Première approche - Ft. Ezhyo Evercrow
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MessageSujet: Première approche - Ft. Ezhyo Evercrow Sam 28 Oct - 19:11
Première approche
Ft. Ezhyo Evercrow

Le malaise…
Deux minutes que vous êtes rentrés dans ce bar, et deux minutes que tu fixes la carte des consommations. Pourtant, tu savais déjà ce que tu allais prendre avant même de rentrer dans le bar. En arrivant, tu aurais presque pu dire au serveur « Bonjour, un thé noir avec du sucre et du lait, s’il vous plait. » Mais cette carte te donne un bon prétexte pour ne pas parler. Parce que oui, voilà deux minutes que tu es plongée dans un profond silence. Et pour cause : tu ne sais pas quoi dire. Tu t’en doutais, bien évidemment. Malgré le fait qu’Ezhyo et toi vous êtes recroisés de temps en temps dans l’enceinte de l’école dans le courant de la semaine, vous n’aviez pas vraiment eu le temps de discuter vraiment. Et vous voilà désormais face à face, dans un silence des plus gênants. Selon Epsilon, on dirait « deux boulets en train d’essayer de se parler ». Pour une fois, tu l’approuves, d’ailleurs.

Pourtant, au début, tu avais eu un petit espoir. Comme à ton habitude, tu t’étais rendu sur le lieu du rendez-vous une demi-heure avant l’heure prévue. Puis tu avais tourné et viré dans toute ton infirmerie, sous le regard désespéré de ton familier, qui te demandait de te calmer toutes les cinq minutes. Tu avais fait la même chose, dans ta chambre de l’Aile du personnel, en choisissant des vêtements. Au bout d’un quart d’heure de réflexion intense, tu avais finalement opté pour ce que tu mets tous les jours : un jean noir et une blouse bleu foncé. Pourquoi se prendre la tête avec des vêtements ? De toute façon, tu savais que tu allais te prendre la tête avec ce rendez-vous, autant éviter de rajouter une couche de stress.

Lorsqu’Ezhyo était arrivé, vous étiez dirigés vers la sortie de l’école en parlant de tout et de rien. Surtout de rien, en fait. Et bien évidemment, du travail, en priorité. Lui parlait de ses cours, toi de tes patients. Une fois dans le téléphérique menant à Malnans, vous aviez partagé vos premières impressions sur l’école, sur son fonctionnement, sur l’ambiance encore assez lourde qui y régnait. Outre ce dernier point, vous aviez soigneusement évité tout ce que touche à la nouvelle réforme, aux Magiciens, aux Sorciers. Même si, grâce aux dossiers médicaux du personnel, tu savais parfaitement qu’il était un Sorcier, tu ignorais si lui savait que c’était également ton cas. Tu avais décidé de ne pas poser la question, sachant parfaitement que la conversation aurait dérapé sur un malaise.

Comme maintenant en fait. Même si ce rendez-vous avait bien commencé, une fois rentrés dans ce bar, la conversation s’était soudainement et inexplicablement tarie. Pourtant, tu te vois obligée de lever les yeux de ta carte des consommations – très jolie carte, d’ailleurs, tu aimes beaucoup le rouge bordeaux – lorsque le serveur arrive vers vous pour prendre commande. Ezhyo va sûrement se demander pourquoi tu as fixé la carte pendant cinq minutes pour seulement prendre un thé on ne peut plus simple, mais de toute façon, tu ne bois que du thé. Le café, c’est bien trop fort. Et tu ne bois du chocolat chaud qu’en compagnie de toi-même et de ton attitude enfantine. Une fois que tu as rendu la carte au serveur, tu n’as plus d’excuse pour ne plus parler. Tu regardes donc le professeur, en face de toi, un léger sourire sur le visage. Puis, tu t’affales sur ta chaise, en évitant soigneusement de faire remarquer que tu ne touches pas le sol.

Finalement, tu décides de détourner le regard afin d’observer la salle. Le bar est joli. Sobre, quelques touches de bois, simple mais efficace. C’est Ezhyo qui t’a trainée dedans, dès qu’il l’a aperçu. Toi, tu prenais le temps de regarder un peu partout autour de toi, étant donné que tu ne connaissais pas la ville. Mais apparemment, il avait un planning bien précis en tête. Ce n’est pas pour te déplaire, loin de là. Le silence règne toujours lorsque le serveur revient avec vos consommations. Une fois ta tasse posée devant toi, tu lorgnes avec intérêt le morceau de chocolat posé sur le côté, en évitant de te jeter dessus comme si tu n’avais pas mangé depuis trois jours. Mais tu es rapidement interrompue par la sonnerie de ton portable. Tu rougis, t’excuses puis le regardes.

C’est ta sœur Julie qui t’envoie un message : « Tu me montreras à quoi ressemble ton rencard ? »
Tu lèves les yeux au ciel. Tu n’aurais jamais dû lui dire que tu allais boire un verre avec un homme. Bien que tu lui aies précisé de nombreuses fois qu’Ezhyo est simplement un collègue, elle persiste à vous imaginer déjà ensemble. D’un autre côté, toute ta famille commence à te pousser pour trouver quelqu’un. Entre tes deux sœurs qui sont déjà mariées, ton frère et sa femme qui essayent de faire un enfant depuis maintenant une année... Bref, encore une fois, tu es la petite dernière. Tu ranges ton portable sans lui répondre.

