J'ADORE CETTE CHANSON !
Ok Dani-boy. Tant que BB danse debout sur cette chaise comme une grosse conne, cap ou pas cap d'aller faire le beau devant le miroir des chiottes des filles en essayant sa veste ? Mais attends, j'ai pas fini ! Et si en plus tu pisses dans le lavabo – mais écoute avant d'y aller, j'ai toujours pas fini ! – j'te promets que...

Impossible de se souvenir de cette promesse. Mais la douleur cuisante à ma cuisse me laissait penser que le tatouage n'était pas totalement de mon fait. Qu'une voix vicieuse sifflant à mon oreille m'avait soufflé l'idée. Qu'une habile manipulation avait donné l'illusion à une pauvre jeune femme ivre qu'elle avait la meilleure idée du siècle. Pendant que Daniel s'arrachait la peau pour faire disparaître toute trace d'une potentielle hétérosexualité, je dévisageais Arthur de mon regard accusateur. Celui avec lequel il avait l'habitude que je le regarde. De petits yeux plissés qui s'interrogeaient et réfléchissaient, mais ne parvenaient jamais à démasquer toute la vilenie de l'adorable mustélidé. Dont l'impassibilité du museau et l'incompréhension idiote dans les petits yeux noirs cachaient plus de malice qu'il ne voulait le montrer. C'est que je commençais à le connaître. Quel rôle avait-il joué dans toute cette histoire ?

… on fait quoi maintenant ?

Il avait brisé le silence par cette question. Quelques mots simples, correctement agencés, prononcés sur le ton adéquate. Et il nous avait anéantis. Je me sentais plus seule que jamais. D'habitude j'adorais ça, la solitude. Aujourd'hui, elle me donnait la nausée – qui n'était donc pas du qu'à l'alcool. Je nous regardais dans le miroir, sales, maladifs et désemparés. On aurait fait une superbe photo promotionnelle pour une quelconque série bizarre de Netflix.

Le silence, reprenant finalement le premier rôle de cette scène pathétique, était suffisamment éloquent. Je ne savais pas. Il n'y avait rien à faire, que je pensais. J'en étais même convaincue. On ne pouvait pas effacer notre absence des dortoirs de toute la nuit. On ne pouvait pas effacer les photos de nos culs que mon répertoire avait reçu. On ne pouvait pas remettre en liberté en pleine école une licorne que visiblement un sphinx n'a finalement pas dévoré. On ne pouvait pas remettre en état le bureau dans lequel on avait passé notre fin de soirée. Et le directeur débarquerait à un moment ou à un autre. Et nos vies s'achèveraient.

Et si on fuyait l'école ? proposai-je finalement, d'une voix pleine de désespoir.

C'était la seule option qui me semblait encore valable. Disparaître à jamais. Oublier toute cette vie. Changer d'identité. Ne plus parler à Lexa pour que les professeurs ne me retrouvent pas. Ne plus parler à mon frère ni à mes sœurs pour que jamais mes parents ne me mettent la main dessus. Me teindre les cheveux. Porter un faux dentier. Arrêter d'avoir des vêtements stylés. Bordel, ma vie est foutue.

J'ai un peu envie de pleurer mais je me retiens. Me contentant juste de regarder le lamentable duo qui me faisait face à travers le miroir.

J'suis pas sûr de ton coup, là.
Mais t'inquièèèète !

Je lance Arthur dans les airs avec une force incroyable. Ou c'est Daniel qui le fait ? Je n'en sais rien. Il a une corde attachée à lui et il s'accroche à un lustre à l'aide de ses petites pattes hésitantes. Sinon, il serait retombé et serait mort. C'est cool qu'il ait réussi. Comme ça, il est pas mort.

Maintenant, tu trouves le passage pour aller à l'étage du Sphinx ! que je lui gueule. C'est au-dessus donc on peut forcément passer par le plafond.
Tes idées sont tellement pourries que je t'ai volé ton portable, pétasse ! me hurle la loutre du haut de sa prison.
Mec, je m'adresse à Daniel d'une voix floue. J'crois je sais pas grimper à la corde en fait.

C'est quoi en fait, notre plan ?

Et si on allait dans le bureau, les jeunes ? Vous avez peut-être oublié un truc qui pourrait vous aider ou quoi.

Je me détachai finalement de ce grossier miroir, dans lequel je paraissais encore plus pitoyable que je ne me sentais déjà. Arthur nous proposait de le suivre ? Son aide ? Quoi ? Merde alors, si la soirée n'avait aucun sens dans mon esprit... le lendemain était finalement peut-être pire.