« Désolée… C’est ma sœur qui me demande comment s’est passée ma semaine. »

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MessageSujet: Re: Première approche - Ft. Ezhyo Evercrow Ven 3 Nov - 18:40
Première Approche
ft. Line Loisel
Pourtant, tout se passait bien jusque-là.
Je regarde la carte du bar depuis environ deux minutes sans avoir échangé une parole ni même un regard avec elle.
Penché sur ma carte, j’ai l’impression d’avoir les joues cramantes.
Ce n’est pourtant qu’un simple rendez-vous entre collègues.
A deux.
Dans un bar.
Seuls.
Non non non, ce n’est qu’un simple rendez-vous, il n’y a aucune idée derrière, pas comme Nick me le répète en boucle depuis tout à l’heure.

Pourtant, tout se passait bien jusque-là.
Après avoir passé toute la matinée à cogiter sur comment m’habiller, comment me présenter à elle, comment amener la conversation, comment présenter ce rendez-vous, je m’étais finalement rendu à l’infirmerie.
Je crois qu’elle m’a vu arriver, car j’avais à peine toqué qu’elle ouvrait la porte.
Sur le chemin, on a parlé de tout et de rien, du travail…

Tout se passait bien, jusque-là.
Toujours penché sur ma carte, je réfléchis à ce qui a pu foirer. J’ai dû faire quelque chose de mal sans m’en rendre compte, pour que la conversation se tarisse.
On est arrivé en ville, on s’est promené l’air de rien, et j’essayais de laisser une sorte de distance de sécurité entre nous. Pas trop proche pour pas qu’elle se fasse des idées sur moi, et pas trop loin, pour pas… Pour pas qu’elle se fasse d’idée non plus.
Elle regardait autour d’elle, je crois qu’elle ne connaissait pas bien la ville. Mais je ne lui ai pas laissé le temps de réfléchir, quand j’ai vu le café que j’avais repéré hier, sur internet, j’ai paniqué et lui ai proposé – de manière peu subtile je le crains – d’aller ici.

Tout se passait bien. Jusque-là.
On est rentré, j’ai demandé la carte, on s’est assis.
Et puis… Silence.
Peut-être que ce n’était pas ce que je croyais ? Elle ne m’avait peut-être pas proposé d’aller boire un verre, mais juste de marcher afin de faire connaissance en tant que collègue ? Si ça se trouve c’est sa méthode pour apprendre à connaître ses collègues ?
Rah, et moi qui me fais des idées… J’espère que je n’ai pas tout gâché.

Sinon, à part ça, la carte du café est assez jolie, je dois dire. Rouge bordeaux, sobre.
D’ailleurs, le café en lui-même est assez sobre, c’est ça qui m’a attiré l’œil chez lui.
J’espère que ça lui plaît.
Finalement, le serveur revient vers nous.
L’infirmière demande un thé noir, avec une pointe de lait. Sa demande, sans aucune hésitation, formulée comme une leçon apprise par cœur me confirme qu’elle savait déjà quoi prendre.
Donc le silence est voulu, j’ai fait quelque chose de travers…
A moins que ce soit un test ? Pour voir si je suis sociable ? Ou si je sais relancer une discussion ? Ou si…
« Ou elle est simplement comme toi » me souffle Nick. Mais je n’y crois pas.

« Un chocolat viennois, s’il vous plaît »

J’espère que ce n’est pas trop enfantin pour elle, comme demande. Peut-être que j’aurai dû demander un café ?
Mais je n’aime pas le café. C’est franchement trop amer.
La jeune femme me regarde finalement un instant, un petit sourire aux lèvres, puis observe la salle.
Pourquoi est-ce qu’elle sourit ? Elle me trouve ridicule ?
Je fais tout de travers, c’est pas possible.

Le serveur revient. Le silence règne toujours.
Mon chocolat est couvert d’une montagne de chantilly. Pile comme je les aime.
J’essaie d’éviter de me ruer dessus.
Quitte à prendre un chocolat chaud, autant essayer de le faire avec dignité.
Mais il me fait envie, pourtant.
Je suis aux prises avec ce dilemme quand un téléphone sonne.
Relevant la tête, je la vois rougir et s’excuser avant de saisir son téléphone.

Une idée, si bête que je ne sais pas pourquoi je n’y ai pas pensée, me vient en tête.
Si ça se trouve, c’est son petit-ami – ou peut-être même son mari ?
Ça expliquerait le malaise.
J’aurai dû y penser… J’ai envie de me maudire.
Elle lève les yeux aux ciel.
C’est sûr maintenant, ce rendez-vous l’ennuie.

« Désolée… C’est ma sœur qui me demande comment s’est passée ma semaine »

Ah. Une partie de moi est secrètement soulagée.
L’autre se dit que si ça se trouve c’est une couverture.
Il faut que je réponde quelque chose. Vite.
Réfléchis, réfléchis, Ezhyo.

« Ah, c’est pas grave. J’espère qu’elle se termine bien, haha. »

Branle-bas de combat, tous aux abris !
Je garde une attitude calme, souriant, regardant mon chocolat.
Intérieurement, c’est la panique.
Qu’est-ce qui m’a pris de dire ça ?
Rah, mais quel imbécile.
Je frôle la crise cardiaque, mon visage brûle.
La sonnerie d’alarme résonne dans mon crâne.
« ATTENTION, ATTENTION, PASSAGE CRITIQUE. JE RÉPÈTE, PASSAGE CRITIQUE. L’HUMAIN A FOIRÉ »

Maintenant, il faut que je tienne bon jusqu’à la fin du rendez-vous.
Voire même que je rattrape la chose.
Mais ça j’y crois moins.

« Je, euh… Je… Sinon, ça vous dirais, d’aller… Marcher, après ? La vieille ville semble jolie »

J’essaie de détourner son attention sur autre chose.
J’ai envie que ce rendez-vous se passe bien.

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MessageSujet: Re: Première approche - Ft. Ezhyo Evercrow Sam 4 Nov - 14:24
Première approche
Ft. Ezhyo Evercrow

« Ah, c’est pas grave. J’espère qu’elle se termine bien, haha. »

« Haha ! C’est pas drôle. »
Tu pries pour que Epsilon ne se décide pas soudainement à se faire entendre de tous. Tu essayes désespérément de garder contenance, mais tu n’es pas vraiment sûre d’y arriver. Un petit sourire sur les lèvres, tu repenses à ce que ta sœur t’a demandé deux secondes plus tôt. Est-ce vraiment l’image que vous pouvez donner aux autres ? Non, non. Ce n’est qu’une sortie entre collègues.
« C’est beau d’essayer de se persuader. »
Tu te persuades que tu n’essayes pas de te persuader. C’est vrai après tout. Juste une sortie entre collègues, dans le but d’apprendre à se connaitre. Rien de plus. Rien de moins. Pourquoi se faire des idées ? Vous allez juste boire un coup ensemble, entre collègues, avant de rentrer au château, entre collègues, puis de vaquer à vos activités normales de collègues. Rien de plus. Rien de moins.

« Je, euh… Je… Sinon, ça vous dirais, d’aller… Marcher, après ? La vieille ville semble jolie. »

Tu hausses les épaules. Pourquoi pas après tout ? C’est tout de même lui qui t’a trainée dans ce bar, alors que tu voulais profiter un peu plus de la ville.

« Pourquoi pas ? C’est vrai qu’elle semble jolie. Et j’ai pas vraiment eu le temps de la voir avant de venir ici. »

Tu lui lances un sourire amusé. Une petite pique. Espérons qu’il ne le prenne pas mal. Après tout, qu’y a-t-il de mal à essayer de détendre l’atmosphère ? Ce n’est pas comme si vous vous enlisiez dans le silence depuis vous êtes entrés dans ce bar. Il faut bien que l’un de vous deux dise quelque chose, et ce n’est apparemment pas M. Evercrow qui risque de se décoincer en premier. Mais soudainement, une petite idée te traverse l’esprit. Une idée si simple que tu n’y as pas pensé avant. Une idée qui expliquerait pas mal de chose. Il est célibataire, sans enfant… Mais n’est-il pas un peu âgé pour une telle situation ?
« Comment tu sais tout ça ? »
Tu l’as lu dans son dossier, le lendemain de votre rencontre.
« Tu trouves ça normal d’espionner ses collègues ? »
Tu tousses en détournant les yeux, avant de boire une gorgée de thé. De toute façon, tu ne comptes pas lui poser la question, ce serait extrêmement indiscret. Tu n’oserais pas. Même si tu en as bien envie. Tu es beaucoup trop curieuse. Beaucoup trop. Cette question va te hanter, tu le sais.

« Evercrow ? C’est quoi ? C’est d’origine anglaise, non ? »

Tu en viens à essayer de détourner ta propre attention de ta propre question indiscrète.
« Tu pars loin, quand même. »
Mais non, cette question te tourmente encore. Tu es tellement concentrée dessus que tu ne l’entends même pas te répondre. Mais non, ce n’est pas possible. Sinon, tu aurais loupé des signaux évidents. Et ce n’est pas ton genre de louper ce genre de signaux évidents. Ou il te l’aurait dit. A moins qu’il n’ose pas. A moins qu’il pense que ce n’est qu’une simple sortie entre collègue et qu’il ne considère pas avoir besoin de te le préciser.
« Ben tu vois que ce n’est pas qu’une simple sortie entre collègues. »
Epsilon t’énerve lorsqu’il est perspicace. Bien évidemment que tu espères que ce soit un rencard. Si tu voulais vraiment faire une sortie entre collègues, tu en aurais invité plusieurs, pas juste un. Voilà. Espérons qu’Espilon soit content, maintenant que tu es sortie de ton déni. Et puis tu répondras à ta sœur ce soir. Tu trouveras bien quelque chose d’intelligent à lui dire. Elle va être contente, elle va pouvoir en parler à toute la famille et faire sa commère.
« C’est génétique le commérage, chez vous ? »

« Est-ce que vous êtes gay ? »

Gros blanc.
Même Epsilon ne réagit pas, c’est dire.
Et toi, tu te sens rougir, et pas qu’un peu. Tu dois énormément ressembler à la carte des consommations, en ce moment.