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MessageSujet: Re: Very swag trip [PV Daniel] Sam 28 Avr - 21:00
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- Et si on fuyait l'école ?

L'idée paraît sensée. Et c'est la proposition la plus intelligente que Dan' n'ait jamais entendue en fait. De toute sa vie. Si si. Ever. Il se voit déjà faire son sac en ninja, quitter l'académie en mode furtif, traverser la forêt, vivre dans les montagnes, finir avec une barbe énorme à manger des baies en tentant de faire des pièges pour attraper du gibier, se laver dans les torrents glacés, ne plus savoir parler, être retrouvé givré des siècles plus tard... Ou alors... Il s'embarque clandestinement sur un navire, traverse l'atlantique, fait le trottoir, trouve un riche héritier qui le prend sous son aile (et dans son lit), finit en poule de luxe avec une putain de bagnole et un faux nom dégueu type Bambie. Ou Frenchie. Bref, un truc pourri en 'ie'. Aucun de ces deux plans ne transpire la joie. Mais c'est mieux que de rester ici où leur vie à l'air de se finir violemment, genre maintenant.
Dans le regard de Billie se retrouvent toute la tristesse, l’anéantissement et la fin qui doit se lire dans ses yeux à lui aussi. Y a une belle image là, juste eux deux, un miroir et du désespoir. Puis le silence, qui leur envoie toutes ses condoléances. C'est presque poétique, version film d'auteur français sans budget. Pathétique donc.



- C'toi qu'est pathéssi- pathéthé – rooh putain j'aime pas c'mot. C'toi qui fait pitié wsh.

Semblant de réponse que Daniel balance à Loki qui s'est permis une remarque sur leur plan parfait. Et c'est pas Arthur en haut avec sa musique à fond qu'a l'air de le contredire. T'façon, c'est mort là. Si Billie ne sait pas monter en haut, ou descendre en haut ? Ou monter en bas ? Ils sont quel étage en fait ? Bref, la licorne. Elle est où déjà celle-là. Ah ouais, dans les bouquins là. Ils voulaient pas la faire grimper déjà ? Ou bien c'est le Sphinx qui devait descendre. Ou bien monter. Il ne sait plus. Y a la bouteille entamée, voir presque vide, dont il prend deux autres gorgées avant de la tendre à Billie. Faudra qu’il pense à lui dire qu'elle est géniale comme fille. Il ne lui a pas déjà dit ? Putain, il est crevé là. Il irait bien pioncer. Deux p'tites minutes. Tooooutes petites hein.



- Et si on allait dans le bureau, les jeunes ? Vous avez peut-être oublié un truc qui pourrait vous aider ou quoi.

S'il y a bien un truc que Daniel a appris de cette soirée et qu'il n'a pas oublié, c'est que le p'tit machin là, qui vient de parler, est capable du pire comme du meilleur. Du coup, il s'en méfie. Surtout avec ce ton là. Surtout avec l'air de bovin près à exploser de rire que se tape Loki. Surtout... Bref, il s'en méfie. Genre y a baleine sous gravier. Une couille dans le pâté. C'est pas nette comme affaire quoi. Il voudrait se dire que son instinct ne le sent pas. Mais son instinct à l'air tout à fait mort. Alors, comme au final ça peut difficilement devenir pire, le magicien prend les devants et retourne dans le bureau. Comme si revoir la scène va vraiment les aider.
C'est marrant comment revenir à cet endroit, à peine dix minutes après l'avoir quitté, n'arrange en rien les choses. En fait, il percute un peu plus nettement du bordel que c'est. Surtout que la licorne qu'ils ont laissée là a eu l'air de préférer les papiers sur les bureau du dirlo aux bouquins éparpillés au sol. Comme quoi, brouter des feuilles potentiellement importantes doit être meilleur. Ou alors elle se fout totalement de leur gueule et leur fait un fuck mentale. Il est presque certain que c'est ça. Mais surtout, il ne comprend pas où Arthur veut en venir, avec sa phrase sibylline digne d'un mec en robe avec grande barbe blanche. Alors Dany se retourne vers Billy, une expression bien trop perdue affichée sur la gueule. Et Loki entre tranquillement à son tour, s'allonge dans un coin.

- Tu veux les laisser se démerder ?