« Enfin… Je… C’est pas ce que je voulais dire… Enfin si mais… »

Tu baisses les yeux, puis saisis ta tasse de thé pour la porter à tes lèvres, en espérant sincèrement te noyer dedans.

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MessageSujet: Re: Première approche - Ft. Ezhyo Evercrow Mer 8 Nov - 15:38
Première Approche
ft. Line Loisel
« Pourquoi pas ? C’est vrai qu’elle semble jolie. Et j’ai pas vraiment eu le temps de la voir avant de venir ici. »

Elle me lance ça de manière assez nonchalante, un petit sourire amusé ponctue sa phrase.
Je réponds à ce sourire, soulagé que la situation commence à se dérider, au moins légèrement.
Je suis en train de réfléchir à quoi répondre pour lancer, ou relancer, cette satanée discussion, faire enfin avancer le schmilblick, quand je la vois prendre une expression plus songeuse, l’espace de quelques secondes.
A quoi pense-t-elle ?
A me dire que ce rendez-vous ne sert à rien, que c’était en simple collègue, que je ne dois rien m’imaginer, que…
« Roh, mais arrête un peu. »
Je mange timidement ma chantilly, essayant de ne pas avoir l’air d’un goinfre, tout en en cherchant toujours une idée.

« Evercrow ? C’est quoi ? C’est d’origine anglaise, non ? »

Je relève la tête, et répond plus ou moins précipitamment, pris au dépourvu.

« Euh, oui… C’est anglais… Je suis arrivé en France pendant mon enfance, et… »

Et… Et elle ne m’écoute pas, non ?
« A moins qu’écouter les gens, le regard perdu dans sa tasse de thé soit une habitude chez elle ? »
Quelque chose ne va pas. Je ne sais pas quoi, mais j’ai un mauvais pressentiment.
Je crois que ce rendez-vous commence à m’échapper.

« Est-ce que vous êtes gay ? »

La chantilly, ça ne se respire pas.
Je m’étouffe quelques instants, essaie de reprendre ma respiration, puis la regarde, essayant de balbutier une réponse, quelle qu’elle soit, sans succès.
Même Nick a été pris au dépourvu.
Je regarde la jeune femme, cherchant à comprendre comment est-ce qu’on en est arrivé là.

« Enfin… Je… C’est pas ce que je voulais dire… Enfin si mais… »

D’après le renard qui me sert de compagnon, c’est foutu pour moi, mes chances se sont envolées.

« Mais que… Je… Non, mais… Pourquoi… ? Enfin… Quoi… ? »

Je la regarde à nouveau, soupire, puis me passe la main dans les cheveux.
Je suis sûr que mon visage doit être rouge, cramoisi. A peu près autant que celui de l’infirmière, en fait.
Un petit coup d’œil à cette chantilly qui a attenté à ma vie, je crois que je ferai attention la prochaine fois, puis je lève les yeux vers mon interlocutrice.

« Non. Non, je ne suis pas gay. Je… Je sais pas ce qui vous a amené à penser ça, mais… Ce n’est pas le cas. »

Voilà. Je termine ma phrase, puis regarde mon chocolat, ne sachant pas trop comment continuer.
Une simple question me trotte dans la tête : Pourquoi ?
Pourquoi pense-t-elle ça ? Je n’ai pas l’impression d’avoir montré ou laissé entendre quoi que ce soit qui fasse croire ça. Ou alors j’ai raté quelque chose.

« Juste… Qu’est-ce qui vous croire ça, en fait ? Enfin, je veux dire… Pourquoi ? »

C’est une grande question.
« Au moins, si elle te demande ça, c’est peut-être qu’elle espérait l’inverse, tu crois pas ? »
Je sais pas. Je sais pas trop quoi en penser, en fait.
« Ben, si elle était pas intéressée, au moins un peu, elle aurait pas pensé à cette question. »
J’aimerai bien qu’il ait raison, parfois.

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MessageSujet: Re: Première approche - Ft. Ezhyo Evercrow Jeu 9 Nov - 19:16
Première approche
Ft. Ezhyo Evercrow

« Regarde ! Tu le fais s’étouffer ! »
Tu prends ta tête entre tes mains. C’est sorti tout seul, vraiment. Certes, tu te posais la question mais tu ne voulais pas lui demander à la base. Tu as pensé à trop de choses en même temps, tu as paniqué, et… C’est sorti tout seul. Maintenant, il s’étouffe dans sa chantilly. Super rendez-vous, bien raté comme il faut, bravo à toi.
« Vois le point positif : au moins, tu l’auras ta réponse. »
S’il ne décide pas de partir ou de s’énerver, oui. D’ailleurs, en relevant la tête, tu es surprise de le voir encore assis en face de toi. Toi qui l’imaginais déjà loin. Toi qui imaginais que vous alliez baisser les yeux en vous croisant dans les couloirs. Enfin, surtout toi. Tu t’es toujours imaginée bien trop de choses. D’où le pourquoi de cette question indiscrète et imprévue en fait.