La question est pour Arthur. Et Dan' percute alors que son familier est, en effet, un peu trop tranquille. Et un peu trop au courant. Et que c'est pas juste merde. Sauf qu'il ne peut rien faire, à part chercher des yeux ce qu'ils auraient pu oublier. Sûrement trop de choses en fait, et c'est tant mieux. Bien que, si quelque chose peut vraiment les aider, alors c'est peut-être un peu dommage de l'avoir zappé. Daniel se met à fouiller dans ses affaires. A genoux sur le sol, il farfouille vaguement dans les trucs éparpillés par-ci par-là. Et prie pour que quelque chose tombe du ciel, un putain de miracle quoi. Et y a bien un truc qui tombe du ciel. Comme ça. Bam. Ça lui arrive devant les yeux. Un p'tit bout de plafond peinturluré que la chute du lustre a dû fragiliser. Génial. Ça ne l'avance en rien.

- Looooooooki.

Ton et yeux larmoyants. Le bouquetin le regarde de haut, sans vraiment réagir. Genre il va les laisser galérer ce con. Putain. Il t'en foutrait des familiers lui. Sale bête incapable d'être utile. Tssk. Puis, alors qu'il balance négligemment une matière textile de provenance non identifiée sur le côté, y a ce truc bizarre qui roule. Genre un sablier. En verre. Avec des éclats lumineux bleus qui dansent dedans. Et la première chose qu'il se dit, c'est que c’est un miracle que ce machin ait survécu à tout ça. Ensuite, il se demande ce qu'est ce machin. Et après, où peuvent-ils bien l'avoir eu, merde ?

- 'Tain c'est quoi ça encore.

Il examine le-dit machin. Puis sourit comme un gamin et se précipite vers la demoiselle pour lui montrer l'objet.

- Oh putain Billie on a peut-être une chance de survie wsh.

Non il n'est pas hystérique. Pas du tout. Même lorsqu'un rire nerveux et un peu joyeux lui échappe. Il ne sait pas du tout si la sorcière connaît le principe de ces trucs. Et putain, ils en ont un bon si c'est bien ce qu'il pense. Y a Loki qui rumine impassible, en le regardant s'extasier. Et il est presque certain qu'Arthur a bombé le torse lorsque le sablier a été découvert. Bordel, comment ils ont pu avoir ça. Et jusqu'à quel point leurs familiers sont impliqués dans ce merdier ?

- Sortilaide. Ça coûte une fortune, surtout que c'lui-là c'est pas un p'tit banal. C'est un objet qui contient un sort, utilisable qu'une fois. Putain de merde, j'espère que c'est bien ce que je pense.

Il pose le sablier dans la main de Billie. Donne une impulsion magique. Et les volutes bleues s'échappent. Magiques. Sublimes. Les choses cassées se réparent. Se nettoient. Il en oublie son mal de crane. Il en oublie le goût de bile. Il en oublie son mal de bide.
Ou le gouffre qui habite mon cerveau.

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MessageSujet: Re: Very swag trip [PV Daniel] Dim 6 Mai - 10:27
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Et si on allait dans le bureau, les jeunes ?

Cette phrase tournait en boucle dans ma tête. Comme un mauvais pressentiment dont on n'arrive pas à se défaire. Les instincts primaires qui se mettent en éveil. Un sixième sens endormi. Un frisson léger qui court le long de ma nuque. J'observais mon familier quitter ces maudites toilettes à l'odeur de régurgitations, les yeux plissés et la bouche pincée. Ce n'était pas de la constipation, mais bien une grimace de suspicion. Il y avait quelque chose de bien trop aimable dans son invitation, dans les traits détendus de sa tronche de loutre, dans sa démarche à la fois nonchalante et enjouée.

Je laissais Daniel passer devant. Le retour à la bibliothèque serait une espèce de retour beaucoup trop douloureux à la réalité. Même si elles puaient, ces chiottes, je m'y sentais un peu en sécurité. Coupée du monde, à subir les tortures éternelles du Tartare, avec ce carrelage glacé sur lequel j'avais posé mon cul, et cet appel de cuvette qui me donnait envie d'aller y vider ma galette, sans que rien ne veuille vraiment sortir. Comme un putain d'oisillon décidé à rester dans sa coquille au moment de l'éclosion. Mais je m'y étais sentie bien, dans cette pièce qu'on avait salopée. Devant ce miroir de vérité, qui sans détour affichait l'état pitoyable dans lequel j'étais. Même le bleu de mes cheveux avait perdu de son éclat vivace. Quand, après quelques secondes de black-out, je me rendis compte que j'étais seule dans cette pièce pour laquelle j'avais faire preuve d'une très étrange sensiblerie, je pris le chemin du bureau du proviseur.

Ce fut la douche froide. Non, c'était différent. Une douche froide m'aurait fait le plus grand bien. Mais la vision du bureau dévasté eut l'effet inverse. Les haut-le-cœur se firent plus nombreux, plus violents. La panique et le rappel au monde réel avaient remis tout mon organisme en état de marche. Le foutoir était infini, tout comme les problèmes qu'il impliquait. Et cette putain de licorne était encore là à bouffer des pages de livres. Qu'est-ce qu'on allait faire d'elle ? Plus mon regard balayait la pièce, plus les larmes me montaient aux yeux. Je ne pouvais prêter aucune attention à Daniel qui galérait à chercher je-ne-savais-quoi, ni lui apporter une quelconque aide. Du moins, jusqu'à ce que sa voix vienne m'extirper de cet océan d'angoisses dans lequel j'étais en train de me noyer, là debout et immobile comme une misérable plante en pot.

Oh putain Billie on a peut-être une chance de survie wsh.

Il venait bien de dire « wesh » ? Je clignai des yeux très lentement, comme pour traduire tout mon scepticisme. C'était quoi, cet optimisme déplacé ? Je ne partageais pas son goût pour l'humour, là maintenant. Même si j'adorais ce mec, alors que je ne me souvenais plus vraiment pourquoi. Lorsqu'il me montra le petit sablier qu'il avait découvert – qui me paraissait être une babiole acheté à un vendeur ambulant, comme ceux qui vendent les mini Tour Eiffel – je ne pus m'empêcher de soupirer. Je savais bien que son optimisme était déplacé.

Sortilaide...
Il y a vraiment un type qui a été payé pour trouver ce nom ? grognai-je en accusant sur le manque de créativité des équipes marketing magiques.
Ça coûte une fortune, surtout que c'lui-là c'est pas un p'tit banal. C'est un objet qui contient un sort, utilisable qu'une fois. Putain de merde, j'espère que c'est bien ce que je pense.

Il me fourra l'objet dans la main sans que je n'ai rien à demander. Ce que je n'appréciais que moyennement, s'il s'agissait bien d'un objet magique. Lorsqu'il y insuffla de son pouvoir de magicien – vachement moins cool et impressionnant que celui des sorciers, pouvais-je dire si j'avais la moindre fierté à être une sorcière plutôt qu'une magicienne, ce qui n'était pas le cas – des volutes bleutés s'échappèrent du sablier. Je commençais à écarquiller des yeux. J'imaginais cette fumée m'envelopper entièrement et me détruire dans d'abominables souffrances.

Et tu veux pas me dire à quoi tu penses ? couinai-je d'une voix paniquée.

La fumée s'échappe et se disperse dans la salle comme un ballet aérien, quelque chose possédant une féerie à laquelle je ne m'attendais certainement pas. Ponctués de quelques « putain, putain, putain, putain, putain ! » que je balançais les yeux rivés sur ma main tenant l'objet ensorcelé, d'étranges bruits résonnaient tout autour de nous, comme la bobine d'une cassette audio que l'on serait en train de remonter à l'envers. Enfin, d'après les légendes ; je n'ai personnellement jamais utilisé de cassette audio de ma vie, n'étant pas né à l'époque paléolithique de la fin du vingtième siècle.

Je suis dans le bureau, à escalader les étagères de la bibliothèque. Je crois vraiment pouvoir attraper Arthur sur son perchoir, pour lui coller la rouste de sa vie. Il vient de nous décrire toutes les photographies qu'il a envoyé, et fait la liste des destinataires. Sauf que, je ne comprends pas, il ne nous donne que des noms de super-héros. Quand est-ce que mon répertoire s'est changé en encyclopédie de pop culture ?

Je me souviens tomber, entraînant plusieurs livres avec moi dans ma chute. Heureusement, je tombe le dos sur une étrange construction. Et je suis triste. C'est ma construction que je viens de détruire. Une putain de construction tout en livres, comme un château de sable, qui ne ressemblerait pas à un château, et qui ne serait pas fait de sable. Un igloo pour rat de bibliothèque. J'ai du passer vachement de temps à faire ça. Et une seconde à peine pour le détruire. Je crois qu'il y avait le bouquetin en dessous, en plus. Et Daniel, qu'est-ce qu'il fout ? Je crois qu'il est en train de pioncer, mais je ne suis pas sûr. Il a peut-être réussi à grimper et s'est fait bouffer par le sphinx. Ou il répond à une énigme super compliquée, du genre « qu'est-ce qui est jaune et qui attend ? ».

Autour de nous, les livres se reconstituaient et grimpaient dans leurs étagères. Le lustre se reformait au sol avant de s'élancer dans les airs pour s'accrocher au plafond dont il s'était tant bien que mal libéré. La pièce devint très rapidement aussi belle qu'avant. Comme si rien ne s'était passé.