« Mais que… Je… Non, mais… Pourquoi… ? Enfin… Quoi… ? »

Tu le regardes timidement, sans piper mot, histoire de ne pas encore aggraver la situation. Avec cette attitude, tu ressembles encore plus à une enfant qu’en temps normal. Le genre de petit-enfant qui a fait une bêtise et qui n’ose pas le dire à papa/maman. Voilà à quoi tu ressembles en ce moment-même. Il passe sa main dans ses cheveux en soupirant. C’était sûr. Tu l’as énervé. Tu baisses à nouveau les yeux, afin d’éviter de croiser les siens.

« Non. Non, je ne suis pas gay. Je… Je sais pas ce qui vous a amené à penser ça, mais… Ce n’est pas le cas. »

Ah.

« Tant mieux. »

« Tu as pensé à voix haute. »
Grillée pour grillée, de toute façon… Normalement, à partir de maintenant, tes intentions ne devraient pas être bien compliquées à comprendre. Au moins, il est courant. Et s’il ne veut pas aller plus loin, il pourra prévenir. Et tu lui laisseras la paix. A contrecœur certes, mais quand même. Tu ne vas pas non plus aller le harceler. Ce n’était peut-être qu’une simple sortie entre collègues, pour lui. Ce serait dommage d’avoir tout gâché sur un simple mauvais mot, tu l’apprécies bien. Tu ne sais même pas si tu peux encore rattraper le coup. Ce serait très étonnant, étant donné que tu préfèrerais te cacher sous terre jusqu’à la fin des temps.

« Juste… Qu’est-ce qui vous croire ça, en fait ? Enfin, je veux dire… Pourquoi ? »

Trop de pensées circulent d’un coup : « Parce que je suis trop curieuse, parce que je voulais savoir, parce que c’est sorti tout seul, parce que je suis pas douée de nature, parce que je risque de m’acharner, parce que tu m’intéresses. ».
Mais finalement, tout ce qui sort, c’est un magnifique « Euuuuuh. ». Apparemment, le système de survie consistant à bloquer toute parole n’est toujours pas levé.

« Euh… Je sais pas… Vous aviez l’air d’être gêné quand même, du coup je me demandais. »

«T’as pas d’autres trucs à rajouter ? »
Si, mais cette fois, hors-de-question que tu te fasses avoir à nouveau par ton débit de pensée. Cette fois, tu vas bien réfléchir longtemps avant de parler, tu vas bien prendre ton temps. Autant éviter d’autres catastrophes, non ? Et si jamais ta sœur te harcèle ce soir, tu vas soigneusement éviter de lui raconter cet incident. Tu entends déjà les rires de toute ta famille et de tous tes ancêtres planer au-dessus de toi.

« Je suis désolée… C’était histoire d’être sûre, disons. Mais c’est sorti tout seul, je voulais pas demander à la base. J’ai juste envie d’aller me cacher, du coup. »

Tu n’oses toujours pas le regarder dans les yeux. Après tout, qui oserait, après une telle question ? Pas toi, dans tous les cas. Toi, tu veux juste t’enfoncer. D’ailleurs, un de tes étranges réflexe a fait que tu es de plus en plus affalée sur ta chaise, te faisant apparaitre plus petite que tu ne l’es déjà. Tu t’en rends seulement compte, maintenant que ton dos ne touche plus le dossier. Et tes doigts tripotent l’emballage du morceau de chocolat qui trainait sur le bord de ta tasse, dans l’espoir d’évacuer le stress.

« Si vous voulez que je parte, n’hésitez pas. »

« Au fond, tu espères qu’il dise non, quand même. »
Bien sûr que oui.

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MessageSujet: Re: Première approche - Ft. Ezhyo Evercrow Dim 26 Nov - 13:28
Première Approche
Ft. Line Loisel
« Tant mieux »

Un petit « Ha » de satisfaction résonne dans mon esprit. Nick, persuadé d’avoir raison ne cache pas sa fierté.
Bon, d’accord, peut-être avait-il un peu raison.
Et pour une fois, je suis content que ce soit le cas, même si je n’irai pas lui dire.
Toujours est-il que je me demande pourquoi est-ce qu’elle a pensé ça ?
« Tu peux être sûr que je vais te la ressortir cette histoire là. »
Le contraire m’aurait étonné.

« Euh… Je sais pas… Vous aviez l’air d’être gêné quand même, du coup je me demandais. »

Euh… C’est tout ? C’est peut-être un peu léger pour une telle déduction, non ?
Je la regarde, fronçant légèrement les sourcils.
Elle y a sérieusement pensé ?
Mais pourtant…
Je viens de la trainer dans un bar, un week-end, seuls.
« Ben t’es un peu boulet aussi, ça doit pas l’aider »
C’est quand même la première fois que ça m’arrive.

« Je suis désolée… C’était histoire d’être sûre, disons. Mais c’est sorti tout seul, je voulais pas demander à la base. J’ai juste envie d’aller me cacher, du coup. »

D’être sûre ?
« Décidément, elle est vraiment pas mieux que toi »
Mais… Mais c’est un peu foireux comme raisonnement, en fait.
Je la regarde, l’air sérieux.
Faussement sérieux, en tout cas.
La jeune infirmière se tasse dans sa chaise, donnant l’impression qu’elle cherche à disparaitre.

« Si vous voulez que je parte, n’hésitez pas. »

Je me redresse légèrement contre mon dossier.
La regardant dans les yeux, je sens le coin de mes lèvres trembler, je n’arrive plus à retenir ce foutu sourire.
Je la regarde, un grand sourire aux lèvres avant d’éclater de rire.

« Roh franchement, regardez-nous, quel duo de boulet. Je viens de vous trainer ici pour boire un verre. Bien sûr que je veux que vous restiez. Bien sûr que je ne suis pas gay, quelle idée quand même. »

Grand sourire aux lèvres, je me passe la main dans les cheveux pour cacher ma gêne.
On change pas les bonne vieilles habitudes, j’ai extrêmement chaud. Espérons que ça passe bien de son côté.
« Je pense pas qu’il y ait de grands doutes à avoir »
D’un certain côté, je suis quand même soulagé.
J’espère que tout ça va détendre cette ambiance, quand même.

« Si vous voulez… »

Les coudes posés sur la table, je touille le fond de chocolat dans ma tasse.
Une petite inspiration, j’attrape mon courage à deux mains.

« Si vous voulez, mon invitation à aller se promener dans la vieille ville tiens toujours. »

Je lève les yeux vers Mademoiselle Loisel, guettant sa réaction.
« Je trouverai ça extrêmement comique qu’elle refuse »
Après avoir maudit mon compagnon avec quelques grossièretés appropriées, je continue à jouer avec ma cuillère.

« Du coup, ça vous tente toujours ? »

Il est pas trop tard, le soleil brille encore. Si elle est d’accord, on pourrait passer un petit moment à marcher et à discuter.
L’idée me tente pas mal.
« Voire même l’inviter à diner en fin de soirée ? »
Oh oh, du calme, mets pas la charrue avant les bœufs comme on dit, on y est pas encore. Ça serait « un poil » trop rapide.
Pour une prochaine fois, peut-être.

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MessageSujet: Re: Première approche - Ft. Ezhyo Evercrow Mer 29 Nov - 18:07
Première Approche
Ft. Ezhyo Evercrow

Tu n’oses toujours pas relever les yeux, dans la crainte de sa réaction. Bon, elle n’a pas été aussi terrible que tu l’avais pensé, mais il peut toujours décider de partir, en te plantant là. Dans ce bar. Seule. Avec la honte au ventre. Et l’addition.
« Ce serait moche. »
Mais finalement, c’est un grand éclat de rire qui te parvient. Tu te redresses précipitamment, te doutant étrangement que tu ne verras pas un tel spectacle tous les jours. Même Epsilon est impressionné.
« Woh… Tu l’as décoincé. »
Tandis que tu laisses ton familier te jeter des fleurs – tu ne vas tout de même pas l’en empêcher – tu te surprends à l’observer, la tête penchée sur le côté. Il est charmeur lorsqu’il rigole ou qu’il sourit. C’est dommage qu’il ne le fasse pas plus souvent. Si c’était le cas, tu en profiterais. Son rire devient même communicatif, si bien que tu finis toi aussi par aborder un petit sourire sur les lèvres.

« Roh franchement, regardez-nous, quel duo de boulet. Je viens de vous trainer ici pour boire un verre. Bien sûr que je veux que vous restiez. Bien sûr que je ne suis pas gay, quelle idée quand même. »

« Apparemment, il réfléchit plus souvent que toi. »
Pas faux…
Ce qui est sûr, c’est que ta question aura tout de même fini par détendre l’atmosphère, en plus d'avoir mis les points sur les i. Tu te détends soudainement, et te mets même à profiter pleinement de ce rendez-vous, sans craindre les blancs gênants ou les questions imprévues.

« C’est vrai que dit comme ça... On finira par en rire, je suppose ! »

Tu lui lances un large sourire amusé. Ce n’était pas si dramatique, finalement. C’était même très drôle une telle maladresse de ta part. Le ridicule et l’autodérision n’ont jamais tué personne, sauf erreur de ta part.
« Sinon, tu serais déjà morte de nombreuses fois. »
Non, franchement, ne pas en rire… Ce serait très triste. Mieux vaut prendre cet incident à la rigolade plutôt que le dramatiser à n’en plus finir. Ton sourire se transforme bien vite en un de tes rires bruyants et peu discrets. Ta capacité à rire de toi-même est quelque chose que tu as toujours apprécié chez toi. Tu plains même ceux qui n’en sont pas capables. Leurs vies doivent être bien tristes.

« J’étais vraiment ridicule, en vrai ! »

Et te voilà partie dans un fou-rire. Tu as toujours eu beaucoup de mal à arrêter tes fou-rires, d’autant plus en public où tu te rends plus facilement compte que ton rire est quand même sacrément ridicule.

« Si vous voulez... »

Tu te redresses difficilement, les larmes aux yeux et une crampe à l’estomac. Quelques inspirations plus tard, te voilà en état d’écouter M. Evercrow, bien que tu ne sois pas totalement calmée. Celui-ci te fixe, les coudes posés sur la table, un léger sourire aux lèvres, occupé à mélanger le fond de sa tasse. Très charmeur, effectivement.