Je restais bouche bée. La main ouverte sur un sablier désormais vide, les yeux écarquillés. J'avais l'air stupide. Mais c'était mieux que d'avoir l'air désespérée. Des étoiles brillaient au fond de mes prunelles turquoises. Une seule phrase parvint à faire bouger mes lèvres.

Putain, la licorne est toujours là. Puis de regarder ma cuisse, dans une seconde de vain espoir. Et mon tatouage aussi.

L'animal était bien là, s'interrogeant probablement sur la disparition de son repas. Plus aucune peinture sur le corps, elle était d'un blanc immaculé et semblait scintiller d'une aura surnaturelle. Comme une licorne, quoi. Sauf que celle-ci est vraiment, mais alors vraiment, complètement conne.

J'agrippe le bras de Daniel avec force.

Putain mec, on va y arriver. On va y arriver ! Tout ce qui nous reste à faire c'est payer le type qui s'occupe des animaux dans le parc là, pour qu'il vienne chercher discrètement Lulu l'incruste ici présente...

Plus je parlais et plus mon enthousiasme disparaissait comme mourraient les mots. Le mec vivait dans une cabane au fond du parc, c'était un genre de hippie pas du tout intéressé par l'argent. Mais je tentai quand même le coup...

… non ?



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MessageSujet: Re: Very swag trip [PV Daniel] Jeu 10 Mai - 22:15
Haut le coeur
Billie a l'air sceptique. Puis blasée. Irritée ? Bref, plein de sentiments auxquels Daniel ne fait pas attention. Beaucoup trop enthousiaste, beaucoup trop heureux. Persuadé d'avoir une chance. Une infime petite partie de chance de s'en sortir avec moins de dégâts que prévus. Comme si une si p'tite chose aillait pouvoir changer la face du monde, le temps d'une seconde, remettre les pendules à l'heure et éviter qu'ils ne meurent. Au final, il n'en demande pas tant. Il veux juste une lueur d'espoir pour raviver leur vie. Et il se rend compte à quel point il raconte des conneries. Mais il sourit. Content de lui. Surtout con. Il s'en fout. A un point... Il n'a jamais été aussi heureux de toute sa courte existence. Il doit avoir la gueule d'un abruti fini, mais il continue de sourire sous les jurons de la demoiselle. Un bienheureux, totalement shooté au plaisir. Son regard suit tranquillement le ballet qui s’effectue sous leurs yeux et Daniel hoche la tête de temps à autre. Satisfait.
Puis les volutes bleues cessent et disparaissent, laissent derrière elles un bureau niquel. Propre. Rangé. Impeccable. Comme si la soirée de la veille, et la nuit, ne s'étaient pas passées. Ou presque. Il est peut-être euphorique, mais il y a toujours son estomac et son crâne qui se font un concours de zumba au son de maracas pour lui rappeler la réalité. Lui rappeler qu'il n'y a pas dix minutes il était en train de gerber dans des toilettes immaculées avec Billie et leurs gueules de bois. D'ailleurs, sa gueule de bois est toujours bien présente. Et Billie aussi cela dit.

- Putain, la licorne est toujours là.

Daniel se retourne vers la sorcière, avant de comprendre qu'il lui faut regarder la licorne. Qui est toujours là. Récapipitu. Récapilitu. Récapitulatif wsh merde. Bref, au final il y a lui, la gueule de bois, Billie et la licorne. Plus leurs familiers. Ça fait encore beaucoup trop à gérer pour son esprit endormi et éméché et débile et content. Mais c'est déjà mieux qu'avant.

- Et mon tatouage aussi.

Cette fois il regarde tout de suite le sujet de sa phrase. Et admet que, en effet, le tatouage semble toujours présent. En même temps, il peut difficilement en être autrement alors que le dessin noir se détache violemment sur la peau claire exposée. Mais ça pourrait être pire, nan ? Cela dit, c'est pas lui qui l'aborde, alors peut-être que ça joue un peu sur son point de vue. Son bras est pris d'assaut alors que sa comparse semble retrouver des forces et de l’espoir.

- Putain mec, on va y arriver. On va y arriver ! Tout ce qui nous reste à faire c'est payer le type qui s'occupe des animaux dans le parc là, pour qu'il vienne chercher discrètement Lulu l'incruste ici présente...