« Si vous voulez, mon invitation à aller se promener dans la vieille ville tiens toujours. »

C’est encore mieux que de simplement finir vos tasses respectives avant de rentrer au château. Tu regardes rapidement par la fenêtre, le visage toujours rouge vif d’un fou-rire que tu as encore du mal à réprimer. Le soleil brille encore, il n’est pas trop tard. Ce serait dommage de ne pas en profiter, effectivement. Et puis découvrir la ville en aussi bonne compagnie ne te déplairait pas, bien au contraire.
« Et puis qui sait ce sur quoi ça peut déboucher. »
Vous n’y êtes pas encore, penses-tu. Ne pas aller trop vite en besogne.

« Du coup, ça vous tente toujours ? »

« Réponds oui. »
Coup de bec sur la tempe.
Mais tu n’as vraiment besoin qu’Epsilon te force la main pour accepter. D’ailleurs, ce dernier le comprend bien assez vite et arrête immédiatement de te frapper le crâne. Tu laisses encore apparaitre sur ton visage ce genre de sourire qui peut à tout instant se transformer à nouveau un en fou-rire incontrôlable, tout en essayant de rester calme et détendue. Finalement, tu arrives à te contenir.

« Bien évidemment. »

Tu souffles pour évacuer les derniers restes de ton fou-rire, avant de regarder ta tasse de thé avec intensité. Tu n’oses pas vraiment la finir maintenant. Ce n’est pas pour que tu te remettes à rigoler soudainement, sans raison valable et en évacuant tout par le nez, dans un geste on ne peut plus féminin et séducteur. Finalement, après avoir pesé le pour et le contre, tu te décides à continuer de la boire petit à petit. Une gorgée par-ci et une gorgée par-là. Après tout, vous avez le temps d’aller visiter la vielle-ville, vous n’êtes pas pressés. Et vous n’êtes pas des élèves qui ont un couvre-feu. Les pauvres.
C’est donc détendue que tu peux profiter de la fin de ce rendez-vous. D’ailleurs, tu n’avais même pas écouté ce que M. Evercrow t’avait répondu, lorsque tu lui avais demandé s’il était d’origine anglaise. A cause de cette histoire de gay bien sûr.

« Du coup, je vous avais même pas entendu me répondre : Evercrow, c’est bien d’origine anglaise, non ? »

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MessageSujet: Re: Première approche - Ft. Ezhyo Evercrow Dim 17 Déc - 14:45
Première Approche
Ft. Line Loisel
« Bien évidemment »

Victoire.
Je réprime tant bien que mal un sourire de satisfaction ou de soulagement, je ne sais pas trop.
Bon. Il faut que je réfléchisse à ce qu’on va pouvoir aller voir, tout à l’heure. Peut-être que…
« Tu réfléchis trop. »
Peut-être. Bon, alors sans doute…
Je la regarde sourire. Joli sourire.

« Du coup, je vous avais même pas entendu me répondre : Evercrow, c’est bien d’origine anglaise, non ? »

Ah.
Ah oui c’est vrai que j’avais tenté de lui répondre, avant que ça dérape.
J’ai l’impression que depuis le début de ce rendez-vous, depuis qu’on s’est assis sur ces chaises presque confortables, le temps qui s’est écoulé correspond à une éternité.
Mais une éternité bénéfique, alors. Ça valait le coup.

« Vous avez raison, c’est bien anglais comme nom de famille. Mes parents ont déménagé en France vers mes cinq ans. »

Je ne sais pas si je dois continuer ou pas.
Parce qu’après je crois qu’on appelle ça raconter sa vie. Un peu gratuitement.
Et ça, je suis pas trop fan, ça fait un peu… Egocentrique ?
Et puis bon, parler de moi c’est pas trop mon fort.
Je regarde mon interlocutrice, osant lancer discrètement un léger sourire.

« Et vous, hum… Loisel, c’est bien français ? »

« Nan, mais t’as pas plus stupide, comme question ? »
Je ne comprends pas la réflexion de Nick. En quoi est-ce stupide ? Elle m’a bien posé la question ?
Il me répond de laisser tomber. Je crois que quelque chose m’échappe.

« Enfin, je demande, pour être sûr, on sait jamais vous savez. »

Comment ça, ce prétexte pour qu’elle me parle d’elle-même est un poil trop évident ?
« Comment ça c’est exactement la même intention qu’elle avait avec sa question ? »
Roh, je sais bien, espèce de sarcasme ambulant. Mais tu me connais, arrête un peu. Si elle y tient, si ça l’intéresse, d’accord. Mais si c’est par pure formalité, ma réponse suffit, non ?
« Mais de quelle formalité tu parles, vous l’avez dépassée depuis la question Gay, la formalité. Répond lui simplement, bon sang. Retombe pas dans ces vieux travers. »

« Je suis arrivé en France, dans un village un peu perdu. Pourquoi ? Ma mère tenait une librairie, en Angleterre. Une libraire humaine, mais avec quelques articles sorciers. Articles qui étaient normalement cachés dans une pièce annexe. Mais il se trouve qu’un de ces livres quelque peu agressifs s’est retrouvé par mégarde, et sans aucune intervention de ma part, rangé parmi les livres lambda. Une jeune fille est tombée dessus, et… Et ben disons qu’elle n’a plus jamais vu la littérature de la même manière. »

« Comment ça « sans aucune intervention de ma part » ? C’était toi ?! »
Non.
C’est pas vrai.
Chut.
Je regarde ma collègue. J’espère qu’elle va pas penser comme lui, qu’elle me va pas me grill… euh, se faire des idées.