Un peu. Pas longtemps. En fait, juste un instant, avant que la phrase ne finisse par mourir dans un petit « Non ? » assez mignon mais franchement plus convaincu du tout par quoi que ce soit. Alors Daniel, beaucoup trop preux chevalier ces derniers temps, se charge de la rassurer. Comme un grand. Mais c'est pas très concluant lorsque qu'une migraine carabinée vous percute l'arrière du crane avec force. Ni lorsque votre estomac se rappelle à vous dans de réguliers soubresauts. Comme la marée. Il chasse vaguement ces impressions en secouant la tête et tente de faire bonne figure. Lulu.

- Si. Ça va le faire, on va gérer. Faut juste... Faut juste réfléchir vite. Et s'organiser bien.

Sa main libre se pose doucement sur celle de Billie qui lui broie l'avant-bras et la tapote gentiment. Autant pour la rassurer elle que lui. Le magicien cherche en même temps des yeux une solution pour ce dernier problème. Le tout dernier. Putain, ils sont si proches du but, il ne manque presque rien. A un cheval près.

- Le type qui s'occupe des animaux...

Il l'a déjà croisé ce gars ? Un prof ? Oui. Il a été à son cours ? Ouais. Normalement. Bonne question Il ne sait plus trop très bien. C'est le mec un peu paumé avec sa cabane ? Putain, même pas certain de pouvoir acheter un gars comme ça. Et puis le problème...

- Le problème c'est qu'il faut lui expliquer le truc. Un minimum. Il ne bougera pas son cul jusqu'au bureau sinon... Si ? Genre « hey salut M'sieur y a une licorne chez le proviseur aller bisous ? »

Daniel réfléchi à voix haute. Il se sent incapable de parler de ce merdier à qui que se soit. Et ne croit pas en quiconque pour s'occuper de 'ça' sans poser de question. Un peu parano le gars, il n'a plus trop confiance en quoi que ce soit là. Surtout pas en lui, ni en ses capacités cognitives, et encore moins en leurs chances. Ils en ont trop eu juste avant avec le sortilaide et c'est vrai que ce nom est un peu bidon, mais il aime bien lui. Alors il se retrousse les manches... la manche de son bras libre... il n'a pas de manche en fait. C'est vrai qu'il est toujours torse poil et qu'il fait toujours pas chaud. A la place, il se dégage gentiment de la poigne de la demoiselle qui cache bien son jeu et se dirige près du bestiau pour le zieuter du plus près.. Il pourrait.. dans l'idéal... peut-être que...

- Tu crois que... ?

La question est marmonnée à personne. Mais y a Loki qui lui répond « Non. » avant même de connaître sa fabuleuse idée. Et dans un sens, son familier n'a pas tord. Il serait lui aussi tenté de dire non et d'abandonner. Mais après avoir subi tout ça et s'en être sorti presque pas mort, ce serait dommage de renoncer. Pas maintenant. Pas si près du but. Mais est-il suffisamment confiant en sa magie ? Est-il suffisamment puissant ? Sûrement pas. C'est sûr et certain que non en fait. Mais ça vaut le coup d'essayer. Un regard à BIllie pour se donner du courage, ou pour tenter de croire en sa connerie profonde, et il tend sa main. Vers la licorne. Lulu qui commence à rétrécir. Il ne va pas tenir. Il va falloir courir. Rétrécir un putain d'être vivant. Nan mais qu'il est con ce gars. Mais avant de trop réfléchir, il prend le cheval dans sa poche, sue déjà trop, et part aussi rapidement que possible. La sortie. Genre traverser une partie du château le plus vite possible, à moitié à oilpé, une gueule de déterré, en espérant ne pas gerber, avec une licorne dans la poche. Et potentiellement des gens qu'on va croiser.
L'idée la plus fumeuse du siècle.
Daniel la tente.
Loki sur les talons.

- ON PARIE COMBIEN QUE TU T'ÉVANOUIS OU QUE LA LICORNE DÉBARQUE EN PLEIN COULOIR WSH ???

- PUTAIN TAGUEULE LOKI..

Oui, hurler n'est pas la meilleure idée pour 1) rester concentré 2) ne pas vomir et surtout 3) être discret. Sauf que le magicien en est plus à ça près et il réfléchit plus très bien aussi. Et dans son malheur, il a de la chance. La chance de l'imbécile, puisque les rares personnes qu'ils croisent sont d’autres gamins, de loin, qui ont l'air de le mater un peu inquiets mais sans vraiment vouloir s'approcher. Et c'est donc sans encombre qu'il atteint l’extérieur et balance le tagada, qui reprend sa taille normale dans une ruade maladroite et finit au sol, les pattes joyeusement emmêlées.. Enfin, sans encombre...
Daniel panique, mais pas assez, parce qu'il est crevé, qu'il n'arrive plus à respirer, mais qu'il ne s'en rend pas compte. Y a tout son corps qui tremble, alors qu'il se plie en deux. Tente d'inspirer, tousse, crache un peu. S'éloigne de deux pas, gerbe le peu de contenu de son estomac. Et ça lui bloque encore trop le souffle alors qu'il a froid. Mais chaud aussi. Alors il ferme les yeux, juste pour voir si ça va mieux. Il ferme les yeux. Suffoque. Ses jambes le lâchent. Nan mais quel con ce garçon. Y a un truc près de lui. Peut-être. Loki ?

- Ouais ouais ç'va t'inquiètes.

C'est même pas un murmure qu'il lui sort, un truc tremblant lamentable qui lui échappe dans un filet de voix, entre deux toux. Mais il agite vaguement la main dans la direction où il pense qu'il y a quelqu'un, alors qu'il s'assoit prudemment et que ses yeux voient le monde aussi flou que lorsqu'on est bourré. Putain. La sensation de déjà vu de merde.
Ou le gouffre qui habite mon cerveau.

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MessageSujet: Re: Very swag trip [PV Daniel] Dim 20 Mai - 10:26
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– Si. Ça va le faire, on va gérer. Faut juste... Faut juste réfléchir vite. Et s'organiser bien.

Ouais, ok. Ok. Ok ! Comment ? On n'organise pas une escapade de licorne au milieu de couloirs remplis d'élèves aussi facilement. On organise pas une escapade de licorne au milieu de couloirs remplis d'élèves tout court. Mais putain, on organise pas une escapade de licorne en fait !

Le type qui s'occupe des animaux...

Ah, je le savais ! Finalement, ce n'était peut-être pas une si mauvaise idée. Si ? Je ne me souviens plus de mes pensées précédentes. Mon cerveau bouillonnait, entre le désespoir d'une interminable gueule de bois et l'euphorie d'une issue de secours sécurisée.

Le problème...

Voilà, il fallait que ces mots écrasants s'invitent dans son discours. On abordait toujours les problèmes, sans jamais éviter d'en parler. Et peut-être qu'en évitant d'en parler, on les évitait entièrement ? C'était un peu ma philosophie de vie, un système de pensée morale semblable à mon approche des conflits. La technique de l'autruche. Il n'y avait que cela de vrai. Éviter lâchement, c'était vivre sans. Mais bordel pour continuer comme ça, il faudrait que j'arrête ce genre de soirées. Je n'étais plus moi et j'ai foncé dans le tas. La greluche exubérante avait enterré l'autruche couarde. Oui, je me suis fait une raison. Je ne savais pas pourquoi mais dans ma tête, j'étais une autruche.

Daniel parlait beaucoup trop, et je n'étais même pas sûre qu'il s'inquiétait de savoir si je l'écoutais ou pas. Et moi non plus d'ailleurs. Honnêtement, j'avais arrêté pour penser à des autruches. Ce qui permettait de tirer de très rapides et limpides conclusions sur l'état de ma cervelle en état de décomposition avancée.

Tu crois que... ?

Putain Daniel, je t'adore hein – et je ne sais même pas pourquoi, dans les faits je ne suis même pas sûr de te connaître – mais non je ne crois rien. Je ne t'écoutais pas et je ne t'ai pas suivi. Je crois juste que je vais peut-être gerber en fin de compte et que je vais finir par la bouffer, cette licorne ! Même ses os s'il le faut, et m'enfoncer sa corne dans l'orifice le mieux adapté pour être finalement certaine qu'elle disparaisse complètement de ce putain de bureau qui me rendait folle !

Ca, c'était à l'intérieur. De l'extérieur, je me contentais de fixer d'un œil vidé maintenant de tout espoir le jeune homme dont les courbes des muscles de son torse nu, je devais bien l'avouer, attiraient d'elles-mêmes mon regard. Jusqu'à ce que lui, Daniel, me regarde. Je haussai les sourcils, parce que je n'avais rien suivi. Et que je le lisais clairement dans ses prunelles hésitantes : une grosse connerie était sur le point d'arriver.

WHAT THE... ?!

Furent les seuls mots que je prononçai en voyant une putain de licorne anciennement punk dans le bureau du proviseur anciennement en bordel rétrécir sous mes yeux. L'échelle de l'improbabilité venait d'exploser. Comment pouvait-on faire appel à une magie aussi puissante avec une gueule de bois aussi travaillée ?