« Comme j’ai dit, j’ai rien à voir dans cette affaire, hein. »

« J’y crois pas. Et en plus il s’enfonce. »
Quoi ? Je dissipe tout doute possible, ça marche pas comme ça ?
Nick me lâche que je le désespère, puis se tait.
Je pose mes coudes sur la table et croise mes mains sous mon menton.

« C’est pas bien glorieux comme motif de déménagement, hein ? »

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MessageSujet: Re: Première approche - Ft. Ezhyo Evercrow Lun 25 Déc - 21:16
Première approche
Ft. Ezhyo Evercrow

« Vous avez raison, c’est bien anglais comme nom de famille. Mes parents ont déménagé en France vers mes cinq ans. »

Ah… C’est donc pour cette raison qu’il n’a pas d’accent… Tu sens la déception t’accabler.
« Parce que tu aimes bien l’accent anglais ? »
Disons que c’est attirant. Déjà plus que le gros accent allemand que tu entendais régulièrement dans ton village alsacien. Et plus que l’accent alsacien lui-même, également. L’accent allemand, tu le trouve agressif, et l’accent alsacien lent. Très lent. Trop lent. Mais sérieusement, à cause de leur accent, les alsaciens passent pour des mous. L’accent anglais est plus chantant, lui au moins. Et attirant. Très attirant.
« Mais il a un accent. Un léger. »
Quoi ? Mais pourquoi tu ne l’entends pas alors ? Et pourquoi Epsilon l’entend lui ?!
« Parce que j’ai une meilleure ouïe que vous autres, humains. »
Evidemment, Epsilon est un rapace… Tu penses déjà à bidouiller tes oreilles dans l’espoir de l’entendre.
« Fais pas ça. »
Ou alors lui demander de l’accentuer.
« Non plus. »
Rooh…

« Et vous, hum… Loisel, c’est bien français ? … Enfin, je demande, pour être sûr, on sait jamais vous savez. »

Tu soulèves un sourcil en pouffant légèrement. Mais c’est quoi cette question ?

« Oui, oui, c’est bien français. Enfin, je crois… »

Quoi que c’est vrai, on ne sait jamais. Après tout, on ne sait pas vraiment si arrière-grand-mamie n’a pas fricoté avec un Sorcier allemand pendant la guerre. Il est vrai que papi qui nait alors que son père était censé être en prison en Allemagne peut semer quelques doutes. Mais l’arrière-grand-mère n’a jamais voulu confirmer quoi que ce soit, son mari s’est toujours occupé du gamin comme si c’était le sien, et il lui a même laissé porter son nom de famille. Comme quoi…
« Tu pourrais avoir de l’ascendance allemande ? »
C’est fort probable.

« Je suis arrivé en France, dans un village un peu perdu. Pourquoi ? Ma mère tenait une librairie, en Angleterre. Une libraire humaine, mais avec quelques articles sorciers. Articles qui étaient normalement cachés dans une pièce annexe. Mais il se trouve qu’un de ces livres quelque peu agressifs s’est retrouvé par mégarde, et sans aucune intervention de ma part, rangé parmi les livres lambda. Une jeune fille est tombée dessus, et… Et ben disons qu’elle n’a plus jamais vu la littérature de la même manière. »

« Sans aucune intervention de sa part ? Et il pense qu’on va gober ça ? »
Apparemment.
Tu sens ton fou-rire revenir petit à petit. Sans aucune intervention de sa part, dit-il ? On dirait plus une tentative ratée de faire diversion et de lever tout doute sur son "innocence". Le pourquoi du familier renard prend soudainement sens. Lui qui paraît toujours sérieux, il cachait donc bien son jeu. Tu te demandes quel genre d’autres conneries il a été capable de faire lorsqu’il était plus jeune. Voire même encore maintenant. Toutes ces petites histoires t’intéressent fortement.
« Opération commérage, une nouvelle fois ? »

« Comme j’ai dit, j’ai rien à voir dans cette affaire, hein. »

« Non, là, tu t’enfonces… »

« C’est pas bien glorieux comme motif de déménagement, hein ? »

« Tu m’étonnes. »
Avec un léger sourire moqueur, tu te surprends à l’observer en te mordillant le coin de la lèvre. Puis tu arrêtes soudainement en secouant la tête.
« Tu l’écoutais au moins ? »
Oui oui. Quand même.

« Oui, j’imagine. Surtout lorsqu’il n’y a eu « aucune intervention de votre part. » »

Tu ne caches clairement pas ton intention de te moquer gentiment du professeur. De toute façon, il s’est grillé tout seul à des kilomètres, pourquoi tu ne devrais pas en profiter ? Et ce n’est pas dans tes habitudes de ne pas saisir à pleines mains une perche si gentiment tendue. Qui ne l’aurait pas fait ? penses-tu pour te rassurer.

« Mais je me disais bien que vous aviez un petit accent ! »

« Tu l’entends pas. »
Chut. Il n’est pas obligé de le savoir.
« Elle l’entend pas. »

Et c’est pour dire ce genre de trucs qu’Epsilon se décide à parler aux autres personnes, soudainement ?

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Première approche - Ft. Ezhyo Evercrow
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