J'eus à peine le temps de voir l'animal dans sa forme la plus humiliante qu'elle disparut dans une poche de pantalon. J'imaginais le résultat si Daniel venait à se frotter un peu trop fort contre un mur ou à tomber dans des escaliers. C'était drôle et répugnant à la fois. Je sais, je n'éprouvais plus la moindre compassion pour cette licorne qui avait bien failli nous gâcher notre week-end. Qui l'avait invitée déjà ?

Je suivis Daniel à travers les couloirs, non sans récupérer chaque preuve matérielle de notre passage chez le proviseur, contemplant la pièce parfaitement rangée avec un grand sourire lorsque j'en fermais la lourde et imposante porte. L'adrénaline et l'euphorie me donnaient des ailes. J'aurais pu sauter par une fenêtre pour atterrir directement dans le parc, en un plongeon spectaculaire et élégant. Malheureusement, je n'étais pas un personnage de jeu vidéo et mes instincts de survie me dictèrent de courir simplement.

PUTAIN TAGUEULE LOKI..
MEC T'ES LE MEILLEUR PUTAIN ! J'CROIS QUE SI J'ETAIS PAS EN TRAIN DE RAVALER MON PROPRE VOMI POUR COURIR SANS MOURIR ETOUFFEE, JE T'EMBRASSERAIS. POUSSEZ-VOUS ! PARDON ! URGENCE ! CASSEZ-VOUS !

C'était bien vrai, hurler ne servait à rien. Mais je débordais d'une énergie nouvelle qu'il me fallait extérioriser. Alors je criais sur les gens qui traînaient dans les couloirs. Les pauvres, un dimanche matin tranquille. Je crois même avoir profiter de cette adrénaline pour mettre un petit taquet à Blake Roussel lorsque je le croisai. Mais ni ma mémoire ni aucune preuve ne pouvaient attester de ce point-ci.

Lorsque nous fûmes à l'extérieur – le bonheur d'une brise matinale sur une tronche de bois, je n'ai pas besoin de vous faire un dessin – et que la licorne retrouva sa taille originelle, j'explosai de rire. On pouvait croire que mon esprit avait finalement cédé à la folie – ce qui serait parfaitement justifié – mais c'était toute la pression qui s'évacuer par tous les pores de ma peau. Quand je me tournai vers Daniel pour partager mon allégresse, je le vis galérer sévère. Le mec avait une tête à avoir choppé une MST en quelques secondes.

Il tombe et je me jette pour essayer de le rattraper, mais j'étais trop loin. Donc il tombe tout court. Loki se met près de lui, je l'accompagne. Des regards commencent à se tourner vers nous et Gégé la licorne libérée s'en va gambader sans demander son reste. Le garde-chasse lui court après pour essayer de l'amener près de ses congénères sans comprendre d'où elle pouvait bien sortir.

Sécheresse les gars, on gère. Cassez-vous maintenant.

Bien sûr, la plupart restait là à nous regarder, à se chuchoter des films à l'oreille. On était dans des états déplorables physiquement, l'alcool se lisait sans doute encore sur nos visages et ce con avait choisi le pire endroit pour nous faire une petite crise de Sécheresse – pire nom imaginable. Soit dit en passant, si c'était ça une Sécheresse, j'échangerais volontiers ma malédiction pour. Les magiciens étaient vraiment trop bien lotis. Enfin, quoi que tous ces demeurés pouvaient inventer comme rumeurs... putain de merde ! ils allaient être bien loin de la vérité ! Hahaha !  Je souris en soulevant Daniel, pour commencer à le traîner, direction l'infirmerie.

Quand vous mettrez ça sur twitter, j'vous conseille le hashtag occupez-vous de vos culs, ajoutai-je finalement, bien trop inspirée par Arthur qui me félicita et en ajouta publiquement une couche, interrogeant certains sur l'état de leurs mamans « depuis la dernière nuit ». On avait dit pas les mamans, pourtant.

Une fois devant l'infirmerie... est-ce qu'elle était ouverte le dimanche ? On allait vite le savoir. Enfin, Daniel allait vite le savoir. Je vous ai parlé de l'autruche ? Parce que là, devant cette infirmerie, ça me semblait être le moment idéal. Pas d'explication à donner, pas de conséquence. Ou peu. Une douche, une sieste et beaucoup d'eau, voilà tout ce qui m'attendait. J'installai Daniel par terre, contre la porte et le regardai avec un air désolé.

Je t'adore, mec. Essaye de pas trop m'en vouloir.

Je toque à la porte.

Et de m'enfuir en courant.



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Very swag trip [PV Daniel]
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